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Blog: lefaso.net

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Date :: 19/04/2014 11:24:03 (Mettre à jour)

Nabil | Hier 17:23


A Gaoua, où il a séjourné du 16 au 17 Avril 2014, son Excellence Tulinabo Salama Mushingi, ambassadeur des Etats Unis d'Amérique au Burkina Faso a eu des échanges avec le gouverneur Charles Ouoba et ses collaborateurs. Ces échanges lui auraient permis d'apprécier les potentialités de la zone. Accompagné d'une délégation comprenant son conseiller des affaires économiques et commerciales, le diplomate américain a mis à profit ses deux journées dans le Sud-ouest pour découvrir la chefferie coutumière du peuple Gan. Il a également pris part à diverses activités inscrites au menu de la sortie.


« Merci pour l'accueil chaleureux réservé à ma délégation. Au nom du peuple américain nous vous félicitons pour le travail que vous et vos collaborateurs faites ici pour renforcer l'excellente relation qui existe entre le Burkina et les USA. Nous continuerons le dialogue et continuerons à accompagner les Burkinabè dans le développement de leur pays », ce sont les mots laissés dans le livre d'or du Gouvernorat de la région du Sud-ouest, par l'ambassadeur américain Tulinabo Mushingi, qui foulait ce jour 16 Avril pour la 1ère fois le sol de cette région du Burkina.


Des échanges fructueux avec les autorités administratives


En compagnie du maire de Gaoua, des hauts commissaires des 3 provinces de la région et d'autres collaborateurs, le gouverneur de la région du Sud-ouest, Charles Ouoba a marqué sa satisfaction à l'issue des concertations avec l'ambassadeur : « Nous avons beaucoup apprécié les échanges sur les potentialités de la région, les atouts mais également les contraintes. Son excellence a eu une oreille très attentive et il nous a promis de revenir », a-t-il révélé.

C'est dans l'optique de connaître le Burkina profond, que le diplomate sillonne depuis son arrivée, il y a plus de six mois au Burkina les différentes régions. La virée du diplomate dans le Sud-ouest constitue la 11e étape de cette tournée et vise à s'imprégner de la réalité du terrain, identifier des domaines où son peuple peut apporter sa contribution, selon ses termes.

« Comme vous le savez, nous accompagnons les Burkinabè dans leur choix. Et nous voulons être sûrs que ce choix que nous accompagnons, c'est ce qui se passe vraiment sur le terrain », a ajouté Tulinabo S. Mushingi, pour rappeler l'objet de sa présence dans la région.

Les doléances de sa majesté le roi des Gan



La délégation a aussi effectué un déplacement dans la localité d'Obiré située à une quarantaine de kilomètres de Gaoua, sa majesté le roi des Gan et ses notables, l'a reçu pour un entretien, avant une visite du sanctuaire mortuaire des Rois de cette dynastie.

L'historique, l'organisation de la chefferie de ce groupe ethnique du Sud-ouest, venu du Ghana, ont été contés aux hôtes. Là-bas, le diplomate apprendra que la dynastie des Gan est composée de 4 clans ( Kama, farma, Soua et Tama), 28 chefs dont 4 femmes y ont régné jusqu'à présent.

L'ambassadeur Américain a exposé les intentions de son peuple qui serait « d'accompagner le peuple burkinabè dans le développement de son pays en tant que partenaire ».

Ce fut une occasion pour le roi de faire des doléances aux partenaires en faveur de la population. Il a fait dire par son porte-parole que l'accès à l'eau potable demeure un problème crucial pour sa population. Outre, ce besoin des plus majeurs dans le département, s'ajoute également le manque d'infrastructures scolaires et sanitaires. Le souhait aussi d'obtenir des moyens modernes en vue d'améliorer la production agricole a été également émis par le roi des Gan. En somme, son vœu à l'endroit des invités a été que le département puisse bénéficier d'actions afin de se développer, pour réduire le chômage des jeunes.

Cette tournée dans le pays Gan a été précédée de celle du site des ruines de Lorepeni .Les efforts d'investissements du gouvernement sur ce site touristique inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, que le diplomate a pu découvrir à travers une visite guidée, ont été appréciés par ce dernier. Il n'a pas manqué de féliciter, le gouvernement Burkinabè pour les efforts faits dans la préservation de cette valeur culturelle du Pays.

Soutien de la communauté américaine déjà effectif au Sud-ouest



Les deux journées dans le Sud-ouest, ont permis en outre à l'ambassadeur de procéder à une remise de lots de livres au lycée Bafouguy, d'échanger avec les responsables du club de Basket-ball de la ville de Gaoua. Il a également lancé le démarrage des activités de la branche régionale de l'association BETA (Burkina English Teachers Association), appuyée par Madame Lynn Hanson Ouédraogo, ressortissante spécialiste de l'anglais. Des volontaires du corps de la paix, au service des populations dans cette zone du Burkina, dans divers domaines-Santé-éducation-développement communautaire- sont venus échanger avec leur ambassadeur. Quelques organisations communautaires dont deux groupements associatifs de la région, œuvrant dans l'exploitation du karité bénéficient présentement du soutien du gouvernement Américain, selon Martin Vaughan le conseiller aux affaires économiques et commerciales.

Arba Nadembega

Lefaso.net




Lefaso.net | Hier 12:56


Alors que tout le monde se désole du comportement d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), peu enclin, malgré une situation toujours tendue sur le terrain, a s'atteler à la résolution des problèmes du Mali, Le Monde a sorti une enquête (cf. LDD Spécial Week-End 0624/Samedi 5-dimanche 6 avril 2014) sur les connexions entre le président de la République et Michel Tomi qualifié de « dernier parrain des parrains français », homme d'affaires corse à la tête d'un empire en Afrique. Il y a longtemps que Tomi défraie la chronique policière et, du même coup, la chronique judiciaire. Le tout dans un contexte qui associe la Corse, l'Afrique, ses chefs d'Etat et le secteur des jeux et des casinos.


« Quand un Corse s'occupe d'un casino, il est assimilé à un truand. Si en plus, il travaille en Afrique, c'est le chef de la mafia ». C'est lui qui le disait dans un entretien accordé au quotidien Le Monde le 24 mars 2001. Autant dire que Tomi traîne derrière lui une réputation sulfureuse, qui lui a valu de fréquenter les tribunaux et la prison, mais n'a pas empêché, bien au contraire, ses connexions affairo-politiques avec l'Afrique.

Né le 18 septembre 1947, il est le fils d'un commissaire de police et d'une directrice d'école. Son père a fait, pendant la guerre, la connaissance du père de Charles Pasqua, l'ancien ministre de l'Intérieur, lui aussi policier. En 1956, il débarque en France métropolitaine pour la première fois. Enfin presque, puisque c'est en Corse, dont sa mère est originaire, qu'il sera élevé. Tomi, passionné par le jeu, va suivre une formation dans un établissement privé situé à Monte-Carlo puis, en 1968, va monter à Paris comme croupier au cercle Billard-Bastille. En 1973, il prend la direction des jeux au Cercle Opéra puis se retrouve, l'année suivante, chef de partie au casino Ruhl à Nice, dirigé par une figure légendaire du milieu des jeux : Jean-Dominique Fratoni, général en chef dans la « guerre des casinos »*.

En 1978, Tomi va prendre la gestion de casinos en Espagne. Et connaître ses premiers déboires judiciaires. Les autorités espagnoles lui retirent son agrément professionnel. En juillet 1981, il part s'installer aux Caraïbes mais se trouve à nouveau impliqué dans des histoires de carambouilles. En 1985, la France, à tour, lui retire son agrément. C'est alors qu'il va rencontrer Robert Feliciaggi. Feliciaggi (assassiné en mars 2006) est très présent en Afrique et ne manque pas de cash. Il va « aider » Tomi et son frère Jean à faire tourner le casino de Bandol. Avant qu'il ne soit fermé en 1988 par la justice à la suite d'une enquête sur des détournements de fonds. « Gérant de fait », Tomi va se retrouver en détention provisoire avant d'être condamné à trois de prison dont deux fermes. Sorti en 1990, il va se tourner, à nouveau, vers Feliciaggi.

Persona non grata dans le milieu des jeux en France, Tomi va s'implanter en Afrique centrale : casinos, PMU, jeux et tout ce qui va avec, au Congo, au Cameroun, au Gabon, au Mali. Marthe Mondoloni, fille de Tomi, devient la figure de proue de la nébuleuse des jeux au Gabon. On évoque le nom des Tomi partout en Afrique (y compris en Angola) et même en France : ils sont considérés comme proches de Pasqua à tel point qu'ils se retrouvent au cœur de l'enquête sur le financement de la liste conduite, en 1999, par Pasqua pour les européennes (Marthe Mondoloni, en 55è position sur cette liste aurait « prêté » au Rassemblement pour la France de Pasqua 7,5 millions de francs en contrepartie de l'autorisation d'exploitation du casino d'Annemasse).

Tomi va diversifier ses activités en Afrique : hôtels, BTP, immobilier, aviation d'affaires… Et ses contacts avec les présidents. La mort de Omar Bongo Ondimba va freiner ses activités au Gabon dès lors qu'une nouvelle équipe sera mise en place auprès d'Ali Bongo. Selon Jacques Follorou dans Le Monde daté du 29 mars 2014, « les enquêteurs [français] pointaient les services rendus à la famille Bongo : frais d'hospitalisation en France, mise à disposition d'avions, de bateaux et achats de véhicules de prestige en guise de présents ».

La montée en puissance auprès d'Ali Bongo de son directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, va limiter l'impact de la famille Tomi. « Les Tomi ont réduit leurs activités au Gabon pour s'investir au Mali où leur ami Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », a été élu président en 2013. Durant l'élection présidentielle, IBK a voyagé avec les avions d'Afrijet** mais Michel Tomi dément avoir financé sa campagne. Selon un diplomate français, rencontré en juin 2013 à Bamako, « la force des Tomi, c'est qu'ils étaient proches d'IBK quand il n'était rien, ils ont du flair ». Aujourd'hui, alors qu'IBK installe encore son pouvoir, il s'appuie sur cette confiance scellée avec les Tomi ».

L'enquête sur Tomi et sa connexion avec IBK sort dans la presse française alors que le chef de l'Etat malien n'y est plus en odeur de sainteté. Trop enclin à diversifier ses partenariats diplomatiques et économiques dans une démarche qui vise, d'abord, à rompre le cordon ombilical avec ceux « qui l'ont fait roi ». Si cette diversification est légitime, les partenaires diplomatiques et économiques habituels du Mali – ceux qui ont permis le retour à l'ordre constitutionnel et la sécurisation du territoire – s'offusquent quand, sans nuance dans le propos, elle se fait contre eux. Et plus encore contre les actions mises en œuvre pour, justement, renforcer durablement l'ordre constitutionnel et à la sécurisation.

Il est vrai, aussi, qu'IBK en a fait beaucoup avec Mohammed VI présenté désormais comme « le médiateur » dans la crise malo-malienne tandis que « le rôle joué par le Maroc dans la paix au Mali pendant son mandat au sein du Conseil de sécurité de l'ONU » est sublimé. « Le souverain chérifien, dit IBK, est en contact étroit avec moi, et ce n'est pas la première fois que Sa Majesté intervient à ma demande dans cette affaire-là [médiation avec les groupes armés du Nord-Mali]. Et il l'a toujours fait avec une grande discrétion. Je suis heureux d'une telle implication, c'est en droite ligne des relations entre le Maroc et le Mali nouveau qui retrouve les racines d'antan, anthropologiques, culturelles, cultuelles même ».

Le débarquement à Bamako, le mardi 18 février 2014, de Mohammed VI pour une visite d'Etat de… cinq jours a été pour IBK une consécration personnelle et un acte d'indépendance diplomatique et économique. Pour Rabat, c'est clair : c'est une rupture. Même si ce n'est pas celle à laquelle pense IBK. Dans L'Economiste (lundi 17 mars 2014), le quotidien économique édité par le groupe Eco-Médias à Casablanca (qui édite aussi l'hebdomadaire L'Economiste du Faso), Mohamed Chaoui écrit : « La nouveauté est que certains de ces pays de la région du Sahel ne sont pas des bastions traditionnellement acquis au Maroc. Ils ont depuis longtemps été considérés comme des citadelles de l'Algérie. Ce repositionnement politique et diplomatique dans cette partie de l'Afrique a donné à réfléchir. Comme l'image de l'audience royale accordée au secrétaire général du Mouvement national pour la libération de l'Azawad, Bilal Ag Cherif, qui avait intrigué les observateurs. Certains d'entre eux ont probablement oublié que les liens du Maroc avec le Mali étaient séculaires. Et son rayonnement, pour ne pas dire allégeance, s'étendait jusqu'à Tombouctou ».

* Le nom de Jean-Dominique Fratoni est évoqué dans l'affaire Agnès Le Roux qui fait, aujourd'hui encore, les beaux jours de la justice française (« affaire Agnelet »). Selon certains commentateurs, Fratoni aurait demandé à son avocat, Jean-Maurice Agnelet, de séduire Agnès Le Roux, héritière du Palais de la Méditerranée concurrent du casino Ruhl de Fratoni, afin d'intervenir dans la rédaction de l'acte de cession. L'affaire tournera mal. Agnelet sera accusé du meurtre d'Agnès Le Roux.

** C'est en 2005 que Michel Tomi s'est lancé dans l'aviation d'affaires à Libreville en créant Afrijet Business Service qui disposait à l'origine de Falcon 50 et de Falcon 20 permettant les liaisons intercontinentales. Il a par la suite pris le contrôle, avec un partenaire, de Gabon Airlines. Au Gabon, l'aviation d'affaires a toujours été un must politique : il n'y a pas d'autres possibilités de déplacement dans ce pays équatorial où les routes sont souvent impraticables.

Jean-Pierre BEJOT

La Dépêche Diplomatique




Lefaso.net | Hier 12:46


La délégation conduite par le 2ème vice-président chargé des relations extérieures, le camarade Simon COMPAORE, rencontrera les militantes et militants du MPP résidant au Sénégal afin de leur faire le point des travaux du 1er congrès ordinaire du parti tenu les 5 et 6 avril dernier.


Il sera également question, au cours des échanges, de la mise en place des structures du parti dans ce pays. Cette mission rentre dans le cadre des activités du parti.

Ouagadougou le 17 avril 2014.

Le Secrétariat à l'Information et à la Communication du MPP.




Lefaso.net | Hier 12:44


La construction du canal de Zogona en 2001 a été perçuperçue comme un vrai soulagement pour de nombreuses populations jouxtant ce gros trou béant qui s'agrandissait sous l'effet des violences des eaux de pluie. En effet, du quartier Kalgondé, en passant par les 1200 logements jusqu'à l'Université de Ouagadougou, la métamorphose qu'avait subit le canal était remarquable, tableaux d'études, aires de repos et de jeux se rencontraient de part et d'autre du canal aménagé sur une longueur de 4 km. Ce fut l'un des cinq canaux réalisés dans la ville de Ouagadougou en vue d'évacuer les eaux usées via le parc urbain Bangré weéogo qui sert de lieu d'exécutoire.


Malheureusement ce gros investissement de plus de quatre (4) milliards de FCFA ne semble pas résister à l'épreuve du temps : quatorze treize (134) ans après, le canal est dans un état de délabrement avancé.

Des constats alarmants

Faites une visite expresse le long de ce canal et vous ferrez le constats suivant : De : De part et d'autre, les dalles se sont affaissées, ,, les déchets solides, les amas de sable et de boue ont envahitenvahi le canal favorisant ainsi le développement de plantes aquatiques et l''appariution de petites marres polluées.

Même si cette situation de détérioration du canal est imputable à la forte pluie du 1er septembre 2009, il n'en demeure pas moins que le défaut de surveillance, de contrôle et d'entretien continus de cet ouvrage constituent aussi une des principales causes de sa détérioration.

En choisissant de construire des canaux à ciel ouvert probablement à cause de leur coût accessible, les décideurs ne se doutaient probablement pas qu'ils accentuaient les risques d'incivisme. Certains riverains ne se sont pas fait prier pour déverser leurs déchets dans le canal et poussant même l'outrecuidance à y déverser leurs eaux usées domestiques dans ce canal supposé drainer les eaux de pluie.

On peut également douter de la qualité des travaux de construction de ce canal censée durer des dizaines d'années. au regard des estimations faites pour la durée de l'ouvrage qui de moins cinquante ans (50) ans .Peut-on, raisonnablement, arguer que l'inondation du 1er septembre 2009 à dédouaner l'entreprise et l'Etat ? N'-y-a-t-il pas en matière de construction d'ouvrage public, eu égard à l'intérêt général, une obligation de réaliser des ouvrages robustes, adaptés à toute sorte d'intempéries et de catastrophes ? A quelles conditions et selon quelles modalités procèdent-on à la réception des biens de l'Etat ?

Des risques potentiels et redoutés

Le canal constitue présente actuellement des risques d'ordre sanitaire et environnemental. La stagnation des eaux domestiques dans le canal fait subir aux populations riveraines, notamment celles du 1200 logements et aux étudiants de l'Université de Ouagadougou les affres des odeurs fétides et les expose à des maladies diverses. N'est-ce pas aux abords de ce canal que le restaurant universitaire sert fièrement ses repas aux étudiants avec dans l'air des odeurs semblables aux toilettes publiques d'un « yaar » (marchés) ?

Il est aussi à redouter que la pollution ne vienne aggraver l'équilibre de l'écosystème des êtres vivants logés dans le parc urbain Bangre-Weogo. Uune partie des ressources en eau du parc sont alimentées par les eaux du canal du Zogona . Si rien n'est fait, il est inéluctable que dans quelques années, la variété des ressources fauniques sauvages, de ce poumon de Ouagadougou, ne sera plus qu'un souvenir. En effet, tant que l'on ne pensera pas l'évacuation des eaux usées dans une vision globale, les risques d'échec de la politique d'assainissement feront partie de nos problèmes dans cette ville. On voit bien qu'entre la fin du canal de Zogona et le début du parc, il n'existe pas un affinement permettant une continuité sans obstacle des eaux de ruissellement. La stagnation des eaux à l'entrée du parc urbain risque de provoquer en période de pluie des possibilités accrues d'inondation.

Face à ce constat et aux conséquences dommageables pour notre environnement et nos vies, que devons-nous faire ? Faut-il simplement, comme le souhaite certain, espérer que nos dirigeants politiques actuels CDP dégagent pour voir la ville connaitre un vrai assainissement ? Quels sont les rôles de nos autorités centrales et locales face à ces périls ?

Une brève réflexion s'impose…

Je ne discuterais pas dans cette partie de voies d'issue déjà connues par nos autorités centrales et communales concernant l'état du canal. Je souhaite dire un mot sur notre responsabilité.

Il me semble important que la responsabilité de la société civile actuelle doit être de déclencher le principe de la redevabilité des acteurs publiques dans la gestion des affaires de la collectivité. Nous devons être capables d'évaluer la confiance conférer à un acteur politique, notamment communal, à partir des résultats et des perspectives envisagées. Nous devons savoir que chaque personne détient par devers lui un pouvoir de sanction qu'il peut mettre en œuvre librement. Cette conscience politique doit être profondément ancrée dans la mentalité de chacun d'entre nous si nous voulons contraindre nos élus locaux à s'investir dans ce qui est prioritaire pour les populations locales. Le changement ne se décrète pas, il se construit. En construisant des réseaux informatifs, participatifs et inclusifs nous garantissons que plus que jamais le dirigent local ne devra plus, uniquement savoir parler mais il doit savoir faire.

En conséquence, il faut prendre activement part à la gestion des affaires locales. Notre responsabilité, c'est de nous informer et de participer à la gestion du projet de développement de la ville. Savez-vous que dans le cadre du drainage des eaux de pluie à Ouagadougou, il existe, depuis 1999, un schéma directeur de ruissellement pluvial qui est complété par un plan de drainage des eaux pluviales ? Moi non plus, je ne le savais avant d'entreprendre d'écrire cet article. Bien ! Il nous appartient de mieux nous informer, de discuter et d'envisager par un dialogue constructif les conditions de bâtir une ville durable et vivable.

Il est temps que nous sortions de notre mutisme, de notre intellectualisme évasif et de notre radicalisme politique improductif. Aucun dirigeant politique n'échappera aux défis de gestion des villes fusse-t-il issus des partis politiques les plus adulés du moment. En apprenant à connaitre les défis de la ville, les moyens d'y faire face, nous développons par la même occasion les compétences d'évaluer objectivement nos leaders et de leur imputer la sanction qui sied. Car comme le dit Antoine de Saint-Exupéry, « être homme, c'est précisément être responsable. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde ».

Yda Alexis NAGALO

• Merci à Messieurs BIRBA Mamoudou et KONATE Arsène pour les amendements à cet article.




Lefaso.net | Hier 12:42


Le 10 février 2014, les camarades Hahadi SANDAMBA et Moussa SANON de la Section SYNATIC (Syndicat Autonome des Travailleurs de l'Information et de la Culture) des Hauts-Bassins ont été verbalement informés d'une décision d'affectation, à Ouahigouya à la RTB2 Nord pour le premier et à Dédougou à la RTB2 Boucle du Mouhoun pour le second. Cette décision d'affectation (N° 2013-136 / DG.RTB / DRH) qui date du 6 janvier 2014 leur a été transmise le 14 février 2014, soit plus d'un mois après.


Les deux affectations ont été présentées par Soulémane OUEDRAOGO, Directeur Général de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (DG RTB) comme une mesure entrant dans la mise en œuvre de sa nouvelle vision et constitueraient également une « promotion » pour les camarades qui seront ainsi responsabilisés à la RTB2 Nord et à la RTB2 Boucle du Mouhoun comme chefs de service.

A l'origine de ces affectations, un coup de fil du Directeur Général, depuis Abidjan où il effectuait une mission en fin décembre, à nos camarades pour les convaincre d'accepter les postes proposés. Nos camarades ont alors indiqué en toute courtoisie au DG qu'ils ne pouvaient pas assumer ces tâches de responsabilité pour diverses raisons.

Suite à cet échange téléphonique avec le DG, ils ont alors tenu informé le Bureau de la Section SYNATIC des Hauts-Bassins qui a saisi aussitôt le Bureau National du SYNATIC. Quelle ne fût leur surprise alors en février, lorsque la Directrice régionale de la RTB2 Hauts-Bassins les informa de leur affectation à Dédougou et Ouahigouya !

Après avoir pris connaissance des décisions d'affectation, le Bureau National a immédiatement saisi la DG RTB. Au cours d'une audience que le DG leur a accordée à leur demande, le 13 février 2014, les responsables du SYNATIC ont demandé l'annulation de cette décision d'affectation qui intervenait dans un contexte inapproprié.

En effet, les travailleurs des médias publics sortaient de deux mouvements d'envergure marqués par le sit-in historique du 16 juillet 2013 pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail et la grève des syndicats de la Fonction publique des 4 et 5 février 2014 pour une relecture conséquente de la grille indemnitaire des agents publics : deux activités qui ont connu une grande réussite au niveau des médias publics.

Ce 13 février 2014, la Direction Générale, malgré des explications sur la nouvelle dynamique engagée au niveau de la RTB, n'a pas réussi à convaincre le SYNATIC sur le fondement d'une telle décision.

La délégation du Bureau national a aussi déploré le fait que la DG RTB affecte un délégué du personnel, en la personne de Moussa SANON, en violation de l'Article 313 de la loi N° 028-2008 / AN du 13 mai 2008 portant Code du travail au Burkina Faso qui stipule que « le délégué du personnel ne peut être muté contre son gré pendant la durée de son mandat, sauf appréciation de l'inspecteur du travail du ressort ».

D'autres rencontres ont eu lieu entre le DG et les deux camarades et entre la Direction Générale et le Bureau National du SYNATIC, notamment la dernière en date du 3 avril 2014. Toutes ces rencontres se sont achevées sur un désaccord entre les deux parties.

En définitive, la Direction Générale maintient sa décision d'affecter les deux camarades pour « nécessité de service ».

Que reproche-t-on en fait aux camarades SANDAMBA et SANON ?

Depuis l'historique sit-in du 16 juillet 2013, des mesures répressives sournoises se sont faites jour au sein des médias publics. Les militants du SYNATIC sont persécutés de façon sournoise ou ouverte, par les responsables des médias publics.

Hahadi SANDAMBA, un des meilleurs journalistes (reporter et présentateur) de la Télé et Moussa SANON, reporter et rédacteur en chef par intérim de Radio Bobo, font partie des camarades courageux des médias publics qui n'ont pas marchandé leur engagement pour la réussite du sit-in historique du 16 juillet 2013 et la grève des syndicats de la Fonction publique des 4 et 5 février 2014.

Toujours dans le cadre des mesures répressives sournoises : le camarade Aboubakar SANFO, membre du Bureau National, remplissant le rôle de rédacteur en chef-adjoint à la Webdiffusion (RTB-Multimédia), a été suspendu de publication pendant plusieurs mois, de même que Marie Laurentine BAYALA, la rédactrice en chef, alors que ce sont eux qui coordonnaient les reportages, corrigeaient et mettaient en ligne tous les articles sur le site web de la RTB. Cette restriction du compte de publication de ces deux webmasters est intervenue le12 juillet 2013 après la publication d'un article qui a d'ailleurs été vite supprimé. Cet article en effet, rendait compte d'une Assemblée Générale (AG) préparatoire du sit-in des travailleurs des médias publics tenue à la Bourse du Travail le 11 juillet 2013. Durant trois mois, le Directeur de la RTB-Multimédia s'est érigé en super censeur, décidant des articles à publier. Il s'est réservé le droit de filtrer et de corriger le travail des deux responsables de la Rédaction web, ou de confier cela à un autre chef de service.

Il en est de même du camarade Jérôme TIENDREBEOGO, militant actif et membre du Bureau du Comité SYNATIC de la RTB-Télé, qui a été retiré du pool des présentateurs du Magazine des Sports sans qu'aucun reproche ne lui soit fait.

Sans être exhaustif, il faut signaler que d'autres camarades subissent également les mêmes persécutions à la RTB-Radio, à la RTB-Télé et aux Editions Sidwaya.

En rappel, le 16 juillet 2013, les travailleurs des médias publics organisés au sein du SYNATIC ont observé un sit-in à Ouagadougou, Gaoua et Bobo-Dioulasso. La plateforme minimale qui a mobilisé les travailleurs portait, entre autres, sur l'élaboration d'un statut particulier, la reconstitution de carrière de certains agents et l'arrêt de l'immixtion des autorités du ministère de la Communication dans le traitement de l'information au niveau des médias publics.

Du reste, nous attendons toujours la mise en œuvre des conclusions du « Comité de suivi des questions sociales des agents du ministère de la Communication » mis en place à la suite de ce mouvement.

Suite au franc succès qu'a connu cette manifestation, en plus du succès de la grève des 4 et 5 février 2014, le ministre de la Communication et son staff ont décidé d'en découdre avec le SYNATIC. Sinon comment comprendre cette vague répressive à l'endroit des militants et responsables du SYNATIC ?

Tenez ! A la suite d'une AG du SYNATIC à la RTB2 Hauts-Bassins le 20 décembre 2013, Alain Edouard TRAORE, ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, réunira le personnel de la Communication des Hauts-Bassins, le 26 décembre 2013, pour dit-il, le féliciter pour le travail abattu jusque-là. Lors de la rencontre, le ministre Alain Edouard TRAORE entra dans une colère noire quand les travailleurs l'interpelèrent sur les revendications ayant conduit au sit-in du 16 juillet 2013. L'occasion a été belle pour lui de s'attaquer aux militants et dirigeants du SYNATIC, menaçant et promettant de faire « payer » aux agents à l'origine des « mensonges » ayant conduit au sit-in du 16 juillet 2013.

Ce 26 décembre 2013, il en voulait spécialement au camarade Hahadi SANDAMBA qui s'est courageusement opposé au « charcutage » de son reportage sur les manifestations des citoyens pour revendiquer l'éclairage d'un tronçon de la Route Nationale n° 1 et la fermeture des caniveaux à cet endroit, suite à un accident mortel à l'entrée de Bobo le 4 juillet 2013.

C'est donc dans ce contexte qu'est intervenue l'affectation des camarades Hahadi SANDAMBA et Moussa SANON, et la Direction Générale de la RTB veut faire croire autre chose.

C'est pourquoi, le Bureau National du SYNATIC dénonce ces affectations-sanctions déguisées en « promotion » et les diverses persécutions dont sont victimes ses militants.

Au regard de la situation, le Bureau National :

- interpelle la Direction Générale de la RTB pour qu'elle annule purement et simplement ces affectations pour un climat apaisé à la RTB ;

- tient la DG RTB et le ministère de la Communication responsables de toute détérioration du climat social qui pourrait survenir ;

- invite les militantes et militants à se mobiliser et à rester à l'écoute des Sections et Comités SYNATIC pour tout mot d'ordre en vue de la satisfaction de nos légitimes revendications.

Ouagadougou, le 16 avril 2014

Le Bureau National




Lefaso.net | Hier 12:41


A la suite du terrible accident d'autocar survenu dans la nuit du 14 au 15 avril 2014 à Atakpamé au Togo qui a causé la mort à 24 de nos compatriotes, le Parti le Faso Autrement adresse ses sincères condoléances aux familles de toutes les victimes et exprime ses vœux de prompt rétablissement aux blessés et sa profonde compassion à l'endroit des commerçants endeuillés.
Qu'ils reposent en paix.


Ouagadougou le 17 avril 2014

Le Président

Ablassé Ouédraogo




Nabil | Hier 12:19


Des fonctionnaires réquisitionnés à leur admission à la retraite, il y ‘en a. Sans doute aussi que certains d'entre eux réintègrent l'administration publique pour une durée longue, sinon très longue. En tout cas, un constat s'y rapportant a fait l'objet de question à l'attention du Chef du gouvernement Luc Adolphe Tiao. C'était le 3 avril 2014 à l'occasion de son discours sur la situation de la Nation (DSN) devant la Représentation nationale.


Dans le cadre du débat qui a suivi la livraison du DSN, certains groupes parlementaires ont eu du mal à gérer leur temps de parole, tant l'occasion pour eux était belle pour charger le PM avec le maximum de questions. C'est dans cette course effrénée contre la montre pour susciter davantage le débat, que la présidente du groupe parlementaire UPC (Union pour le progrès et le changement), Rose Marie Compaoré a, entre autres, demandé au chef suprême de l'administration publique d'éclairer l'opinion sur le maintien interminable en activité de certains fonctionnaires. En effet, précisant avoir fait le constat que certains agents publics longtemps admis à la retraite, sont encore en service, Mme Compaoré demande éloquemment « Qu'est-ce qui justifie leur maintien ? Sont-ils si indispensables au point que l'administration ne puisse pas les remplacer ? Comment sont-ils rémunérés, alors qu'ils sont bénéficiaires de pension de retraite ? Quelle manifestation d'intérêt les a sélectionnés pour leur compétence ? »

Une question à multiple branches qui a été parmi les chanceuses dans l'offre de réponses du PM. En effet, rappelle Luc Adolphe Tiao, « le maintien de fonctionnaires atteints par la limite d'âge dans l'administration est réglementé par un décret, celui du 15 juin 2005 portant conditions de réquisition des agents de la Fonction publique ». Mieux, précise-t-il, ce décret dispose en son article 8 que : « La réquisition ne peut être demandée que pour des emplois de haute qualification pour lesquels l'administration n'a pas pu disposer des moyens nécessaires pour assurer la relève ». Et d'ajouter, « même dans ce cas précis, cette réquisition ne peut excéder deux ans ».


Et ce décret est bien consulté toutes les fois qu'il y a des demandes de réquisition, rassure le Chef du gouvernement. Mais cette réponse, a-t-elle emporté la satisfaction de la députée Rose Marie Compaoré ? Difficile d'en être sûr. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'auteur de la question semble avoir connaissance de cas d'agents retraités mais maintenus en fonction depuis plus de deux ans. En sus, la réponse n'a véritablement pas épuisé la question posée qui, nous semble-t-il, est d'une importance particulière. En effet, le problème posé est celui de fonctionnaires irrégulièrement maintenus en poste. Ce qui induit injustement à tout le moins, des charges au compte du contribuable à un moment où le discours est celui de la rationalisation de la dépense publique. Et quand on sait que l'âge de départ à la retraite est fixé en tenant compte des capacités productives de l'Homme normal, l'on peut bien douter que le maintien du retraité le soit du seul fait de sa compétence ; sauf à vouloir des fonctionnaires à vie. Et la tendance – en termes d'incidence – d'un tel maintien, est celle de l'installation de la faible productivité, du clientélisme, de la politisation à outrance. En tout cas, le maintien interminable de fonctionnaire réquisitionné frappe frontalement l'obligation juridique qui pèse et sur tout fonctionnaire admis à la retraite de se retirer de l'administration publique, et sur l'administration de le remercier.

Fulbert Paré

Lefaso.net




Nabil | Hier 6:52


« Pour être assuré de mettre les pieds dans les bonnes pistes, consultons le bon vieux dictionnaire ! Précaution commode parce que, parfois, il nous est brutalement rappelé que le français n'est pas notre langue maternelle. Et le langage d'autrui, c'est un autre soi-même. Sans souci donc, nous choisissons de retourner sur les bancs de l'école. Ça ne fait pas de mal de revisiter les fondamentaux. « Le référendum est un procédé de démocratie semi-direct par lequel l'ensemble des citoyens d'un territoire donné est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est faite, concernant une mesure qu'une autre autorité a prise ou envisage de prendre ». Dit plus prosaïquement, quand ça coince, lorsque les hommes et leurs échafaudages institutionnels peinent à montrer le chemin, on pose la question à la grande masse. Preuve est faite que le législateur n'est pas fou. Et qu'il a habilement pensé à tout. Une bonne chose qu'un cerveau bien huilé qui fonctionne à plein régime !


Considérons les termes utilisés dans cette définition. Là, nous sommes obligés de faire confiance aux femmes et aux hommes qui ont élaboré cette phrase à tiroirs. Procédé, comprenons un moyen d'action. Si c'est une vis, le procédé est un tournevis, cruciforme ou pas. Si c'est un écrou, il faut une clé, anglaise, à molette ou pas. Pour labourer, une daba et pour défricher, une machette. Démocratie, semi-directe ou pas, est à mettre en lien avec le mot citoyen. En démocratie, si on a bien compris les explications de nos enseignants, c'est le peuple, c'est-à-dire l'ensemble des citoyens qui décide. Le citoyen est donc une femme ou un homme libre qui prend ses décisions en toute souveraineté. Comme un grand et sans l'aide de qui que ce soit. Au contraire du sujet qui se prosterne devant un souverain à bonnet écarlate, attendant l'oracle. Et dans ce cas de figure, l'autorité c'est la femme ou l'homme à qui les citoyens ont bien voulu confier une parcelle de pouvoir. Quand au mot proposition, tout le monde comprend. Tu veux du riz ou du tô ? Est-ce que tu manges du chitumu, ou bien tu veux du poisson à la place ? On va au maquis, ou bien on reste à la maison ? Et une fois rendus au bistrot, ça devient : une guiness ou bien tu reste à la brakina ? Pour les croyants, ça peut donner ceci : on mange maintenant ou bien on attend que tu reviennes de la mosquée ?

Jusque là, les choses sont claires et parfaitement compréhensibles. Il ne devrait donc pas y avoir de problème notable. RAS, comme disent les soldats. Seulement voilà ! Les hommes sont ce qu'ils sont, et Dieu seul sait comment il a créé l'esprit humain. Et le Créateur seul sait ce qu'il a bien voulu mettre dedans, en termes de droiture et de fourberie. Si bien que nous pouvons prendre une bonne chose et en faire un méchant usage. Regardez le couteau qui attend sagement sur votre table ! En soi, il n'est ni bon ni mauvais. Tel qu'il est, il est utile et inutile. Opérant et inopérant, par lui-même. Vous voulez une preuve ? Eh bien, soit ! C'est un bout de fer forgé qui ne saurait bouger tout seul. C'est la main de l'homme qui en détermine la fonction. Vous pouvez l'utiliser pour éplucher une mangue. Activité innocente ! Vous pouvez l'utiliser pour protéger votre maison, votre épouse et vos enfants. Activité noble ! Vous pouvez également l'utiliser pour terroriser les gens de votre maison. Vous devenez du coup un tyran domestique. Activité détestable ! Vous pouvez également utiliser ce bout de ferraille pour agresser votre voisin ou pour réaliser des braquages. Du coup, tout le monde rêve de vous faire la peau. Même le fusil n'a pas le choix. L'arme du soldat et du policier nous rassure, parce que son détenteur est posté là pour notre sécurité. Mais le fusil du visiteur de minuit tétanise toute la maisonnée. Pourtant, c'est le même artisan qui a fabriqué et le premier et le deuxième.

Les Blancs ont beau être « Nassara »


Revenons à notre référendum qui met le feu dans les crânes ! Comme procédé, c'est un bon système. Les Blancs ont beau être « Nassara », ils ne peuvent pas être tous des roublards ! Car avec le bulletin de vote, l'autorité dit au citoyen : « Votes ! Ne t'énerve plus ! Ne te fâche plus contre ton frère ! Ne cries plus contre ta sœur ! Repose ta respiration ! Mets de la glace sur ton cœur ! Laisse ton gourdin ! Vas les voir ! Siguilan bé yan ! Fais ton « posé » et discutez, palabrez autant que vous voulez, et décidez ensemble ce qui est souhaitable pour tous ! L'homme est un remède pour l'homme. Siikf suuri ! Choisis ! Et ne te bats plus ! Et puis, tout bien considéré, de toi à moi, si tu ne dis rien, comment veux-tu que je te comprenne ? Disons-nous la vérité : « même si le Gourmantché fais le malin avec son sable, lui aussi met quelque chose dans sa bouche pour vivre ». « Regarde ce Boussanga aux oreilles écartées et la narine pleine de potasse, il croit qu'il est mieux que tout le monde ! » Et ces oreilles ? Et voilà que « donnan yan boora yan », « Kien kaa N'yii kaa », « c'est entré ici et puis c'est sorti là-bas », c'est-à-dire « de fil en aiguille », on se dit un peu de tout. Et tout le monde tousse ensemble, pète ensemble sur la même natte. Et puis « I yaa yéé », « Toi même tu vois non ? ». On finit par convenir que « ce qu'il y a chez les Peuls, c'est ça qu'il y a chez les mossé ».

« Référendum, ce que nous avons toujours fait »


Qu'est-ce qui est nouveau dans ça ? On dit référendum, mais c'est ce que nous avons toujours fait à l'ombre du baobab ! Nous autres nègres, on connaît ça-là depuis longtemps ! Donc référendum-là, c'est une bonne chose. Mais qu'est-ce qui fait que les gens refusent d'en entendre parler ? Là aussi, la réponse est simple : on n'a pas peur du référendum lui-même, on n'a pas confiance à ceux qui veulent le mettre en œuvre. Ce qui entraîne une autre question : comment un homme en arrive-t-il à ne plus faire confiance à son prochain ? Et si on énonce une question, la logique commande de répondre.

On craint et on rejette cette consultation, parce qu'on connaît maintenant toutes les techniques de trucage d'un scrutin. Deux proverbes pour illustrer le propos. Les chanteurs ivoiriens disent que « la sorcière qui a mangé le bébé peut oublier, mais la mère de l'enfant ne peut jamais oublier ». Et les lutteurs sénégalais expliquent que « si tu fais la même prise deux ou trois fois, soit sûr que ton adversaire est maintenant renseigné ». Croyez-le bien : même si on n'a pas la bouche pour le dire, il n'en demeure pas moins qu'on est révolté au plus haut point de se voir dépossédé du résultat de son vote par de savants tours de passe-passe. Et on n'oublie pas.

On va parler football. Là, on va se comprendre. Imaginons un match où le club qui reçoit a la maîtrise du terrain, le public avec lui, les arbitres et les commissaires désignés par son entraîneur. Ce n'est pas tout. Le terrain est en pente, et on devine facilement de quel côté ça descend. Les cages des gardiens de but n'ont pas la même largeur. Là également l'esprit mesure facilement qui a droit à quoi. Ce n'est pas fini. Le président du club qui reçoit a la possibilité, à tout moment, de changer les règles du jeu. Même en cours de match. Suprême finesse, c'est encore ce président qui peut dire à quelle minute se termine la partie.

Les scrutins en Afrique


Le lecteur peut se laisser aller à penser qu'on exagère. Hélas non ! Dans les scrutins en Afrique, c'est la même équipe qui prépare, organise, dirige un vote, qui comptabilise les suffrages, qui contrôle la régularité des opérations, et qui proclame les résultats. Et en cas de litige, qui retrouve-t-on à la manœuvre ? Du reste, qui peut prétendre avoir jamais vu les réclamations d'une opposition aboutir sous nous cieux ardents ? Nos dirigeants ne sont guère perméables à ce genre de poésie. Il est même arrivé que le leader politique qui réclame finisse en prison. Qu'importe si la loi lui reconnaît la possibilité de recours et s'il produit des preuves valables ! Certains diront des preuves lavables ! C'est pour contourner cette sorte de martingale à sens unique que dans tous les pays africains, on s'est battu pour avoir une CENI. Toutefois, à l'usage, on a pu remarquer que cela n'a pas empêché de faire ses affaires entre petits copains. Il n'est par interdit d'être malin. Malin comme le Diable ! On peut se faire prendre en possession d'urnes baladeuses, sans rien risquer. N'a-t-on pas pris récemment des gens qui achetaient des cartes d'électeurs pour s'amuser ?

Mais, à ce jeu où c'est toujours le même qui gagne, on peut ne plus avoir goût au spectacle. « Loub Tom Loub laa Maonré ». Traduction : « tu terrasse et je terrasse, c'est cela le plaisir de la lutte ». « Yaam yiid mzoa saamda zoodo ». Plus rusé que son prochain, ça gâte l'amitié. C'est tout simplement humain et c'est ça qui est la réalité. Et il n'y a pas lieu de perdre le contrôle de ses nerfs et de « souhaiter que Dieu brûle le derrière » de ses petits camarades. Ce qu'il faut, c'est interroger la genèse de cette constitution.

Limitation des mandats présidentiels à deux


C'est le peuple qui a adopté cette constitution par référendum en juin 1991. Elle contenait la limitation des mandats présidentiels à 2 consécutifs. Pour dire les choses simplement : une même femme ou un même homme peut faire un premier mandat, puis se faire réélire pour un deuxième mandat si les gens trouvent qu'il travaille bien. Après ce deuxième mandat, il doit partir et laisser la place à un autre fils du pays. Il est gentil waa ! Il est méchant waa ! Il a bien travaillé waa ! Il est un paresseux waa ! Ce n'est pas le problème : la loi dit qu'il doit partir. Si les gens trouvent que son successeur est un mauvais naaba, on attend la fin du mandat du nouveau président et on peut reprendre le premier que les gens aiment. La loi est comme ça : même si elle ne plaît pas à tout le monde, même si elle nous impose des contraintes, c'est la règle qu'il faut respecter pour que tout le monde puisse vivre ensemble. Les autres Burkinabè doivent m'excuser, mais il est plus prudent de parler de ce qu'on connaît. Quand un chef moaga meurt, c'est un membre de la famille royale qui prend le trône et coiffe le bonnet rouge. C'est la loi, et tout le monde a appris à respecter cette règle. Même si un autre habitant du royaume est super-intelligent, même s'il est le plus beau et le plus riche, s'il n'est pas prince il ne peut pas chercher le naam. Ça veut dire que nous n'avons pas attendu le Blanc et ses papiers pour savoir ce qu'est la loi. Sauf à vouloir tricher !

En 1997, sans consulter le peuple, on a décidé de modifier la constitution et d'enlever la limitation des mandats présidentiels. Cette nouvelle loi qui a été introduite nuitamment dit qu'un président peut se faire élire autant de fois qu'il veut. La seule limitation, c'est sa mort.

Un an après, on a retrouvé Norbert Zongo et ses camarades trucidés à Sapouy. Grosse émotion nationale et manifestations tout azimut. Quand ça chauffe, l'Africain retrouve ses réflexes de nègre. On a donc appelé les Grands Anciens au secours. Le collège des Sages a mis sa bouche dans l'affaire et on a dit qu'on remettait la constitution comme avant : c'est-à-dire telle que votée en juin 1991. La peur a mis tout le monde d'accord et on pensait la cause entendue.

La loi obéissante à des procédures millimétrées


On pensait naïvement qu'en 2005, c'était la fin du deuxième mandat consécutif de Son Excellence Monsieur le Président Blaise Compaoré. Mais des savants ont regardé dans leurs gros livres et ont dit que la loi elle-même obéit à des procédures millimétrées. Et que quand on vote une loi, elle ne peut pas punir les gens qui ont fauté avant l'entrée en vigueur de cette nouvelle loi. Et que donc la deuxième révision qui a remis la loi à sa place ne pouvait pas concerner Son Excellence Monsieur le Président Blaise Compaoré. Et que donc, en 2005, après des années au pouvoir, on devait regarder Son Excellence Monsieur le Président Blaise Compaoré comme un jeune homme tout neuf, qui n'a jamais exercé le pouvoir, et qui vient de demander à venir au pouvoir. Si vous avez compris, bravo !
Donc de 2005 à 2010, Son Excellence Monsieur le Président Blaise Compaoré a fait « un premier mandat ». Interdiction de rire ! Et de 2010 à 2015, il est entrain de faire « son deuxième premier mandat ». Vous n'êtes pas encore égaré ? Bravo !

Que ce raisonnement soit vrai ou pas, on sait que toute chose a une fin. Aujourd'hui, nous on sait de façon certaine que 2015, c'est la fin réelle du deuxième mandat consécutif de Son Excellence Monsieur le Président Blaise Compaoré. Et, quel que soit l'artifice, on sait que la dernière révision de l'article 37 concerne bien Son Excellence Monsieur le Président Blaise Compaoré. Et c'est là que le référendum est apparu miraculeusement. Subitement, les gens qui n'ont jamais jugé utile de consulter le peuple pour faire les deux précédentes révisions, se souviennent tout à coup brusquement que nous autres citoyens, nous sommes là. Eh Allah !

Les choses un peu plus complexes


On objectera que la loi n'interdit pas le référendum. Et on conviendra humblement que c'est vrai. Toutefois, les choses sont un peu plus complexes. Parce que la vie elle-même n'est pas simple. La loi n'interdit pas à un mari de tout manger chez lui et de condamner ses femmes et ses enfants à la famine. Pourtant, nul n'ose se le permettre. Si je dépense mon argent pour installer un forage dans ma propriété, la loi ne peut pas m'obliger à permettre l'usage de cet équipement aux femmes du quartier. Mais tout le monde voit qu'en le faisant, je me rends coupable de barbarie. Une barbarie silencieuse, il est vrai, mais une barbarie quand même. Parce que je deviens un monstre d'égoïsme. Heureusement pour nous, Dieu a été gentil quand sa main nous façonnait. Il nous a équipés d'un cerveau qui nous permet d'appréhender le réel.

Quand le politicien professionnel parle, le citoyen doit faire attention à ses propos. Aujourd'hui, le mot paix revient dans tous les discours des « moogo pissants ». On a même des ministres qui parcourent le monde pour promouvoir la paix. Ça veut dire que nous devons craindre pour notre tranquillité future. Pourtant les choses sont simples. Terriblement simples. Lumineusement simples. Chacun doit respecter la loi. Et quand la loi dit que c'est fini, il faut accepter que c'est fini. On doit accepter qu'on ne peut plus utiliser la force pour venir au pouvoir. On doit accepter qu'on ne peut plus tricher lors des élections pour gagner quelque chose. Surtout, nous devons éviter d'enseigner à nos enfants des mensonges qui ressemblent furieusement à la vérité ».

Sayouba Traoré

Écrivain, Journaliste




Nabil | Hier 6:51


Le ministère de la sécurité a organisé une opération conjointe de lutte contre le grand banditisme dans les quatre régions les plus criminogènes du Burkina du 28 mars au 07 avril 2014. Les zones concernées sont : le Centre-Nord, le Centre-Sud, le Centre-Est et l'Est. L'opération a permis d'identifier et arrêter des suspects dont des présumés délinquants recherchés, de saisir des matériels et autres objets utilisés pour commettre les forfaits. Aussi, une personne a été abattue au cours de l'opération. Une conférence de presse organisée le 17 avril a permis de faire le point de l'opération.


Le phénomène de l'insécurité va grandissant au Burkina. De jour comme de nuit, des délinquants sévissent dans des domiciles, des boutiques, sur des routes nationales… Pire, ils semblent de plus en plus violents. En dépit de l'engagement des différentes forces de sécurité, le phénomène persiste. La quiétude des populations a été sérieusement troublée par une succession d'attaques à main armée durant l'année 2013 et depuis le début de l'année 2014.

« Ces bandits agissent avec des armes à feu ou des armes blanches. Leurs cibles privilégiées sont les cars de transports, les commerçants de bétails, les acheteurs d'or, les boutiques importantes, les organismes opérant dans le domaine des micro-finances (caisses populaires), et les commerçants de marchandises diverses au cours de leurs déplacements. Ils ont une maîtrise parfaite des dates des marchés et les jours à forte fréquentation », précise le Colonel Omer Bationo, le directeur général de la sécurité intérieure. Pour cette conférence de presse, il avait à ses côtés le commandant de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) de Fada (AG Abdoulaye) et le commandant de la compagnie de gendarmerie de Fada (le capitaine Philippe Dindané). « La minutie et la précision des attaques laissent penser que les malfrats sont très bien informés sur leurs victimes », soutiennent-ils.

L'armée appuie les forces de sécurité



C'est donc pour contrer ce fléau qui tend à devenir un phénomène social que la présente opération a été initiée. Son objectif est de renforcer la quiétude au sein des populations.

Environ 1 200 agents de police, de gendarmerie et des Eaux et forêts ont été mobilisés pour cette opération de grande envergure. Les forces de sécurité ont bénéficié dans certaines régions de l'appui de l'armée de terre. Mais, les forces militaires étaient accompagnées d'officiers de police judiciaire. Aussi, cette opération a-t-elle bénéficié du soutien de l'armée de l'air à travers un avion de surveillance DA 42 et quelques ULM de type Tétras qui ont fourni des renseignements en temps réel aux unités manœuvrant au sol.

Un mort, des arrestations, des saisis importants de matériels…



Ainsi, cette opération grandeur nature a permis de donner les résultats ci-après : une personne abattue, 5179 personnes contrôlées, 501 personnes interpelées, 262 suspects identifiés et gardés à vue, 29 personnes recherchées appréhendées, 30 personnes déjà déférées au parquet, 761 motos saisies, 5 véhicules saisies…

Au nombre de matériels et objets saisis, on compte : 19 Fusils de chasse calibres 12, 13 pistolets de fabrication artisanale, 3 pistolets automatiques, des centaines de cartouches, 36 machettes, des bouteilles de liqueurs frelatées, 78 téléphones portables ; 21,945 kg de chanvre indien, 3 kg de cannabis, des bijoux, des médicaments prohibés, du cyanure…

Les conférenciers n'ont pas manqué d'appeler les populations à collaborer davantage avec les forces de sécurité afin de mettre hors d'état de nuire, ces bandits, en appelant le 16, le 17 ou le 10 10. Aussi, comptent-ils sur l'accompagnement de la presse pour sensibiliser les citoyens.

Moussa Diallo

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Nabil | Hier 6:51


Le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale (MAECR), Marc Somda, a présidé ce jeudi 17 avril 2014 à Ouagadougou la réunion de suivi et d'évaluation des conclusions de la 5e session de la Commission mixte permanente de coopération entre le Burkina Faso et la Fédération de Wallonie Bruxelles. Objectif, dresser le bilan triennal et dégager de nouvelles perspectives pour les échéances à venir.


Les 02, 03 et 04 mars 2011, Ouagadougou abritait la 5e session de la Commission mixte entre le Burkina et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Trois ans après, quel bilan fait-on de cette coopération Nord-Sud ?

C'est l'objectif de la rencontre qui réunit les acteurs des deux parties les 17 et 18 avril 2014 à Ouagadougou, pour faire le point de la mise en œuvre de 19 projets adoptés au cours de la session de 2011. Ce 17 avril a eu lieu donc la cérémonie d'ouverture de ladite réunion de suivi et d'évaluation sous la présidence du Secrétaire général du MAECR, Marc Somda et du chef de la délégation de la Fédération de Wallonie-Bruxelles, M. Joël Decharneux.

Passer en revue les acquis, identifier les insuffisances de la mise en œuvre de la vingtaine de projets, telle est la tâche principale des participants réunis qui pour la plupart sont des représentants des ministères concernés par lesdits projets.


Ce sont donc 05 projets pour le secteur de l'Eau, 03 pour l'Enseignement supérieur, 09 pour le domaine de la Culture, 01 pour le renforcement du MAECR, et enfin, 01 pour la plateforme coopérative entreprises Wallonie-Burkina Faso qui ont été réalisés pendant la période 2011-2014. "Dans l'ensemble tout est positif" a déclaré le Secrétaire général. Mais il a exprimé le souhait qu'au sortir de la réunion d'autres secteurs tels que l'environnement, les droits humains et l'audiovisuel soient pris en compte dans les coopérations à venir. C'est en cela que pour M. Joël Decharneux "une évaluation est un gage de réussite d'une prochaine commission mixte". En attendant la 6e Commission mixte prévue pour se tenir courant 2014 en Belgique, les conclusions de la présente réunion "permettront, à en croire Marc Somda, de dégager de nouvelles perspectives pour une coopération renforcée" entre le Burkina Faso et la Fédération Wallonie-Burkina.

Herman Frédéric BASSOLE (Stagiaire)

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