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Blog: lefaso.net

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Date :: 22/07/2014 02:50:09 (Mettre à jour)

Nabil | Hier 10:30

Il est maître de recherche en anthropologie, chef du département socio-économie et anthropologie du développement à l'Institut des Sciences des sociétés (INSS). Le Dr. Ludovic Ouhonyiouè Kibora évolue dans un domaine très peu connu, mais dont la prise en compte est cardinale dans la réussite de tout projet et programme de développement. Dans cet entretien, celui qui est par ailleurs, vice-président de l'Association Euro-africaine pour l'anthropologie du changement social et du développement, nous parle davantage de ce regroupement de chercheurs, de l'échec programmé de toute entreprise de développement qui ne prend pas en compte « l'être » et de la problématique de la vulgarisation des résultats de la recherche.


Lefaso.net : Vous êtes vice-président de l'Association euro-africaine pour l'anthropologie du changement social et du développement, présentez-nous cette organisation ?

Ludovic Ouhonyiouè Kibora : C'est une association qui est basée essentiellement sur la recherche en sciences sociales, notamment l'anthropologie et qui privilégie aussi les praticiens du développement. Elle a été créée en 1991 à Paris. Au colloque de Montpellier en 2013, on a essayé de voir comment changer la dénomination pour que les autres ne se sentent pas exclus. C'est pourquoi l'association est ouverte aussi aux praticiens du développement, qui peuvent avoir leur mot à dire pour qu'on confronte les idées avec les chercheurs. C'est euro-africaine parce qu'initialement la structure été créée par des chercheurs français, africains et allemands, d'où cette dénomination. Mais depuis un certain temps, l'association est ouverte au monde entier car on peut aussi recevoir des américains du nord, des sud-américains, etc. On insiste davantage sur l'anthropologie du changement social.

Anthropologie du changement social et du développement, en termes plus accessibles et digestes, qu'est-ce-ce que cela veut dire ?

Vous savez, les sciences sociales ont souvent travaillé sur des thématiques par rapport à des époques et puis il y a l'anthropologie ou l'ethnologie des débuts qui a travaillé sur des questions de parenté, des questions liées à la connaissance des civilisations. Aujourd'hui, on essaie de comprendre les motivations des populations, les attitudes, les logiques sociales dans l'engagement des projets de développement, dans ce qui est mis en œuvre pour améliorer leurs conditions de vie. C'est dans cet accompagnement qu'on se situe pratiquement. C'est donc pour accompagner les populations dans la compréhension de leur motivation. Mais aussi pour voir comment on peut appuyer les recherches. L'anthropologie du changement social travaille par exemple sur les questions novatrices telles que la décentralisation, les projets de développement socioéconomique, l'agriculture, les questions de pauvreté. Quelles sont donc les perceptions des populations, comment est-ce qu'on peut mieux cibler les pauvres dans les politiques publiques, comment mieux connaître les logiques individuelles et collectives afin de pouvoir coordonner les programmes qui sont faits à leurs endroits.

Vous citez des centres d'intérêt qui concernent le développement, le sous-développement, alors que l'association regroupe des chercheurs européens des pays développés, est-ce-qu' ils se reconnaissent dans cette vision ?

C'est là un débat parce qu'au début les gens disaient que l'anthropologie est le regard que l'on porte sur l'autre lointain. Et les premiers chercheurs dans nos milieux étaient des occidentaux. Il y a beaucoup de gens qui ont même accusé l'anthropologie d'être une discipline colonialiste parce qu'elle permettait de connaître l'autre pour mieux lui apporter la civilisation. C'est pour montrer cette rupture que nous adoptons d'autres façons de faire, une autre mission qui est le changement social parce que c'est le quotidien des vies. Lorsqu'on parle de changement social, c'est vrai que dans l'urgence, les terrains qui sont adoubés, ouverts, peuvent être ouest africains et africains, mais il se trouve qu'on peut intervenir aussi bien en Europe, en Amérique latine... Cela ne concerne pas que l'Afrique. C'est pourquoi, la notion de développement a commencé à disparaître et on s'intéresse plus au changement social parce que cela concerne aussi bien les comportements des populations urbaines dans les grandes capitales occidentales que dans les campagnes et villes africaines.

C'est donc pour s'adapter aux réalités de vos collègues chercheurs européens que la dénomination change progressivement ?

(Rires) Ce n'est pas pour s'adapter aux chercheurs européens mais plutôt pour s'adapter aux réalités concrètes de ce que l'on aborde.

Vous estimez que la situation change et qu'il faut plutôt privilégier la notion de changement social que celle du sous-développement ?

Vous savez que la notion de sous-développement est un concept qui a été utilisé pendant certaines années, pendant certaines périodes. Il est lié à des époques de catégorisation. Mais là, on est n'est pas dans ces questions, on est dans le domaine de la science et on estime que la terminologie changement social sied mieux à ce que l'on aborde, aux problèmes actuels, aux questions courantes, plutôt que celle du développement. On ne parle pas de sous-développement mais comment est-ce qu'on peut accompagner des actions courantes, quotidiennes de transformation du milieu de vie des gens avec des réflexions scientifiques. On peut travailler sur toutes les questions qui sont d'actualité. La communalisation, la gouvernance locale, la lutte contre la pauvreté, les questions de corruption, certaines des thématiques peuvent être liées à des contextes particuliers, mais d'autres sont plus ouvertes

Avec des centres d'intérêts divers et des chercheurs d'horizons différents comment arrivez-vous à travailler puisque les réalités que vous abordez ne sont pas les mêmes partout ?

On avait un bulletin qui est devenu une revue (Anthropologie et Développement) après 36 numéros. Le but est de pouvoir réunir des gens qui travaillent sur des thématiques diverses mais qui ont des visions communes sur l'anthropologie du changement social et qui profitent des colloques pour exposer leur point de vue sur des questions sociales. A l'issue de ces colloques, on essaie de voir comment on peut publier les actes mais parallèlement il y a un bulletin qui fonctionnait dans lequel on publiait des articles. C'est ce bulletin que nous avons transformé pour qu'il soit une revue plus scientifique avec un comité de lecture qui respecte une périodicité définie. On a le premier numéro qui est sorti et les autres viendront et c'est après 20 ans de fonctionnement que nous avons eu ce changement. Normalement, c'est 2011 qui devrait être l'anniversaire mais le colloque a eu lieu en 2013.

Ce retard dans l'organisation des colloques est dû à quoi ?

Ce n'est pas évident d'organiser des colloques, on a fait celui de Ouagadougou en 2010 normalement on devrait tenir le prochain en 2012 mais c'est à cause des questions de calendrier, de gestion des programmes des membres, et surtout du nerf de la guerre. Les gens viennent d'un peu partout dans le monde, l'organisation est lourde. Mais on s'active pour respecter la périodicité des deux ans et si tout va bien en 2015, il y aura un colloque en Afrique, à Cotonou au Bénin. On essaie d'alterner entre l'Afrique et l'Europe.

En 2010, c'était à Ouagadougou et généralement nous profitons des colloques pour tenir les assemblées générales et discuter des questions de fond et si ce sont les périodes de renouvellement de bureau on le fait. C'est ce que nous avons fait en 2013 où on a renouvelé le bureau. L'ancien président qui avait passé 6 ans a souhaité se retirer pour être à la base et un nouveau président a été nommé, en la personne de Philippe Lavigne Delvigne, chercheur à Montpellier et moi j'ai été désigné comme vice-président. Le secrétariat et la présidence sont basés à Montpellier pour une question d'efficacité et de proximité dans le bon fonctionnement de l'association.

En tant que vice-président, quelles sont vos missions au sein de l'association ?

En tant qu'association scientifique qui mène des activités scientifiques, mes activités quotidiennes s'inscrivent dans ce cadre. Aussi, partout où je passe et dans la mesure du possible j'essaie de faire connaître l'association et montrer nos objectifs, les compétences dont nous disposons et que l'on peut mettre à la disposition des uns et des autres. Parallèlement on organise des séminaires périodiques. Ici (Ndlr. INSS) on a des séminaires 3 SB (Science Sociale du Burkina) tous les premiers vendredi du mois en collaboration avec d'autres associations au sein de l'INSS. L'APAD collabore et on essaie d'encourager les jeunes chercheurs à exposer leurs travaux. On critique pour améliorer, s'il y a des chercheurs seniors qui sont de passage et qui veulent exposer on peut les programmer. Mais souvent l'engouement est tel que c'est difficile d'avoir de la place pour exposer. En plus de cela on fait du lobbying pour amener les gens à adhérer à l'association.

Est-ce que les gens rechignent à venir à l'association ?

Les gens ne rechignent pas, mais beaucoup disent que c'est un regroupement d'anthropologues et comme ils ne sont pas de cette discipline, ils n'ont rien à voir. On essaie de les convaincre. Même si vous êtes dans les sciences sociales, vous êtes acteur du développement, vous pouvez venir. C'est avant tout, un cadre d'échanges. Que ce soit par l'écrit ou par les rencontres, cela peut guider, éclairer les lanternes pour amener à trouver des solutions souvent faciles. Quand vous travailler sur une problématique de recherche et que vous côtoyez les chercheurs qui travaillent dans le même domaine, cela peut vous faciliter les choses. Et si vous êtes membres, vous recevez gratuitement la revue et lorsqu'il y a des colloques on peut trouver des formules pour faire participer et prendre en charge les chercheurs ou des jeunes chercheurs qui n'ont pas forcément assez de ressources sous nos contrées.

Quelles sont les conditions d'adhésion à l'APAD ?

L'association regroupe à priori les praticiens du développement et des socio- anthropologues mais vous pouvez ne pas l'être et adhérer. Si vous aimez les échanges scientifiques, vous avez une ouverture d'esprit, vous avez envie de discuter dans le milieu de la recherche scientifique et intellectuel vous pouvez adhérer. D'ailleurs sur les fiches d'adhésion, il n'y a pas de précision. On dit seulement que l'inscription donne droit à des réductions aux colloques et à des numéros gratuits d'anthropologie et développement, notamment de la revue. Les L'inscriptions se font en ligne. On a fixé un principe de cotisation sur la base du salaire mensuel moyen de l'adhérent. Lorsque le candidat a un salaire inférieur ou égal à 800 euros (environ 524000 FCFA), vous payez 12 000 f CFA par ans. Ceux qui sont au-delà de cette fourchette, qui ont plus de de 800 euros par mois, payent 25000 f CFA. Les salaires ne sont pas identiques partout. Le maître de cherche au Burkina ne perçoit pas le même salaire que son collègue français. Il n'y a pas de contrôle on n'exige pas le bulletin de paye, mais on estime que pour des raisons d'honnêteté et d'éthique dans le domaine de la recherche, il ne doit pas y avoir de soucis.

Le problème avec les cotisations, c'est quand les colloques se profilent à l'horizon que les gens se bousculent pour payer. Le colloque de Ouagadougou a été un grand succès en 2010. Les gens étaient prêts à payer pour participer parce qu'ils ont lu des articles, ont utilisé des références dans leurs écrits et n'avaient jamais vu les auteurs de ces articles. C'était l'occasion de les approcher et discuter sur le contenu de certains concepts. Ils n'ont donc pas hésité à payer leur adhésion. Mais lorsque ces manifestation passent, l'engouement baisse jusqu'à l'annonce du prochain colloque. Ceux qui sont à jour de leurs cotisations étant prioritaires, les gens s'exécutent parce que pour participer, il faut payer. Mais souvent, les gens veulent payer leur cotisation, mais comme le payement se fait en ligne, cela peut paraître fastidieux et nous faisons en sorte que les membres remettent les cotisations sur place et lorsque les collègues français ou européens sont de passage, ils récupèrent pour aller mettre dans la caisse commune.

Une de vos publications dans la revue traite des perceptions des populations et des pratiques du développement. Un mot sur cette recherche…

J'ai souvent travaillé sur des questions de pauvreté avec des collègues universitaires qui sont des économistes. Ces derniers ont leur perception et nous en tant que socio-anthropologues, nous avons aussi notre vision. Les économistes travaillent beaucoup sur des données chiffrées, sur des statistiques. Selon les idées qui ont souvent été véhiculées, que ce soit par certains chercheurs que par des institutions financières de Bretton woods, la pauvreté qui est mise en avant est celle monétaire. Nous en tant que socio-anthropologues, nous disons que les hommes sont plus que des statistiques, ce sont des êtres qui vivent, qui pensent, qui changent et qui ont des perceptions des attentes que l'on peut difficilement contenir dans des statistiques. La preuve est que lorsqu'on regarde autour de nous, depuis 1991, on a mis en pratique les programmes d'ajustements structurels, ensuite les cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté et maintenant on a la SCADD (Ndlr. Stratégie de croissance accélérée et de développement durable). Souvent ce sont les insuffisances des programmes qui amènent d'autres. Généralement on ne prend pas assez en compte les aspects socio-culturels…

Vous avez l'impression que c'est un modèle de développement prêt à porter imposé souvent ?

Justement, très souvent on amène des programmes conçus ailleurs qu'on plaque sur toutes les sociétés sans tenir compte des cultures locales, des perceptions des populations et de leurs attentes. Compte tenu de cela, nous nous disons qu'il faut beaucoup prendre en compte les aspects sociétaux, les aspects culturels. C'est sur cette base que j'ai bâtie ma problématique en disant que compte tenu de ces échecs répétés, il faut plutôt comprendre ce que les populations elles- mêmes pensent de leurs conditions de vie. Qui est-ce qui est défini comme pauvre, est-ce que ceux qui sont caractérisés comme pauvres s'estiment pauvres ? Quand on parle de pauvreté monétaire, le plus souvent l'Etat et les chercheurs ne sont pas d'accord sur les chiffres. Même si on part sur la base des chiffres, on dira que le pauvre, c'est celui qui vit avec moins d'un dollar par jour. Vous verrez qu'il y a des gens qui font des semaines sans un dollar mais qui s'en sortent. C'est-à-dire qu'on a oublié les aspects de solidarité sociale et les conceptions culturelles liées à la pauvreté. Lorsque nous demandons aux gens de se définir, ceux que l'on considère comme pauvres, ne se définissent pas tous comme tels. Dans un milieu donné, les populations sont à mesure de cibler les pauvres qui ne sont pas forcément ceux qui sont déterminés par les statistiques. Ma recherche avait donc pour intention de dire que les programmes de développement doivent aller dans le sens de la compréhension de ces phénomènes et voir comment aller vers le plus grand nombre plutôt que de contenter de statistiques et de données économétriques qui laissent de côté une frange importante de la population.

Avez-vous eu des retours après publication de cette étude ?

C'est justement le problème quand on publie des études. On peut dire qu'on en a reçu, même si ce n'est pas direct et immédiat de la part des politiques, mais on constate qu'actuellement, lorsqu'on veut mener des réflexions sur des programmes à mettre en œuvre, on fait désormais appel aux sciences sociales notamment aux recherches socio-anthropologiques pour mieux comprendre les perceptions et les attentes des populations avant de s'engager. Si ces dimensions ne sont pas suffisamment prises en compte, nous réclamons. Il y a des institutions qui étaient spécialisées dans le plaquage des programmes déjà conçus dans des tours de verre très loin d'ici mais qui font aujourd'hui appel aux sciences sociales parce qu'elles ont compris qu'on ne peut arriver à un développement véritable si on ne passe pas par le bas. Et cela passe par la compréhension des logiques individuelles et collectives des populations, d'où l'importance de faire appel à la socio-anthropologie. Ce n'est pas facile mais cela devient un label d'excellence et il y en a qui y croient fondamentalement et qui se disent que sans cela, il est difficile d'arriver à des résultats probants. Je ne sais pas si ce sont des retombées mais nous sommes sollicités pour participer à des réflexions, à l'élaboration de projet et même pour la conduite de projet et c'est cela notre satisfaction.

Actuellement le référentiel de développement au Burkina, c'est la SCADD. Pensez-vous qu'elle prend en compte les préoccupations de la base ?

Le problème des programmes c'est que lorsque vous regardez les thématiques, elles sont toutes prises en compte. Mais dans l'évolution, dans la mise en œuvre, les partenaires exigent des indicateurs beaucoup plus tendance économétriques que socioéconomiques. La SCADD est un gros lot et il y a des activités qui concourent à la réalisation des objectifs. La mise en œuvre de certaines prend en compte notre vision et c'est à travers cela que l'on estime qu'il peut avoir une contribution quelconque mais sur l'ensemble je ne pense pas qu'on soit sorti de cette vision du tout économique dans la considération des questions de développement. Lorsqu'on parle de croissance, on peut en avoir à deux chiffres mais le panier de la ménagère subit toujours les mêmes affres quand elle se rend au marché et les populations à la base sont toujours dans des situations qu'elles ne comprennent pas, alors que les voyants de l'économie nationale sont au vert.

Justement, n'est-ce pas les institutions partenaires, notamment celles de Bretton woods qui dictent le tout économique dans les programmes ?

Bien sûr. Je disais qu'avec les échecs répétés des différents programmes, souvent des employés qui ont travaillé avec ces institutions lorsqu'ils n'y sont plus sont très critiques par rapport aux méthodes employées pour atteindre certains objectifs. Mais aujourd'hui, il y a de plus en plus des sollicitations en matière de recherches en sciences sociales pour aider à redresser la barre, corriger les erreurs du passé. On sent progressivement une ouverture d'esprit même si on arrive difficilement à faire bouger le mammouth, il y a de petites choses qui se font. Des programmes aujourd'hui admettent leur faillite parce qu'ils sont allés sur des mesures globales, mais il va falloir qu'on cible d'avantage les pauvres et les personnes vulnérables et il faut associer les chercheurs en sciences sociales pour identifier les cibles. Parce que si vous partez sur des données économétriques, vous pouvez faire des analyses en restant à new York ou à la Haye et cela entraine des données qui ne tiennent pas compte des hommes sur le terrain mais des chiffres et des statistiques.

Lorsqu'on fait des colloques au sein de l'APAD et qu'on publie des ouvrages, c'est pour justement dire notre conception des choses et dans la contradiction, on arrive à faire jaillir la lumière. A partir de là on est souvent sollicité. Lors du colloque de Montpellier il y avait des panels sur différents niveaux. Des anthropologues qui ont travaillé dans ou avec des institutions ont montré comment ça se passe et ont estimé qu'ils se faisaient utilisés parce qu'ils produisaient des résultats qui n'étaient pas utilisés. En même temps qu'on était content de les avoir, on mettait leurs résultats à coté parce que cela ne répondait pas à la philosophie qui a été montée au sein de l'institution depuis plusieurs décennies. Mais petit à petit on sent qu'il y a des transformations. Souvent des études sont commanditées par des décideurs qui veulent comprendre si des mesures prises en faveur des populations sont bonnes ou comment lutter contre un phénomène qui prend de l'ampleur. Bien entendu on fait la différence entre la consultation et les recherches scientifiques, tout en faisant ressortir des recommandations pertinentes qui pourront éclairer les décideurs

Autre chose à présent. Il est souvent reproché aux chercheurs d'être retirés dans leur tour d'ivoire avec les résultats de leurs recherches. Qu'est-ce que vous faites au sein de l'APAD pour valoriser vos résultats ?

C'est cela le problème du chercheur, même avec les collègues on en discute. Tout le monde, n'a pas le même entendement de la vulgarisation. Le chercheur cherche, il trouve, il applique, il essaie de voir ce qui est, ou il met à la disposition du public. Il faut peut-être quelqu'un à coté pour l'aider à vulgariser. C'est ceux qui utilisent les résultats de la recherche qui doivent venir. C'est vrai que souvent quand les gens ne savent pas ce que vous avez trouvé, ils ne peuvent pas venir chercher. Souvent on se retrouve dans un dilemme. Mais de plus en plus, on essaie de prendre des dispositions pour faire connaitre les résultats de nos recherches. A l'APAD, nous disposons d'un site web, une vitrine qui présente ce que nous faisons. A côté de cela, il y a le colloque. Le fait de les organiser tous les deux ans, avec des publications, sont autant d'éléments de vulgarisation. Il y avait aussi le bulletin qui publiait tout ce que les gens avaient vécu comme expérience dans un projet de développement ou des réflexions sur des questions fondamentales liées à des changements sociaux dans un milieu donné. On le distribuait souvent gratuitement dans des institutions. Avec nos contacts avec la presse, nous disons également ce qu'on fait. C'est ce qu'on essaie de faire pour le moment et lorsque les gens découvrent, ils nous sollicitent pour animer des conférences, participer à des débats, ou dans le montage des projets ou l'exécution programmes de recherche.

Vous parlez web, colloques et bulletins, ne pensez-vous pas que ces outils sont élitistes et que vous risquez de tomber dans les même travers que ceux que vous dites ne pas prendre en compte les préoccupations des populations à la base ?

Le problème aussi est que la recherche se fait dans une langue et un langage technique, pour la vulgarisation de nos recherches, on ne peut pas descendre jusqu'à un certain niveau. On peut peut-être traduire les résultats de nos recherches en langues nationales, mais c'est une question d'étape, de disponibilité et de compétence. On a des collaborateurs linguistes et qui ont publié en langues nationales. Moi-même je suis dans un institut ou on a beaucoup publié ou traduit des textes fondamentaux comme la constitution en langues nationales. Donc c'est petit à petit qu'on prend ces aspects. Lorsqu'on mène des réflexions et qu'on estime qu'on peut tirer des fascicules ou des indications qui peuvent être distribuées à des paysans, il est possible de le faire. C'est globalement ce que l'association fait. Mais individuellement, il y a des chercheurs qui vont plus bas que ce qui est fait à travers le bulletin ou le site web en faisant des prospectus, en traduisant en différentes langues les actions et les activités qu'ils mènent. Tout est lié à des contextes et à des périodes données. Toutes les voies sont ouvertes. La vulgarisation a différents paliers si nous arrivons à franchir un ou deux, d'autres personnes peuvent prendre le relais pour aller au-delà pour qu'on atteigne la base. Mais souvent les gens pensent que les chercheurs sont des demi-dieux et ce qu'ils disent est incompréhensible. Peut-être qu'il y a un mythe et notre nombre insuffisant joue en faveur de ce mythe. Mais lorsqu'on va sur le terrain, la différence est nette, surtout l'anthropologue s'intègre facilement. Le principe de base de la méthode de recherche en anthropologie, c'est l'immersion. Nous sommes par exemple en train de faire une étude sur la sécurité alimentaire. Lorsqu'on va faire la restitution nous iront dans le milieu de vie de la communauté, prendre un traducteur locale qui va expliquer nos résultats et demander leur point de vue.

Personnellement j'ai déjà fait des recherches dans des endroits comme le Sanguié où je ne parlais pas forcément la langue. Il s'agissait de mettre en place un programme de développement, j'ai exposé les résultats sous un arbre à palabre avec les populations. Je leur ai demandé à la fin si ce que j'ai dit répondait à leurs attentes. Les gens ont discuté et étaient d'accord en grande partie avec ce qui est ressorti. Le programme a donc suivi ces indications pour se développer. Même aux étudiants on dit de toujours trouver un moyen pour faire comprendre aux gens ce que vous avez produit. C'est quelque chose de recommandé dans nos pratiques de recherches quotidiennes.

Un dernier mot ?


Vous avez posez une question fondamentale sur la vulgarisation des résultats de la recherche. Les chercheurs, cherchent, trouvent mais ne savent pas par quelle voie passer pour faire connaître les résultats. Nous collaborons avec la presse et j'ai apprécié des jeunes journalistes qui vont vers les chercheurs pour programmer des émissions de télé, radio produire des articles de presse, et c'est une dynamique qu'il faut encourager. C'est un partenariat qu'il faut développer afin que la population connaisse mieux ce qu'on fait et ce qui peut les aider. Souvent les gens sont dans des problèmes alors que la solution est déjà trouvée. Même au niveau des institutions nationales ou internationales, on commandite souvent des études en investissant des millions pour résoudre un problème alors qu'il y en a qui ont déjà développé des idées qui auraient permis de réduire souvent le coût de certains investissements.

En ce qui concerne l'APAD, il ne faut pas que les gens se sentent rebutés par l'appellation euro-africaine pour penser qu'ils ne sont pas conviés s'ils sont par exemple asiatiques, c'est ouvert à tout le monde. On n'a pas affaire qu'à des socio-anthropologues. Au colloque de Ouagadougou en 2010, sur les affiches quand les gens voyaient anthropologie, ils ne se sentaient pas intéressés, mais après on a vu des historiens qui étaient de passage et qui ont pu participer à une séance. Ils ont compris que ce n'était pas distant de ce qu'ils pouvaient faire. Les journalistes aussi qui sont venus couvrir ont trouvé qu'il y avait des choses intéressantes et que cela pouvait être ouvert à tout le monde.

Entretien réalisé par Tiga Cheick Sawadogo

Lefaso.net




Nabil | Hier 1:13

La 6e édition d'Altitude Nahouri s'est courue le samedi 19 juillet dernier à Pô. Si le Kényan Roberts Kiptoo Kirui, qui a signé sa 2e victoire à ce semi-marathon, a malmené ses concurrents, un étudiant burkinabè, Yacouba Cissé, a inscrit son nom dans le palmarès de cette compétition en arrivant 4e au classement.


On avait l'habitude de voir des étudiants cyclistes. Mais lors de la 6e édition d'Altitude Nahouri, on a découvert des étudiants marathoniens dont un s'est illustré de la plus belle manière. Inscrit en 2e année de géographie, Yacouba Cissé, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est arrivé 4e classement. Il était du coup le premier des 2 Burkinabè classés parmi les 10 premiers à atteindre le sommet du Pic Nahouri. Le 2e Burkinabè, Issa Nikiéma, s'est classé 9e.

Partis de la Place de la Nation de Pô, les athlètes ont parcouru 21 kilomètres qui se sont achevés par une ascension du Pic. Le Kényan, Roberts Kiptoo Kirui, vainqueur de la compétition en 2012, a creusé, au bout de 6 km, un grand écart entre lui et ses concurrents. L'équipe ivoirienne, déterminée à laisser ses marques sur cette compétition, le marque à la culotte. Se joint à eux un athlète togolais. Le classement de départ est respecté jusqu'à l'arrivée. Premier au pied du Pic, Kiptoo s'attaque à la colline au pas de course. Il est immédiatement suivi du Togolais qui ne pourra rien changer. Premier au sommet du Pic, après 1h 19 minutes 36 secondes, l'athlète kényan arrache le drapeau du vainqueur. Il est suivi des deux Togolais, Kakomissa Midaouna et Malaba Tchendo. Le Burkinabè, Yacouba Cissé se classe 4e juste devant l'Ivoirien Gervais N'dry Konan.

Le Marocain à la peine


Le Marocain, Nacer Ibn Abdeljalil, premier de son pays à avoir atteint le sommet du Mont Everest ne figure pas parmi les 10 premiers. Partenaire de cette édition, le patron du ministère de l'Environnement et du développement durable, Salif Ouédraogo, a prêché pour la préservation de la nature par la lutte contre les sachets aux populations de Pô.

Cette édition a connu un succès eu égard à la mobilisation et au niveau des athlètes. Pour le promoteur, Ouezzin Louis Oulon, cela est un motif de satisfaction.

Il faut noter que la 6e édition a enregistré la présence du Chef d'Etat-major particulier de la présidence du Faso, le général Gilbert Djendjéré et son épouse.

Classement des athlètes


1- Robert Kiptoo Kirui (1h 19mn 36s) Kenya

2- Kakomissa Midaouna (1h 21mn 45s) Togo

3- Malaba Tchendo (1h 24mn 21s) Togo

4- Yacouba Cissé (1h 26mn 10s) Burkina

5- Gervais N'dry Konan (1h 26mn 31s) Côte d'Ivoire

6- Abdoulaye Allassane (1h 26mn 53s) Togo

7- Mohamed Adam (1h 28mn 13s) Bénin

8- Mahaman Tossiou (1h 29mn 01s) Burkina Faso

9- Issa Nikiéma (1h 29mn 57s) Burkina Faso

10- Boris Konan (1h 32mn 34s) Côte d'Ivoire




Nabil | Hier 1:13

Le secrétariat permanent de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-BF) poursuit la dissémination de son 3e rapport. L'équipe chargée de cette tâche était à Djibo, chef-lieu de la province du Soum, le 17 juillet 2014. Cette province abrite la mine d'or de Inata, propriété de la société minière de Bélahouro (SMB). Cette rencontre a permis aux conseillers municipaux, représentants d'organisations de la société civile, représentants des communautés coutumières et religieuses, de prendre connaissance du contenu de ce document.


Djibo constitue la 6e étape de la tournée de dissémination. Comme les précédentes, cette rencontre a consisté présenter l'ITIE et le contenu du document avant de passer aux questions-réponses. L'on retiendra que le secrétariat permanent de l'ITIE, bras technique de la structure, exécute les décisions du comité de pilotage. Elle est chargée, entre autres, d'élaborer mais aussi et surtout de disséminer les rapports de l'initiative, à l'ensemble des populations, principalement celles riveraines des sites miniers.

L'ITIE, son origine, ses objectifs et ses ambitions ont été présentés par Kimségninga Sawadogo, le chargé de communication du SP-ITIE. Puis, la fiscaliste de la structure, Françoise Zouré a expliqué le processus de recrutement du consultant et d'élaboration du rapport, notamment le recensement des sociétés minières, les déclarations de paiements et enfin la conciliation des paiements.

Le chargé du rapport et du renforcement des capacités de l'ITIE, Sidiki Guiré a, quant à lui, présenté le contenu du document. Puis, place à la partie la plus intéressante de la rencontre : la phase de questions-réponses. Et là, on ne s'est pas ennuyé. Loin, s'en faut. Les préoccupations ont porté essentiellement sur : la répartition de la taxe superficiaire aux communes, l'exploitation artisanale, la préservation et restauration de l'environnement, l'enclavement de la zone malgré la richesse de son sous-sol, la lenteur dans l'élaboration des rapports (retard de 3 ans est trop). A cela, s'ajoutent des questions de compréhension et de précision ainsi que les avantages d'être pays conforme.

Le statut de pays conforme à l'ITIE se veut un label de qualité et de bonne gouvernance. De ce fait, il attire les investisseurs, apaise le climat social. A-t-on assuré. La plupart des participants s'est dite satisfaite de cette rencontre. Car, le véritable problème entre les populations riveraines des sites miniers et les sociétés exploitantes se résume sans conteste au manque de communication.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Adama Carlos Dicko, président du conseil d'administration de APN-Sahel

Cette rencontre d'information est la bienvenue parce qu'il y a beaucoup de choses qu'on ne comprenait pas sur même l'ITIE. Maintenant, on a compris comment elle fonctionne. On a eu beaucoup d'information ce matin par rapport aux objectifs de l'ITIE. C'est des objectifs nobles. Il faut continuer parce que le principal problème aujourd'hui, c'est la communication, c'est l'information. Et tous les petits conflits là sont dus au manque de communication.

Aujourd'hui, les gens ont compris l'objectif de l'ITIE, qui ne représente pas forcément les mines d'or. Si c'était un débat face aux mines d'or, on savait sur quelle base, on allait débattre. Mais, comme c'est une information sur l'ITIE, son rôle, ses objectifs, il n'y a pas lieu de tirer trop sur les griefs environnementaux, les griefs sur l'emploi et tous les autres problèmes que les gens ont avec les mines d'or parce que même au niveau des mines d'or, le principal problème, c'est le manque de communication. Ils ne communiquent pas du tout et les gens voient ça de loin et ils s'imaginent plein de choses. Ils se disent qu'il y a plein de choses que les sociétés minières auraient pu faire mais qu'elles n'ont pas fait. Tout ça, c'est parce qu'ils manquent d'information. Je pense que la principale arme qu'il faut développer, c'est l'information.

Fati Ouédraogo, Association Seyorè Sahel

Cette rencontre est la bienvenue parce que, quand on a reçu la circulaire, tout le monde se posait la question qu'est-ce que ça veut dire l'ITIE. Mais, avec l'exposé, nous avons obtenu beaucoup de satisfaction. Elle est la bienvenue aussi parce que les gens ignoraient ce que les miniers faisaient sur le terrain et où partaient les taxes. Moi, je suis satisfaite.

Mais, dorénavant, quand il y a ces genres de rencontres, essayez de demander à ce qu'on prenne des gens qui ont au moins des liens avec les sites miniers parce que d'autres personnes peuvent venir écouter, mais de retour, elles ne peuvent pas faire un compte rendu de ce qu'ils ont écouté. Parce qu'elles n'ont pas de relation aussi avec ce domaine.

Yacouba Guindo, président de l'association Equilibre du Soum

Nous ne connaissons rien sur les activités des sociétés minières. Nous cherchons toujours l'information mais nous ne l'obtenons pas. On dit qu'il y a des cahiers de charge, on cherche mais on ne les voit pas. C'est pourquoi, sur tous les aspects, nous avons des difficultés avec les sociétés minières. Quand elles viennent, généralement, il n'y a pas aucune transparence. Quand on va vers elles, elles disent que c'est avec le gouvernement qu'elles ont traité et elles respectent le cahier de charge signé avec le gouvernement. Quand on va vers le gouvernement, il demande qu'on passe par lui parce qu'il est à la base, il dit qu'on va voir. Et quand on va vers les maires, ils ne veulent pas trop s'y aventurer parce qu'ils ne connaissent pas grand-chose. Donc, ça crée des problèmes sur le terrain. On a plusieurs fois discuté, on croyait qu'on allait s'entendre, mais jusqu'aujourd'hui, rien.

On sent qu'avec l'ITIE, comme il y a la transparence, ça nous permettra aussi de dire ce qu'on pense. Vous avez vu que certains ont dit ce qu'ils avaient dans le cœur. Et à partir de là, vous voyez donc que sur le terrain, on n'est pas satisfait de la société minière de Inata.

Les gens vivaient dans leur milieu, on vient les sortir et on va les mettre dans un milieu moderne. Ici, on a affaire à des Peulhs et des Bella, qui vivent dans des huttes. Donc, vous verrez les bâtiments construits par la mine en terme de dédommagements ne leur conviennent pas. Si vous allez sur le terrain, vous verrez que les bâtiments construits sont devenus des magasins, si non abandonné au profit des huttes. C'est dire qu'on n'a pas cherché à savoir les besoins réels des populations.

Les sociétés minières contribuent à dégrader nos routes, il faut qu'elles construisent ces routes, notamment Kongoussi-Djibo. On se rappelle encore le cyanure qui est versé dans nos barrages il y a quelques années, on ne sait pas quelles sont les conséquences à long terme.

Je propose de mettre l'accent sur le dialogue pour une meilleure compréhension entre nous et les sociétés minières. Il faut s'ouvrir, s'expliquer. S'il y a des rencontres de concertation, ça permettra de dissiper certains malentendus.

Propos recueillis par Moussa Diallo

Lefaso.net




Lefaso.net | Hier 1:06


Simon RAMDE revient pour dire Merci après son appel publié sur Lefaso.net le 25 juin 2014. Le petit garçon de deux ans qui pleurait sa jambe il y a quelques jours, parce que victime d'un accident qui avait entraîné une fracture de sa jambe droite, revient pour exprimer sa reconnaissance à toux ceux qui ont répondu à son S.O.S.


A cause des moyens limités de ses parents, Simon avait appelé à l'aide afin de pouvoir subir une intervention chirurgicale qui s'élevait à la somme de 500 000FCFA. Heureusement pour lui, des âmes généreuses ont bien voulu promptement lui prêter main forte pour réunir la somme en question.

Avec au total 5 dons, la somme de 80 000 a été réunie à raison de 50 000F une fois et 3 fois 10 000 pour aider Simon à retrouver sa Jambe. Le 5ème don a été une prise en charge complète de l'opération par une personne qui a demandé à rester dans l'anonymat, tout comme tous les autres donateurs.

En effet, dans la clinique du Plateau, l'intervention a eu lieu et s'est bien passée. Le restant de la somme a été remis aux parents pour la suite des traitements.

Simon revient pour témoigner de toute sa gratitude auprès de tous ceux qui, de près ou de loin à travers leur geste de solidarité, ont participé à sauver sa jambe.

L'intervention s'étant soldée par une réussite, le petit enfant en convalescence, est de retour au bercail avec le sourire aux lèvres. Mais ce n'est pas pour autant la fin de ses soucis car il reste à lui assurer une bonne rééducation et surtout, à lui trouver l'appareillage dont il aura besoin pour ce faire.

Delina Ilboudo




Lefaso.net | 20/07 23:52


Après Paris, Bruxelles, c'etait le tour de Milan le samedi 12 Juillet 2014, de recevoir la mission de la Ceni dans la salle des fêtes du consulat générale du Burkina Faso à Milan pour la mise en place des démembrements de la CEIC.


La rencontre était prévue pour 9h pour des raisons de distance, afin de permettre aux compatriotes des huit régions de la juridiction du Consulat Général, de ne rien manquer de ce rendez-vous important. La juridiction du consulat couvre toute la zone nord d'Italie et beaucoup de nos compatriotes ont dû parcourir plus de 400 km pour rejoindre le consulat à Milan.

Finalement c'est à 9h 45 que la réunion a commencé, avec l'intervention de Monsieur Issaka BAMBARA, vice-président de l'association des burkinabè de Milan pour souhaiter la bienvenue aux compatriotes du Nord d'Italie à Milan en demandant de participer activement et avec intérêt aux travaux de la CENI, avant de céder la parole au Consul Général, Monsieur François d'Assise YAMEOGO.

M.YAMEOGO a procédé à la présentation de la délégation composée de Mme Véronique KANDO, vice-présidente de la Ceni et de Mme BASSONE, membre de la Ceni. Le consul a remercié les Burkinabè de sa juridiction en expliquant l'importance de cette mission. Il a conclu en invitant les compatriotes à suivre avec attention le message de la délégation, à poser autant de questions nécessaires pour mieux comprendre les choses, mais aussi à fournir autant d'informations utiles à la délégation pour que cette expérience de la CENI soit un succès.


Après ces introductions, la parole est donnée à la délégation. La vice présidente, Mme KANDO remercie pour la grande mobilisation des compatriotes d'Italie ( la salle était pleine et les gens continuaient à arriver). Avec une expérience décennale à la CENI, elle explique de long en large les objectifs de la mission, en rappelant que l'enrôlement au Burkina a pris fin le 30 juin dernier. Elle explique aussi que ni la CENI, ni les compatriotes de l'étranger n'ont l'expérience des démembrements et leur demande donc la pleine participation et contribution (non financière) pour la bonne marche du travail qui sera fait sur le terrain.

Mme KANGO continue en disant qu'une personne est libre de jouir de ses droits, quand elle est bien informée et en rappelant que l'inscription et le vote au Burkina ne sont pas obligatoires, mais c'est le devoir de la Ceni d'informer chaque burkinabé pour qu'il puisse décider librement de l'exercice de son droit citoyen ou pas.

Mme KANDO explique particulièrement l'enrôlement biométrique : c'est la mise en place de toutes les dispositions nécessaires et techniques, pour que chaque citoyen Burkinabè ne puisse disposer que d'une seule voix. Cela consiste à prendre toutes les données alphanumériques et aussi les empreintes digitales des dix doigts. Pour s'inscrire, il faut être burkinabè âgé de 18 ans au moins et jouir de tous ses droits. Elle ajoute qu'à l'étape actuelle seule la carte consulaire reste l'unique document officiel permettant aux Burkinabè de l'étranger de se faire enrôler et les seuls sites où le scrutin peut se dérouler, sont les ambassades et les consulats généraux selon la loi et donc si le besoin se fait sentir la Ceni pourrait envisager la mise en place d'autres bureaux de vote, explique la vice-présidente tout en précisant que les votes vont se tenir le même jour qu'au Burkina, de 6h à 18h heure locale.

Elle conclut en demandant aux burkinabè présents dans la salle de participer et de poser leurs questions pour bien comprendre les choses. Pour ce faire, le Consul Général M. YAMEOGO, demande l'ouverture d'une première liste de questions qui se résument ainsi qu'il suit :
- Est-ce vrai que les Burkinabè de l'étranger, vont participer effectivement au scrutin de 2015 car en 2009 nous avons mis en place une Ceiam et qui n'a pas eu de suite, demande un participant. Pour la transmissions des résultats à la centrale en temps réel, comme l'a souligné la vice-présidente dans son exposé, s'il y a un délestage (quotidien des Ouagalais), que se passera-t-il ? Demande un autre.

- Beaucoup sont perplexes quant à l'enrôlement des Burkinabè de la juridiction du Consulat Général du Burkina Faso à Milan, qui n'est pas encore fonctionnel depuis son inauguration le 19 avril 2014 par le Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères, SEM Yipèné Djibril Bassolé.


Epuisées les questions et les réponses, la séance est suspendue pour laisser place à la désignation du représentant de chaque composante. La société civile reste dans la salle des fêtes du consulat, l'opposition se déplace dans un des bureaux du consulat et le parti au pouvoir et la mouvance présidentielle s'installent dans un autre.

A 12h 54 la séance, le Consul Général, Monsieur François d'Assise YAMEOGO, lit les procès verbaux remis par les trois composantes. La composition de la Ceic est ainsi formée :

- Société civile : Issaka BAMBARA (vice président de l'association des burkinabè de Milan)

- Majorité : Paul MARE (CDP)

- Opposition : Hassan Bandé (UPC)

- Percepteur consulat général : …………

Avant de mettre fin à la séance, Mme KANDO reprend la parole pour remercier tous les participants et se dit satisfaite pour la manière dont les travaux se sont déroulés.

C'est aux environs de 14h que le Consul Général a mis fin à la rencontre, tout en remerciant les présents et en leur demandant aussi de ventiler l'information à tous ceux qui, pour des raisons diverses, n'ont pas pu faire le déplacement à Milan.

Délégués CSBE-Italie.




Lefaso.net | 20/07 23:52 | 1 lectures


L'hôtel El Aurassi, au cœur de la capitale algérienne mais sur les hauteurs d'Alger avec une vue exceptionnelle sur la Méditerranée, est une énorme bâtisse caractéristique des années Houari Boumediène. Pas très éloigné de l'aéroport, avenue du Docteur Frantz-Fanon, figure emblématique « internationale » de la lutte pour l'indépendance algérienne, cet établissement a su, à coups d'investissements massifs, rester l'hôtel de luxe « bureaucratique » qui était sa vocation initiale (il a été inauguré en 1975) quand l'Algérie ambitionnait d'être une puissance industrielle en Afrique et sur la rive Sud du bassin méditerranéen.


C'est là que s'est engagée aujourd'hui, mercredi 16 juillet 2014, une nouvelle étape dans le dialogue inter-malien. Non sans tensions ni difficultés. Ce devrait être un « petit pas » mais un « pas décisif » a dit, d'emblée, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Il y a là, du côté du gouvernement malien, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères, et Modibo Keïta, Haut représentant du chef de l'Etat pour le dialogue inclusif inter-malien. Six groupes armés du Nord-Mali, plus ou moins représentatifs (et c'est là le problème), dont les signataires de « l'accord préliminaire de Ouagadougou » (MNLA, HCUA, MAA) mais aussi la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA), le MAA-dissident, la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) qui n'ont été signataires de la plateforme préliminaire d'Alger que le 14 juillet 2014. In extremis ; histoire de « ne pas rater le coche ».

Le problème avec les groupes armés touareg est le même qu'avec les trotskystes : vous en mettez deux ensemble, ils fondent une internationale ; si un troisième vient s'y agréger, la scission est inévitable… ! Pour le reste, il y a là les représentants des pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad (le cinquième larron étant bien sûr le Mali), de l'Union africaine, de la Cédéao, de l'ONU et de l'OCI. Ce qui, bien sûr, ne garantit pas la réussite de l'opération.

Le contexte est délicat. En plein Ramadan, les djihadistes ont repris du service. Un sous-officier français a été tué au Nord de Gao lors d'un attentat à la voiture piégée (ce qui ne serait pas une signature africaine mais de « terro-djihadistes ») le 14-juillet, au lendemain de l'annonce du lancement de l'opération « Barkhane ».

Le premier ministre malien, Moussa Mara, qui n'est pas membre du parti présidentiel, est dans le collimateur des cadres du RPM, le Rassemblement pour le Mali fondé par IBK ; on lui impute la faillite pour le camp présidentiel de « l'affaire de Kidal ». IBK lui-même n'est pas à l'abri des critiques, loin de là ; on lui reproche, désormais, au-delà d'un comportement peu adéquat, de ne pas savoir s'entourer des hommes qu'il faut à la place qu'il faut.

La question qui se pose aujourd'hui, quelque mois à peine après le changement de premier ministre, est simple : « Faut-il sauver le premier ministre Moussa Mara ? ». Or, désormais, ceux qui le pensent sont de plus en plus rares au sein du RPM. Ajoutons à cela le regain de violence dans le Nord-Mali malgré le cessez-le-feu signé le 23 mai 2014. Le Pays, dans un papier de Pousdem Pickou (lundi 14 juillet 2014), évoque une « mise en scène ». Celle du MNLA qui voudrait se « présenter à Alger en position de victime » ; celle de Bamako qui « voudrait faire passer le message selon lequel le MNLA n'est pas représentatif des populations du Nord. La preuve est qu'il vient d'être attaqué par d'autres groupes armés de la même zone ».

Ajoutons à cela que la situation en Afrique du Nord est tendue. Des « islamistes armés » ont été tués par les forces de l'ordre algériennes à Tipaza, à 80 km à l'Ouest d'Alger, tandis que 7 membres des forces de sécurité ont été les victimes d'un attentat à la bombe à Sidi-Bel-Abbès. La frontière algéro-tunisienne est, elle aussi, vulnérable : 14 soldats tunisiens viennent d'être tués à Chaambi, une zone de rébellion que Tunis n'arrive pas à éradiquer. Samuel Laurent, auteur de « Sahelistan » en 2013 et qui aime à se présenter comme un des meilleurs connaisseurs du terrorisme « islamique » (il est souvent l'invité du site Atlantico considéré proche de l'extrême droite française), expose actuellement dans la presse algérienne une vision pessimiste de l'évolution de la région. Il parle, purement et simplement, d'une « remise en cause des acquis des années 1990 [dans la lutte contre le terrorisme] du fait de la situation à la frontière libyenne ».

Il dit aussi que « Al Qaida et les mouvements connexes sont plus forts que jamais » grâce à l'argent qu'ils ont récupéré en Libye et auprès des « donations privées », tandis qu'il y a, en Afrique du Nord et dans la bande sahélo-saharienne (BSS), un afflux de combattants qui ont acquis de l'expérience en Syrie. Il dit encore, ce qui reste à vérifier, que « la moitié des réserves d'or de la banque centrale de Raqaa » (Ar-Raqqah ou Rakka se trouve à 160 km à l'Est d'Alep en Syrie) aurait été utilisée pour le financement des actions menées par AQMI au Nord-Mali. Il ajoute que dans la BSS, les relations avec Al Qaïda sont « plus opportunes qu'idéologiques ».

Dans le même temps, on assiste en Algérie à une campagne contre la « judaïsation » du pays : les autorités envisagent de rouvrir certains lieux de culte juifs fermés pour des raisons de sécurité au plus fort des tensions religieuses des années 1990. Pour les « islamistes » les plus radicaux, ce serait l'amorce d'une reprise des relations entre l'Algérie et Israël. Ce qui tombe mal alors que la Bande de Gaza est soumise à la puissance de feu de Tel-Aviv.

Du côte de Tripoli, la situation n'est pas plus sereine (et c'est un euphémisme). Et la Libye est devenue, pour tous les pays de la région, la source de tous les maux dont celle-ci souffre. Les ministres des Affaires étrangères d'Egypte, de Tunisie et d'Algérie, viennent d'ailleurs de se réunir, le lundi 14 juillet 2014, à Tunis, pour évoquer la situation qui prévaut en Libye. Le pouvoir politique y est particulièrement volatile, la capitale étant livrée aux milices tandis que le désert libyen est devenu un no man's land dont on dit qu'il est livré à tous les trafics.

Il se trouve être, du même coup, le pôle d'ancrage de ces Groupes armés terroristes (GAT) que « Serval » a permis de stopper sans pour autant les éradiquer. Et que « Barkhane » veut éliminer. « Notre approche est régionale et inclut un partenariat élargi avec nos partenaires africains. Les GAT sont très mobiles, ils profitent de la porosité des frontières pour les franchir et se protéger au Tchad, au Niger, au Mali. Dans cette nouvelle phase, nous devons nous appuyer sur les forces armées africaines. J'ai pu mesurer leur volontarisme lors d'une réunion du G5 Sahel (Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Mali, Tchad) à laquelle j'ai participé, début avril. Nous allons susciter des opérations conjointes, à cheval sur les frontières, pour être plus efficaces contre les GAT ». C'est le général Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées françaises, qui s'exprimait ainsi dans Le Figaro du lundi 14 juillet 2014 (entretien avec Alain Barluet).

C'est donc à Alger que ça se passe. Non pas que Ouagadougou ait démérité. Loin de là. Et les Algériens ne cessent de réaffirmer que les discussions à l'hôtel El Aurassi seront menées dans la continuité de l'accord préliminaire de Ouagadougou du 18 juin 2013. Mais c'est l'expression qu'en « Afrique de l'Ouest élargie », des rives de la Méditerranée jusqu'à celles de l'Atlantique, d'Alger à Abidjan et de Nouakchott à N'Djamena, la situation ne cesse d'évoluer et que la crise malienne est devenue une crise « Ouest-africaine ».

Changement d'échelle. Or, le poids lourd militaro-diplomatique régional est, incontestablement, l'Algérie ; et ce pays maîtrise depuis longtemps non seulement le dossier touareg mais également celui des « terro-djihadistes ». N'oublions pas, non plus, que l'équipe actuellement en place à Bamako n'y était pas encore lors de la signature de l'accord de Ouagadougou. Alger est donc une première pour cette nouvelle équipe ; l'occasion de voir ce qu'IBK et les siens sont capables de proposer pour faire en sorte que le Mali ne soit plus le maillon faible de la BSS.

Jean-Pierre BEJOT

La Dépêche Diplomatique




Nabil | 20/07 23:34 | 1 lectures


Près d'une dizaine de salles de classe et la maternité d'un centre de santé dans les villages de Sokoroni et Karangasso-Vigué ont été éclairées par des dispositifs photovoltaïques. L'œuvre entant dans le cadre de la coopération entre les régions Rhône-Alpes en France et Hauts-Bassins a été réalisée par des apprentis en étude professionnelle dans les filières électronique et de génie climatique à Lyon. Jeudi 17 juillet 2014 à Bobo-Dioulasso, ils ont communié autour d'une collation au cours d'une cérémonie d'au revoir.


Ils étaient une vingtaine de jeunes élèves et étudiants français à effectuer le déplacement dans la région des Hauts-Bassins pour une mission d'amélioration des conditions de vie des populations. Cinquième du genre, la promotion 2014 des apprentis s'est rendue dans les villages de Sorokoni et Karangasso-Vigué. Le premier groupe des étudiants a effectué des travaux dans neuf salles de classe de l'école primaire de Sokoroni. Ils ont en effet donné, une peau neuve en installant des éclairages photovoltaïques dans toutes les classes. Aussi, ont-ils repeint les tableaux, réhabiliter et fixer tout le mobilier. A Karangasso-Vigué, le second groupe s'est attelé à l'éclairage du centre de santé notamment la maternité. « Ils ont placé des panneaux solaire sur les toits et 15 luminaires ont été installés dans les salle de classe. Dans le centre de santé, ils ont complété les installations photovoltaïques déjà existantes, grâce auxquelles, les consultations et les accouchements pourront se faire même les nuits. Ce qui n'était plus possible depuis un moment », informe le directeur du pôle Electro-tec Patrice Charbonier. Pour clore le séjour en beauté, jeudi soir au cours de la cérémonie d'au revoir, plusieurs intervenants ont témoigné leur satisfaction quant à la réussite de la mission. Les bénéficiaires ne doutent pas que cet apport combien inestimable va contribuer à améliorer la qualité de la santé et de l'éducation dans leur localité.


« Nous serons toujours reconnaissants de votre engagement et votre détermination pour la cause des pays en voie de développement », a laissé entendre un ressortissant de Karangasso-Vigué. Dix jours de partage, d'échanges culturels que l'un des responsables en charge de l'éducation Gilles Roland a hautement apprécié. Avant de recommander aux jeunes de faire siens de ces valeurs culturelles africaines qui pourront à n'en pas douter leur être utile. Gilles Roland qui vient pour la première fois en Afrique et particulièrement au Burkina s'est dit séduit par les valeurs altruistes des Burkinabé. « Les moyens sont modestes, mais j'ai été agréablement surpris de voir plus de 100 élèves dans une salle de classe mais qui restent calmes et attentionnés aux enseignements », confie-t-il. Pour lui, cette coopération doit demeurer car les résultats sont parlants. Une conviction partagée par le vice-président du Conseil régional Konaté… qui a formulé le vœu de voir la coopération entre les deux régions grandir. Tous ont encouragé les jeunes apprentis talentueux, qui selon eux, auront une bonne intégration dans leur domaine respectif.

Bassératou KINDO

Pour le Faso.net




Nabil | 20/07 23:30


A l'initiative de la Fondation femme Tic et développement durable, le Médiateur du Faso, Alima Déborah Traoré a procédé au lancement officiel de la base de données sur l'expertise féminine au Burkina Faso. C'était le samedi 19 juillet 2014, à Ouagadougou.


Le savoir-faire de la femme burkinabè, se noie le plus souvent dans le huis-clos de son lieu de travail ou de son secteur d'activité. C'est du moins le constat que dit avoir fait, le Pr Jean Koulidiati, ministre du développement de l'économie numérique et des postes.

De son côté, indignée par le même constat, mais surtout convaincue que les femmes dans notre pays sont aujourd'hui présentes dans tous les secteurs avec un savoir-faire incontesté et que les Tic peuvent valoriser la femme dans ce qu'elle mène comme activité, la Fondation femme Tic et développement durable a conçu une base de données sur l'expertise féminine. Et c'est cette base de données qui vient d'être ainsi lancée. Il s'agit, précise la présidente de ladite Fondation, Mariame Jeannette Ouattara, de « recenser et répertorier l'expertise féminine de notre pays dans une base de données interactive, accessible sur internet » à partir du lien : expertise.femmetic.bf.


C'est une « très bonne initiative » qui, de l'avis du Médiateur du Faso, « permettra à tous ceux qui veulent un développement harmonieux du Burkina Faso, de puiser des expertes dans la base de données pour les responsabiliser ». Une base de données qui, au-delà de la valorisation de l'expertise féminine, vise, à en croire Mme Ouattara, « à susciter des vocations au sein des jeunes filles en référence aux parcours exemplaires d'aînées modèles ». A tout le moins, « Cette base de données pourrait, selon le ministre Jean Koulidiati, orienter les politiques publiques sur les mesures à prendre ou corriger certaines disparités homme-femme ».

Encore faut-il que ce répertoire soit assez fourni tant quantitativement que qualitativement. Il y a donc lieu de travailler à susciter des enregistrements dans ce répertoire. A cet effet, le Médiateur du Faso dit encourager la Fondation initiatrice « à faire le plaidoyer auprès des autorités, à faire la sensibilisation en direction non seulement de toutes ces femmes expertes inconnues, mais aussi des jeunes filles qui ont besoin d'exemples pour pouvoir se déterminer dans leur carrière ».


Déjà, la cérémonie du jour a été l'occasion pour le Médiateur du Faso Alima Déborah Traoré, la présidente du Conseil supérieur de la communication Béatrice Damiba, la présidente de la Commission de l'information et des libertés Marguerite Ouédraogo, la ministre de la promotion de la femme Nestorine Sangaré, la ministre de la promotion des droits humains Julie Nigna, la ministre déléguée chargée du budget Clothilde Ky, de s'enregistrer dans la base de données sur l'expertise féminine au Burkina Faso.

Fulbert Paré

Lefaso.net




Nabil | 20/07 23:23 | 2 lectures


Le président togolais Faure Gnassingbé Eyadema est arrivé ce dimanche 20 juillet 2014 à Ouagadougou. Il a été accueilli à sa descente d'avion par le ministre d'Etat, ministre en charge des réformes politiques et institutionnelles, Arsène Bongnessan Yé. Les deux hommes ont brièvement échangé dans le salon d'honneur de l'aéroport avant de rejoindre le président du Faso à la présidence. Sur les raisons de sa visite, mystère et boule de gomme.


C'est précisément à 11h 11 minutes que l'avion du président Togolais a marqué son arrêt sur le tarmac de l'aéroport international de Ouagadougou. Après une dizaine de minutes d'échanges avec Arsène Bognéssan Yé et le ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, Faure Gnassingbé Eyadema en sortant a juste lancé aux journalistes, « A tout à l'heure ». Pas un mot de plus. Il avait par ailleurs été signifié aux nombreux journalistes qu'ils ne sont pas conviés à la présidence du Faso. C'est une visite au pas de course, puisque le premier des Togolais devrait reprendre l'avion dans l'après-midi pour le retour chez lui. « A 14h 30 », avait-on précisé.

Tiga Cheick Sawadogo

Lefaso.net




Nabil | 20/07 23:12


Du 18 au 19 juillet derniers, le Front Républicain est allé à la rencontre des populations des communes et des capitales communales de la région du Sud- Ouest. A l'issue de la caravane, le regroupement de la cinquantaine de partis qui se sont coalisés en Front a adressé un message à la Nation. Explication du « Camarade » Michel Ouédraogo de la coordination : « Au regard des contacts et des attentes légitimes des populations, il est apparu nécessaire pour le Front Républicain de traduire les diverses préoccupations des populations pour la consolidation de la démocratie, de la paix et du dialogue par une déclaration dite Déclaration de Gaoua ».


Cette déclaration se voudrait un appel à la classe politique et aux forces vives de la nation, a- t- il précisé. Nous vous proposons une retranscription de l'Appel de Gaoua- que nous avons enregistré, en attendant la version finale qui ne devrait pas être différente de la présente.

« Appel de Gaoua

Considérant la valeur inestimable de la paix dans toute entreprise démocratique et de développement durable,

Considérant que les options les plus éprouvées par la promotion de la paix et de la démocratie sont le dialogue et l'arbitrage du peuple,

Que fort à propos les instruments internationaux et nos traditions nous y engagent,


Que tenant compte des exhortations des populations lors de la grande caravane dans la région du Sud- Ouest entamée par le Front Républicain les 18 et 19 juillet 2014 A la préservation de la paix,

Que prônant la cohésion dans la diversité, nous, membres du Front Républicain, réitérons notre appel à la classe politique et aux forces vives au- delà des différences,

A s'associer au Front Républicain pour une relance du dialogue démocratique au Burkina Faso,

A privilégier l'intérêt national pour la promotion d'actions de tolérance et d'acceptation mutuelles,

A consolider les valeurs et les acquis républicains.

Fait à Gaoua le 19 juillet 2014

Le Front Républicain

La cohésion dans la diversité
»

Propos retranscrits par Samuel Somda

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