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Blog: lefaso.net

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Date :: 24/05/2013 23:06:13 (Mettre à jour)

Nabil | 23/05 22:41


Le premier ministre Luc Adolphe Tiao a reçu ce jeudi 23 mai 2013 le nouveau chef de file de l'opposition politique (CFOP) Zéphirin Diabré. Accompagné par certains présidents de partis affiliés au CFOP (dont Me Bénéwendé Sankara, Ablassé Ouédraogo…), Zéphirin Diabré et sa suite ont rendu une visite de courtoisie au Chef du gouvernement. Les échanges de cette visite ont porté essentiellement sur le dialogue démocratique entre l'opposition et la majorité, et les sujets d'actualité.


Une délégation de partis affiliés au chef de file de l'opposition conduite par Zéphirin Diabré (actuel chef de fil de l'opposition) a rendu une visite de courtoisie au 1er ministre Luc Adolphe Tiao. L'occasion pour ces différents présidents de partis politiques de l'opposition d'échanger sur le dialogue démocratique entre l'opposition et la majorité dans le cadre d'un CFOP en tant qu'institution renforcée avec de nouvelles prérogatives. Ainsi M Diabré affirme que « nous avons souhaité pour le bien de notre pays, qu'il y ait de consultations plus régulières entre la majorité et l'opposition. En effet, même si nos points de vue sont divergents, nous pouvons trouver des consensus qui aplanissent certaines situations dans le souci de sauvegarder la paix sociale ».


Les échanges avec le premier ministre ont porté également sur les sujets d'actualité notamment les difficultés que les Burkinabè rencontrent au quotidien et leur mécontentement face à un certain nombre de décisions. Le premier sujet traité à ce niveau concerne la mise en place du sénat. « Nous avons réaffirmé notre opposition à ce que nous appelons la deuxième assemblée nationale donc inutile et surtout budgétivore », soutient le CFOP. Il précise que pour le premier mandat, le sénat va coûter 36 milliards de FCFA qui pourrait être injectés dans la santé, l'éducation... qui constituent des priorités.

Deuxième sujet d'actualité à être abordé par Zéphirin Diabré et sa délégation : la corruption et l'insécurité. Les partis de l'opposition ont demandé au Chef du gouvernement de prendre des mesures idoines pour sanctionner ceux qui détournent et volent l'argent du contribuable. Aussi, demandent-ils à l'Etat de prendre des mesures énergiques qui conviennent pour assurer la sécurité des personnes et des biens car l'insécurité est grandissante au Burkina Faso.


Finalement, les échanges se sont terminés sur les revendications sociales des Burkinabè. Actuellement, le prix du gaz a augmenté, les salaires n'ont pas connu de hausse, les problèmes de santé demeurent, les délestages d'électricité empirent de jour en jour et les étudiants continuent de manifester pour la satisfaction de leur revendication matérielle. Ces questions pour M Diabré et sa délégation doivent être au premier plan des préoccupations du gouvernement. « On peut parler de la paix sociale mais tant que les problèmes des Burkinabè ne seront pas résolus, il n'y aura pas de paix sociale », conclut le chef de fil de l'opposition politique.

Patindé Amandine Konditamdé

Lefaso.net




Nabil | 23/05 22:37


Comme il fallait s'y attendre, le gouvernement, par la voix du ministre d'Etat Bongnessan Arsène Yé, est revenu sur la mise en place du Sénat à l'occasion de son traditionnel point de presse dans le studio de production de la télévision nationale. En sus, la situation de l'enseignement secondaire qui a connu des perturbations ces derniers temps, a été clarifiée.


La loi n° 033-2012/AN du 11 juin 2012 portant modification de la Constitution du Burkina Faso en instituant le Sénat, consacre le bicaméralisme du Parlement burkinabè dont les deux chambres sont dotées d'un pouvoir législatif.

L'inscription constitutionnelle du Sénat peut, selon le ministre d'Etat, être considérée comme « un pas décisif vers la consolidation de la démocratie burkinabè par l'élargissement de la délibération législative ». La création du Sénat au sein de notre Représentation nationale, répond donc à ce souci de consolidation de notre démocratie. En effet, l'une des caractéristiques de la démocratie représentative est l'élargissement de la base de discussion et d'adoption des textes de lois qui soient acceptables.

Que peut-on attendre concrètement du futur Sénat ?


La création d'une deuxième chambre au sein de notre Représentation nationale, est, indique le ministre d'Etat, un choix politique. Et ce choix, précise-t-il, est guidé par un ensemble d'intérêts pratiques.

D'abord, la création du Sénat permettra de faire participer les collectivités territoriales à l'élaboration des lois. Cette option de faire participer les entités locales rappelle l'esprit du bicaméralisme dans les Etats fédéraux. A cet effet, la représentation des régions se fera de façon égalitaire. En effet, chacune des 13 régions sera représentée par trois Sénateurs. Plus que trois par régions conformément au souhait de certains, on se retrouverait, à en croire le ministre Yé, avec un Sénat politisé à outrance du fait de la forte influence partisane.

Par ailleurs, le Sénat permettra de faire participer la chefferie traditionnelle et coutumière, les communautés religieuses, les forces de productions et les burkinabè vivant à l'étranger, au processus d'élaboration de la loi et au contrôle de l'action gouvernementale. En effet, les sénateurs peuvent aussi, tout comme les députés, interpeller le gouvernement sur la base de questions écrites, de questions orales avec ou sans débat.

Ensuite, l'érection du Sénat permettra l'amélioration technique du travail parlementaire. En effet, « la complexité et la technicité croissantes des problèmes, l'élargissement rapide du champ du droit et de la loi, justifient l'intervention d'une seconde chambre chargée tout à la fois d'envisager les projets de loi sous un nouvel angle de vue et de procéder à une relecture des textes adoptés par l'autre chambre », explique le ministre d'Etat avant de citer René Monory lorsqu'il disait que « Deux chambres, c'est deux chances ».

Mais le Sénat coûte cher à l'Etat burkinabè



Prévu pour fonctionner à l'image de l'Assemblée nationale avec les mêmes avantages reconnus aux députés, il faudra à notre Sénat 6 milliards de nos francs par an ; ce qui donne un total de 36 milliards sur la durée du mandat arrêtée à six ans.

Pour le ministre d'Etat Yé qui dit reconnaître qu'il y a d'autres priorités au Burkina, le coût de l'institution ne doit pas constituer un obstacle à sa mise en place car, dit-il « quel que soit le prix de la démocratie, il est moins cher que celui de l'Etat d'exception ».

Après tout, il indique ne pas comprendre cette évaluation à 6 milliards par an, tout en rappelant qu'une enveloppe de 3 milliards de FCFA est prévue pour le Sénat dans le budget de l'Etat gestion 2013.

Des rapports Exécutif-Sénat


Conformément à la loi organique relative à la mise en place du Sénat, il revient au président du Faso, à la suite de l'élection des sénateurs des régions, de la désignation de ceux représentant les coutumiers, les religieux, les burkinabè de l'étranger, de nommer 29 sénateurs. Ces derniers, en ce qu'ils bénéficient d'un mandat impératif de six ans, doublé du fait que le président du Faso ne peut dissoudre le Sénat, doivent pouvoir faire preuve d'indépendance véritable vis-à-vis du pouvoir exécutif.

A l'opposé, le Sénat ne peut pas renverser le gouvernement, ni même menacer son existence ; mais les sénateurs ont l'occasion d'être informés par le gouvernement à travers les mécanismes des questions d'actualité, des questions orales avec ou sans débats et des questions écrites. Mieux, les sénateurs pourront constituer des commissions d'enquêtes qui peuvent auditionner les membres du gouvernement.

Modification du calendrier scolaire au secondaire


Pour résorber la crise engendrée ces derniers temps par la grève du SNESS et de la F-SYNTER, le gouvernement a eu une rencontre de travail avec les responsables de ces syndicats du 14 au 19 mai 2013. Il en a résulté non seulement une issue à tout le moins acceptable pour les deux parties, mais aussi un réaménagement du calendrier scolaire initial.

En effet, les personnels enseignants et d'encadrement de catégorie C bénéficieront sur la base d'un décret qui sera pris au plus tard le 30 juin 2013, d'une indemnité spécifique pour compter du 1er juin 2011.

La même échéance du 30 juin 2013 est arrêtée pour l'effectivité d'un décret reclassant les Conseillers pédagogiques dans une catégorie spéciale dénommée P7 agrémentée par grille indemnitaire spéciale.

L'engagement a été pris par le gouvernement de travailler à limiter considérablement les effectifs dans les salles de classe. Et pour l'ensemble des enseignants du secondaire, l'indemnité de logement sera relevée pour compter du 1er octobre 2011.

Cette rencontre de travail a aussi été l'occasion de la révision du calendrier de l'année scolaire en cours et de celui du déroulement des examens de la session 2013. Il en a résulté en effet, le nouveau calendrier ci-après, validé par le Conseil des ministres :

- Vendredi 07 juin 2013 : fin des cours du secondaire ;

- Mardi 11 juin : début des épreuves du BEPC, du CAP, et du BEP ;

- Jeudi 27 juin : début des épreuves du baccalauréat.

Il est précisé que le déroulement des autres phases de ces examens est modifié en conséquence.

Toutefois, « les autres dates fixées dans les calendriers de l'année scolaire 2012-2013 et des examens et concours sessions 2013 ainsi que celles des épreuves sportives du BEPC et du Baccalauréat restent inchangées ».

Le point de presse du jour a également été l'occasion pour le ministre des Enseignements secondaire et supérieur, Moussa Ouattara, d'annoncer la tenue du 13 au 15 juin à Ouagadougou, des états généraux de l'enseignement supérieur. Cela permettra, foi du ministre Ouattara, « à l'ensemble des intervenants et partenaires de l'enseignement supérieur et à toutes les composantes de la nation de débattre des problèmes cruciaux qui minent cette composante de notre système éducatif pour rechercher les voies et moyens d'y promouvoir la qualité et l'excellence ».

Fulbert Paré

Lefaso.net




Nabil | 23/05 22:26

Au premier jour d'une mission conjointe historique des Nations Unies et du Groupe de la Banque mondiale dans la région des Grands Lacs, le Groupe de la Banque mondiale annonce un projet de financement d'un montant d'un milliard de dollars destiné à aider les pays de la région à fournir de meilleurs services de santé et éducation, accroître les échanges transfrontaliers et financer des projets hydroélectriques, le tout afin d'appuyer l'accord de paix de la région des Grands Lacs signé par 11 pays en février dernier.


Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, qui effectue une visite de trois jours avec le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon en République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda et en Ouganda, a déclaré que la sécurisation et le développement de la région des Grands Lacs sont essentiels aux efforts déployés par l'Afrique pour réduire l'extrême pauvreté et créer des opportunités économiques pour des millions de personnes.

« Nous avons déployé des efforts extraordinaires pour mobiliser un milliard de dollars de financement supplémentaire parce que nous estimons que cela peut contribuer grandement à une paix durable dans la région des Grands Lacs, » déclare M. Kim. « Ce financement aidera à relancer le développement économique, créer des emplois et améliorer les conditions de vie des populations qui souffrent depuis bien trop longtemps. Les dirigeants de la région des Grands Lacs peuvent désormais, en vertu de la relance de l'activité économique et l'amélioration des conditions de vie dans les zones frontalières, rétablir la confiance, renforcer les économies et ouvrir de nouvelles perspectives à des millions de personnes. »

Selon M. Kim, le nouveau projet régional de financement, assorti d'un taux d'intérêt nul, et accordé par l'Association internationale de développement (IDA)* viendra appuyer deux grandes priorités de développement régional : le rétablissement des moyens de subsistance des populations vivant dans la région des Grands Lacs qui ont considérablement souffert pendant les périodes de conflit ; et la relance et l'expansion de l'activité économique transfrontalière pour créer plus d'opportunités et susciter une intégration plus poussée dans les domaines de l'agriculture, l'énergie, le transport et le commerce régional.

Le financement supplémentaire que propose la Banque mondiale comprend environ 100 millions de dollars destinés à soutenir l'agriculture et améliorer les moyens de subsistance en milieu rural pour les populations déplacées à l'intérieur des pays et les réfugiés de la région ; 340 millions de dollars pour le financement du projet hydroélectrique Rusumo Falls d'une puissance de 80 megawatts au profit du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie ; 150 millions de dollars pour la réhabilitation des projets hydroélectriques Ruzizi I et Ruzizi II et le financement de Ruzizi III qui alimentera en électricité le Rwanda, le Burundi et la RDC ; 165 millions de dollars pour la construction de routes en RDC, notamment dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province Orientale ; 180 millions de dollars pour améliorer les infrastructures et la gestion des ressources frontalières le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC ; et des millions de dollars de financements supplémentaires destinés aux laboratoires de santé publique, au secteur de la pêche et aux programmes de facilitation des échanges, etc.

Si d'autres régions de l'Afrique subsaharienne connaissent des taux de croissance importants, les pays de la région des Grands Lacs ont enregistré des taux de pauvreté extrêmement élevés et des performances très faibles en ce qui concerne les services de base tels que l'accès à l'électricité. Le rendement agricole est aussi relativement faible. Un aspect fondamental de l'approche de développement adoptée par le Groupe de la Banque mondiale dans la région consiste à augmenter la production énergétique et accroître l'interconnectivité pour tirer parti de sources d'énergie hydroélectrique et géothermique renouvelables et à moindre coût. Exploiter le potentiel hydroélectrique de la RDC, en particulier, permettra au Burundi et au Rwanda d'avoir accès à une énergie à faible coût et de jouer le rôle qui leur revient au plan de la stabilité régionale. Il n'existe actuellement aucun réseau régional, et l'interconnectivité entre les pays de la région reste très limitée.

À Kinshasa, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s'est félicité de ce nouveau soutien du Groupe de la Banque mondiale.

« De nombreux pays africains font des avancées considérables, et les populations de la région des Grands Lacs, en particulier celles de la RDC, méritent de bénéficier d'amples opportunités. Un accord de paix doit produire un dividende de la paix. C'est la raison pour laquelle M. Kim et moi effectuons cette visite. Nous entrevoyons un horizon d'espoir pour les populations des Grands Lacs et sommes déterminés à les aider à chaque étape, » affirme le secrétaire général des Nations Unies.

Les échanges transfrontaliers sont un facteur clé de la paix


En annonçant sa nouvelle promesse de financement, le Groupe de la Banque mondiale a indiqué qu'il est de l'intérêt de tous les pays de la région de promouvoir encore plus le commerce qui contribuera à améliorer l'efficacité des politiques de développement national.

Selon Makhtar Diop, le vice président de la Banque mondiale pour la région Afrique, qui accompagne le président Kim et le secrétaire général Ban Ki-moon au cours de cette mission d'information : « Avec une production plus abondante d'électricité pour la région des Grands Lacs, nous obtiendrons des retombées économiques considérables, notamment si, ensemble, nous parvenons à faciliter et accélérer les mouvements des biens et des personnes d'un pays à un autre. »

« L'Afrique devra exploiter le potentiel qui est le sien de subvenir aux besoins alimentaires de ses populations parce que les agriculteurs des régions comme les Grands Lacs sont confrontés à plus de barrières commerciales que nulle part ailleurs dans le monde lorsqu'ils s'efforcent d'acheminer leurs produits vers les marchés de la région, » ajoute M. Diop. « Trop souvent, les frontières font obstacle à l'acheminement de volumes abondants de produits alimentaires vers des familles et des communautés qui peinent à se nourrir avec le peu dont elles disposent. »

L'amélioration des routes sera bénéfique pour le commerce et les populations


Dans leur appel en faveur d'une solution régionale pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs, les autorités de la Banque mondiale ont indiqué que la nouvelle promesse de financement permettrait de remettre les routes en état afin de relier les centres commerciaux éloignés des marchés régionaux.

Le financement de la Banque se concentrera sur la reconstruction des principaux axes transfrontaliers, une approche qui sera complétée par la remise en état et l'ouverture des routes secondaires nécessaires pour acheminer les produits vers les marchés. Cette approche présente deux avantages : primo, l'intensification des échanges augmentera sensiblement les activités économiques, les conditions de vie et les emplois ; et secondo, la connectivité favorisera la libre circulation des personnes et des biens, et permettra de rétablir les fonctions de régulation de l'État.

En RDC, le projet du Groupe de la Banque mondiale en cours d'exécution (projet Pro-Routes d'un montant de 248 millions de dollars) a un impact important en vertu de sa contribution à la réouverture de 2 176 km de routes dans la Province Orientale, le Sud-Kivu et le Katanga. L'impact économique des tronçons remis en état est significatif car le coût du transport a été réduit de 80 % dans certains cas et le temps de déplacement de plus de 50 %. Les données sur le terrain semblent indiquer que l'insécurité diminue dans les zones où les routes ont été remises en état.

Une nouvelle occasion de réaliser la paix dans la région des Grands Lacs


Mary Robinson, l'envoyée spéciale dans la région des Grands Lacs, qui participe également à la mission d'information avec MM. Ban Ki-moon et Jim Yong Kim soutient le nouvel engagement du Groupe de la Banque mondiale en matière de développement à l'égard de la région des Grands Lacs et ses populations.

« Une opportunité toute nouvelle se présente. Il ne s'agit plus de se contenter de réagir aux conséquences des conflits, » déclare Mme Robinson. « C'est le moment de s'attaquer à leurs causes sous-jacentes et d'y mettre définitivement fin. Il faut que le cynisme fasse place à l'optimisme et au courage pour que cette nouvelle tentative soit couronnée de succès là où d'autres ont échoué. Le gouvernement, les populations de cette région et la communauté internationale doivent, une fois de plus, croire en la possibilité de réaliser la paix et être déterminés à prendre les mesures nécessaires pour l'obtenir. »

*L'Association internationale de développement (IDA), une institution membre de la Banque mondiale créée en 1960 aide les pays les plus pauvres de la planète en accordant des prêts sans intérêts destinés à financer des projets et programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations démunies. L'IDA est l'une des principales sources d'aide pour les 82 pays les plus pauvres du monde, dont 40 se trouvent en Afrique. Les ressources de l'IDA apportent des changements positifs pour 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l'IDA a financé des activités dans 108 pays. Le montant de ses engagements annuels a augmenté régulièrement et s'établit à une moyenne d'environ 15 milliards de dollars sur les trois dernières années, dont quelque 50 % pour l'Afrique.




Nabil | 23/05 22:18


Le Président de l'Association des Burkinabè de Washington D.C et sa Région (ABURWA), Monsieur Guy LINGANI a remis le jeudi 23 mai 2013, un chèque de deux mille cinq cent (2500) dollars US à l'Ambassadeur Seydou BOUDA, pour acheminement au ministère de la Promotion de la femme et du genre du Burkina Faso, comme contribution de cette association au financement de l'opération nationale dénommée : « une femme, un acte de naissance ».


Cette somme a été collectée le samedi 13 avril 2013 au cours d'un dîner gala suivi d'une soirée dansante organisé à Washington D.C par l'ABURWA. Cette soirée a connu la participation de nos compatriotes vivant dans cette partie des Etats-Unis, des membres du corps diplomatique de pays membres de la CEDEAO de la place diplomatique de la capitale fédérale des U S A et autres amis et sympathisants de notre pays. Cette rencontre a été notamment animée par l'artiste burkinabè bien connu Dez Altino, lauréat du Kundé d'or 2013, en tournée à la période indiquée, aux Etats-Unis d'Amérique.

En remettant le chèque, Monsieur Guy LINGANI a indiqué que ce geste était une réponse de l'ABURWA à l'appel de solidarité et de cœur lancé en septembre 2012 par le Ministre de la Promotion de la femme et du genre, Nestorine SANGARE/COMPAORE, notamment à la diaspora, pour une mobilisation de deux (2) milliards de F CFA en vue de l'établissement de 2 millions d'acte de naissance pour les 2/3 des 3 millions de femmes du Burkina Faso qui n'en n'ont pas.


En recevant le chèque, l'ambassadeur Seydou BOUDA, tout en informant les membres de l'association des dispositions prises pour sa transmission au ministère de la Promotion de la femme et du genre, leur a aussi adressé ses félicitations pour cette initiative très pertinente en tant que réponse concrète des compatriotes Outre-Atlantique à cet appel à la solidarité au profit des femmes du Burkina Faso à travers Madame Nestorine SANGARE/COMPAORE. Elle affirmait récemment dans la presse burkinabè, je cite : " Je trouve qu'il n'est pas normal que dans un pays, des hommes et des femmes naissent, qu'ils vivent, qu'ils meurent sans qu'il n'y ait aucune trace de leur existence sur le plan administratif. Il n'est surtout pas normal que dans une nation, des citoyens puissent vivre et ne pas pouvoir participer à la vie démocratique, ne pas pouvoir profiter des avantages que créé la possession de ce document. Il n'est pas normal qu'ils ne puissent pas avoir une identité nationale parce qu'ils n'ont pas d'acte de naissance."

Pierre WAONGO

Attaché de presse

Ambassade du Burkina Faso/Washington D.C




Nabil | 23/05 22:17


Ancien ministre burkinabè des Relations extérieures et de la Coopération pendant deux ans (1984-1986) sous la période révolutionnaire, directeur de recherches en sociologie politique au Centre national de recherches scientifiques et technologiques (CNRST), Basile Laetare Guissou fait incontestablement partie des témoins et connaisseurs de l'histoire politique du Burkina Faso et de l'Afrique. Rencontré ce 20 mai 2013 au lancement à Ouaga 2000 des activités de commémoration des 50 ans de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) devenue Union africaine (UA), le délégué général du CNRST a bien voulu répondre aux quelques questions que nous lui avons posées sur l'OUA.


Lefaso.net : Que vous inspire la présente célébration des 50 ans de l'Organisation de l'unité africaine ?

Basile L. Guissou : Il faut saluer le fait que notre ministère des Affaires étrangères et de la Coopération ait initié cette commémoration des 50 ans de l'Organisation de l'unité africaine. Parce qu'à l'évidence, l'Afrique vient de loin. Je disais tantôt qu'en 1945, à la sortie de la seconde guerre mondiale, quand on créait l'Organisation des Nations-Unies, il n'y avait que deux pays africains présents : l'Ethiopie et le Libéria. Tout le reste de l'Afrique n'existait, appartenait à l'extérieur. C'était des propriétés des pays européens colonisateurs.

Mais, en 1960 il y avait déjà 32 pays africains indépendants qui se sont réunis à Addis pour créer l'Organisation de l'unité africaine.

Et aujourd'hui, nous sommes en présence d'au moins 54 Etats qui commémorent les 50 ans de la création de cette organisation continentale qui est unique en son genre. On ne le dit pas assez, il n'y a nulle part au monde une structure comparable l'OUA.

Parce que c'est d'abord une structure politique, ailleurs, c'est des unions économiques. C'est la seule structure qui réunit des Etats d'un même continent à cette échelle et avec des objectifs purement politiques. L'OUA a été créée pour garantir l'intégration africaine et surtout la libération du colonialisme et de l'apartheid. Ces objectifs ont été largement atteints. Maintenant, il reste à intégrer l'Afrique, à construire une économie qui tienne la route, à résister aux chocs externes qui déstabilisent de nombreux pays africains.

Qu'est-ce qui a changé pour l'Afrique entre l'époque que vous étiez ministre des Relations extérieures et de la Coopération et maintenant ?

A l'époque, le poids de l'Afrique dans les affaires du monde étaient nettement inférieur à ce qu'il est aujourd'hui. A tous les points de vue, le poids du continent dans les affaires du monde a augmenté de 1984 à aujourd'hui.

Le Premier ministre Tiao vient de relever l'action du Président du Faso en matière de paix sur le continent. Qu'en dites-vous ?

C'est quand même l'actualité brûlante. Prenez le Mali, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Togo, et même le Niger, dans presque tous les pays voisins, le Burkina s'est investi en criant haut et fort, « si le toit du voisin brûle, prépare toi », parce que si tu ne l'aides pas à éteindre le feu, ça va prendre chez toi. Nous ne le faisons pour les autres, nous le faisons d'abord pour nous-même en nous impliquant dans le recherche des solutions aux crises.

Mais, au Mali le Burkina après avoir prôné le dialogue, a fini par entrer en guerre en y envoyant ses troupes….

Ecoutez, les deux vont ensemble. Moi je suis un dialecticien-là. Ce n'est pas unilatéral. C'était le dialogue ou la guerre. Dans tous les cas, qu'on commence par l'un ou l'autre, il est préférable de résoudre les différends par la discussion et le dialogue. C'est ce que les esprits raisonnables souhaitent. Mais, malheureusement, tout le monde n'est pas raisonnable. Quand les autres vous tirent dessus, vous êtes obligés de dégainer aussi si vous voulez faire entendre.

Quels sont, selon vous, les défis à venir de l'Union africaine ?

Pour moi, c'est très simple. Je crois que l'Afrique, comme le dit Joseph Ki-Zerbo, doit refuser de rester un ustensile aux services des autres, pour créer son propre agenda. C'est tout. Il faut qu'on cesse de dépendre des autres. Pour ne pas dépendre des autres, il faut être uni. Je crois fermement que le cercle à venir sera le siècle de l'Afrique. Parce que le processus d'intégration, qu'on veuille ou pas, est en marche. Et plus on va échouer, mieux on va se comporter et plus vite l'intégration va se faire. C'est une évidence, aucun pays africain ne peut s'en tirer seul, qu'il soit classé premier ou cinquante quatrième.

Mais, quel est le rôle des chercheurs que vous êtes dans la dynamique de construction de cette Afrique de demain ?

Les chercheurs ont beaucoup fait. Si je vous cite les travaux de Joseph Ki-Zerbo, Cheick Anta Diop, Théophile M'Benga, Kwamé N'Krumah, etc., vous verrez qu'ils jouent un grand rôle. Les productions de cette élite intellectuelle qui écrit, fait des recherches et des publications pour indiquer toujours mieux pourquoi l'Afrique peut et doit aller à l'unité.

C'est un long chemin qui a été parcouru. Et la structuration actuelle de l'Union africaine à partir des régions me semble une formule qui marche. Par exemple pour la crise au Mali, c'est la CEDEAO qui est en première ligne. Pour la Centrafrique, c'est l'équivalent de la CEDEAO, la CEMAC qui est aussi en première ligne.

Entretien réalisé par Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net




Nabil | 23/05 22:12


Elu le vendredi 10 mai à la tête du Secrétariat exécutif du Réseau national de lutte-anti corruption, le Dr Claude WETTA a pris officiellement les rênes du REN-LAC le samedi 18 mai dernier au cours d'une cérémonie présidée par le Membre d'honneur, Moctar ZONOU


A l'issue de la XIIIème Assemblée générale ordinaire du Réseau, le Secrétariat exécutif s'est doté d'un nouveau visage. Le samedi 18 mai marque l'entrée en fonction du tout nouveau Secrétaire exécutif, Dr. Claude WETTA Secrétaire exécutif adjoint dans l'ancienne équipe, économiste de formation, il est enseignant à l'UFR/SEG de l'Université de Ouagadougou II. Il sera secondé par Sagado NACANABO, Secrétaire exécutif adjoint. Le Professeur Blaise SONDO qui aura passé 6 ans comme Secrétaire exécutif, a au cours de la cérémonie, fait le point des activités menées pendant ses deux mandats. Bilan jugé satisfaisant dans l'ensemble.


Il a aussi fait le point des grands chantiers qui attendent le REN-LAC, il s'agit entre autres de l'aboutissement de la proposition de loi anti-corruption, la finalisation du manuel de procédures et la mise en œuvre rapide des recommandations de la XIIIème Assemblée générale ordinaire et du Plan stratégique 2013-2016. Le Secrétaire exécutif sortant, a saisi l'occasion pour exprimer toute la joie et l'enthousiasme qui l'ont animé pendant toutes ses années de collaboration avec les membres du Secrétariat exécutif et le personnel permanent. Il a exhorté les nouveaux membres du Secrétariat exécutif et le personnel permanent à poursuivre la mission avec le même entrain avant de réaffirmer sa disponibilité à toujours servir le Réseau. Pr. SONDO quitte le Secrétariat exécutif mais il demeure membre du Réseau, il a été élevé par acclamation au rang de Membre d'honneur du REN-LAC par la XIIIème Assemblée générale ordinaire. Il rejoint dans ce panthéon de la lutte anticorruption burkinabé des acteurs comme le Président d'honneur Dieudonné YAMEOGO, les Membres d'honneur Moctar ZONOU, Bakari TOU et le regretté Père Frans BALEMANS.

Le Secrétariat exécutif du REN-LAC

Fichier joint : 3 photos de la passation de service


Photos 1 – Présidium. Au centre le Secrétaire exécutif sortant Pr. Blaise SONDO, à sa gauche le Secrétaire exécutif entrant Dr. Claude WETTA et à sa droite Moctar ZONOU, Membre d'honneur du REN-LAC.

Photos 2 et 3 : Remise de cadeau souvenir au Secrétaire exécutif sortant par le Gestionnaire des Programmes du REN-LAC.




Nabil | 23/05 21:57


C'est parti depuis ce jeudi, 23 mai 2013 à Ouagadougou, pour la deuxième édition du Salon International de l'Energie, des Mines et des Carrières (SEMICA 2013). C'est le ministre burkinabè des Mines et de l'Energie, Salif L. Kaboré, parrain de la manifestation, qui a présidé la cérémonie d'ouverture, en présence de nombreuses et diverses personnalités.


« Le thème de cette deuxième édition du SEMICA nous interpelle pour une intégration réussie en Afrique », a indiqué le ministre Kaboré dans son intervention. En effet l'édition 2013 du SEMICA se tient sur le thème : « Investir en Afrique : Harmonisation de la règlementation minière dans l'espace UEMOA ».

Salif Kaboré a salué l'idée du SEMICA qui s'inscrit, dit-il, en droite ligne des politiques du gouvernement en matière d'Energie et des Mines. « C'est une initiative privée heureuse qui mérite d'être soutenue », a-t-il ajouté.

« Valoriser le potentiel minier africain »



Le co-parrain de la manifestation, Lassina Zerbo, secrétaire exécutif de l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires de l'ONU, a insisté pour sa part sur la nécessité de valoriser le potentiel minier burkinabè en particulier et africain en général afin qu'il contribue à l'amélioration des conditions de vie des populations et au développement durable des pays.

Il faut, dit-il, travailler à mettre en place des mécanismes qui permettent d'y arriver. Et de citer l'exemple d'un pays comme le Botswana, en Afrique australe, qui a réussi à faire profiter l'extraction de son diamant aux populations. Le Burkina étant dans cette voie, selon lui, il a invité les différents acteurs à se donner la main pour faire des mines un secteur radieux au Faso.

5 continents représentés au SEMICA 2013



Il y a une semaine, le commissaire général du SEMICA, Innocent Belemtougri, indiquait que des professionnels des secteurs de l'énergie, des mines et des carrières de 55 pays étaient attendus à Ouagadougou pour cette édition du Salon.

Ce 23 mai à l'ouverture, il est allé encore plus loin en donnant d'autres précisions sur le nombre des organisations participantes. Au total, plus de 300 entreprises venant de pays d'Afrique, d'Amérique, d'Asie, d'Europe et d'Australie prennent part au SEMICA 2013.

Et le directeur général de Bitel Communication, initiatrice du SEMICA, de vendre encore son Salon : « Dans le contexte international actuel, marqué par de nombreux défis énergétiques, politiques, économiques, financières et sécuritaires, le SEMICA est une réelle opportunité pour toutes les nations d'Afrique et du monde , pour toutes les entreprises minières, d'énergie, de carrières ou de fournitures de divers biens et services d'unir leurs forces et nouer des partenariats commerciaux, financiers, stratégiques ou technologiques afin d'améliorer leur compétitivité ».

Activités phares du Salon



Le SEMICA se veut un cadre international de rencontres et d'échanges entre professionnels des secteurs de l'énergie, des mines et des carrières. A ce titre, les activités suivantes sont au programme de la présente édition : expositions, conférences et tables rondes thématiques, rencontres d'affaires B2B. A ces activités, il faut ajouter aussi des événements spéciaux qui constituent les innovations de SEMICA 2013. C'est par exemple, le cocktail d'ouverture ce jeudi soir, le diner gala prévu pour le 25 mai, ou encore le tournoi de golf le samedi 25 mai à partir de 7 h au golf club de Ouagadougou, sans oublier également le jetski à Loumbila Beach.

Pour plus de précisions sur les différentes activités programmées, visitez le site web du SEMICA : www.semica.net .


Pour rappel, la deuxième édition du SEMICA, qui se tient du 23 au 25 mai 2013 sur le site du SIAO à Ouagadougou, est placée sous le patronage de trois personnalités du secteur de l'Energie et des Mines : Le parrain, Salif L. Kaboré (parrain), ministre des Mines et de l'Energie ; Lassina Zerbo (co-parrain), secrétaire exécutif de l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires de l'ONU ; et Elie Justin Ouédraogo (président d'honneur), président de la chambre des mines du Burkina Faso.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net




Nabil | 23/05 21:42


La 16e édition de la journée nationale du paysan (JNP) s'est tenue du 25 au 27 avril 2013 à Banfora. Et c'est pour en faire le bilan que le ministre de l'agriculture et de la sécurité alimentaire, Mahama Zoungrana, a animé un point de presse. C'était dans la matinée du 23 mai 2013 dans la salle de conférence de son ministère à Ouaga 2000.


Premier constat fait par le ministre, c'est la réussite de la manifestation. Sans doute la plus médiatisée à ses yeux. De même, les principaux points inscrits dans l'agenda de la manifestation ont été respectées. Qu'il s'agisse du forum des acteurs ou des ateliers sectoriels qui ont enregistré 452 participants au total. A cela il faut ajouter les 127 exposants qui ont pris part à la foire agro-sylvo-pastorale.

En outre ils sont 1200 producteurs venus des treize régions du Burkina à avoir pris part à la rencontre d'échanges avec le Chef de l'Etat. En signe d'encouragement, 80 récipiendaires, des acteurs du monde rural, ont reçu des décorations.

Les producteurs et les engagements de Blaise Compaoré


En termes d'objectifs pour l'atteinte de la sécurité alimentaire, le Président du Faso a ainsi fixé comme objectifs : doubler la production agricole d'ici 2025 et la multiplication du niveau actuel de la production par cinq d'ici à l'horizon 2050.

Lesquels objectifs peuvent être atteints selon le ministre grâce à la promotion des aménagements hydro-agricoles, l'adoption et l'application des nouvelles technologies ainsi que la mise en place du projet de caisse nationale des dépôts et investissements (CNDI) pour le financement des producteurs. Foi du conférencier, les leçons de l'ex-BACB (Banque agricole et commerciale du Burkina) seront tirées afin de rendre ce nouvel outil de promotion du monde rural plus efficace.

Minimiser les difficultés


D'une manière générale donc et en dépit des difficultés liées à l'hébergement dans la ville de Banfora, les organisateurs estiment que les résultats sont à la hauteur de leurs attentes. En termes de perspectives, des réflexions sont en cours pour mieux asseoir les prochaines éditions.

Promesse a été faite que dans quelques jours des informations seront données sur la ville qui abritera la prochaine édition. A noter que le budget de la JNP 2013 se chiffre à 550 millions de francs CFA, contre 490 lors de la précédente édition de 2012 à Ouahigouya.

Juvénal Somé

Lefaso.net




Nabil | 23/05 21:36


L'adoption du sénat par l'Assemblée Nationale en sa séance du 21 mai 2013 vient une fois de plus confirmer l'entêtement bovin du régime de la IV e république à aller contre la volonté du peuple. Or, tout le monde le sait ou certains feignent de l'ignorer, le sénat ne servira pas la cause de la démocratie au Burkina Faso. Mais la réalité est là.


« On ne peut jamais arriver à convaincre celui qui refuse d'entendre » disait Platon. Le bicaméralisme dans les vieilles démocraties est le produit de leur histoire. En France, le bicaméralisme a été longtemps considéré dans l'histoire constitutionnelle soit comme un recours contre l'excès des assemblées uniques (Convention en 1795) soit comme un facteur de raffermissement de l'exécutif par le fractionnement du pouvoir législatif (constitution du consulat et de l'empire qui avaient même un parlement tricaméral), d'où des noms différents ( conseil des anciens, conseil de la république, sénat etc.). En Angleterre, la chambre des Lords (chambre haute) a été créée sous le règne d'Edouard III pour représenter le clergé et les nobles face à la chambre des communes qui représentait les chevaliers et les bourgeois. Au USA, pays fédéral, contrairement à la chambre des représentants où le nombre est proportionnel à la population, le Sénat a été créé pour amoindrir ce poids en représentant chaque Etat à égalité en raison de deux sénateurs par Etat. Ainsi, le sénat représente les Etats et la politique nationale et la chambre des représentants s'occupe des problèmes quotidiens des citoyens. Il en est de même pour l'Allemagne où le Bundesrat représente les Landers.

Les arguments des défenseurs du sénat au Burkina ne sauraient prospérer et volent d'ailleurs bas .La fonction de représentation n'a aucun sens si les entités représentées sont elles-mêmes minoritaires dans l'instance.

En outre, la consolidation de la démocratie ne passe pas par le sénat. Elle doit plutôt se fonder sur un système électoral qui garantit l'équité, la transparence et la liberté dans le jeu démocratique.

Quant aux conclusions du CCRP, elles ne sauraient servir de légitimation a l'institution du SENAT car le CCRP n'était ni neutre, ni consensuel, ni crédible. Du reste, le PAREN assume son boycott de ce sombre cadre depuis sa phase de CCRP jusqu'à l'Assemblée Nationale pour la modification de la constitution en passant par les assises nationales.

Le résultat aurait été diffèrent si une personnalité neutre non inféodée au gouvernement s'était entourée de personnes crédibles pour mener la réflexion dans un cadre doté de règles claires et cohérentes et dont les conclusions allaient avoir force d'avis conforme devant l'exécutif. Apres tant de confiances trahies et d'engagements jamais tenus, c'était la seule alternative pour panser les plaies de notre système de gouvernance.

De ce qui précède, le PAREN accuse le régime de Blaise COMPAORE d'instituer un sénat qui ne servira les intérêts d'un clan au pouvoir en manque de légitimité donnant ainsi raison au Français Noel Mamere qui disait que « le sénat n'est qu'une maison de retraite pour privilégié de la politique ». Ce choix inconséquent prouve que notre pays est passé maître dans l'art de la culture du paradoxe : augmenter les prix du gaz domestique réduisant ainsi à néant les efforts de lutte contre la désertification et grever son budget national d'une charge superflue de 36 milliards.

Le pouvoir se comporte exactement comme un chef de famille qui préfère jouir dans les maquis pendant que sa famille est rongée par la maladie et la faim.

Le PAREN lance un appel à la mobilisation générale de tous les citoyens dans la perspective des futurs mots d'ordres des partis affiliés au Chef de File de l'Opposition. C'est le citoyen qui fait la république à travers son action responsable et c'est au citoyen de dire non aux politiques hasardeuses qui sont conduites par ce régime. « Résister, c'est exister'', foi de la résistante française Lucie Aubrac. Cette maxime reprise par l'artiste Burkinabè ZS dans son dernier album doit inspirer chaque citoyen aimant son pays s'il ne veut pas voir le navire national ivre aller en perdition.

Tahirou BARRY

Président du PAREN.




Aicha | 23/05 13:45


Dans son panthéon, trônaient un "Milord", un "Métèque" et une "Dame brune" : Georges Moustaki est décédé jeudi à l'âge de 79 ans, suscitant une vive émotion dans le monde de la culture qui loue le charme et le raffinement de ce "pâtre grec". Georges Moustaki, qui souffrait d'emphysème, une maladie respiratoire incurable qui l'empêchait de chanter depuis plusieurs années, est mort à Nice au petit matin.


"Il était serein", a simplement indiqué son entourage, précisant que sa dépouille allait être rapatriée à Paris.

En février dernier, sous oxygénation artificielle, il avait confié dans une ultime interview à Nice Matin, s'être installé à Nice pour fuir la pollution et le froid de sa chère Ile-Saint-Louis, à Paris, où il s'était installé il y a plus de 40 ans.

"Je regrette de ne pas chanter dans ma salle de bains. Chanter en public, non. J'ai fait le tour. Le tour du monde et le tour des salles, petites ou grandes. J'ai vécu des choses magiques. J'ai appris que ce qu'on croit avoir acquis n'est qu'une partie infime de ce qu'il reste à découvrir", avait-il dit, ajoutant qu'il "notait encore quelques idées (de chansons). Sans hâte".
"Je veux écrire et peindre. Consacrer mon temps à ce qui me fait plaisir, comme je l'ai toujours fait", ajoutait-il.

"Charme inouï"

Georges Moustaki, de son vrai nom Giuseppe Mustacchi, était né le 3 mai 1934 à Alexandrie, de parents juifs grecs immigrés en Egypte.
Il s'était installé à Paris en 1951 et y avait fait une rencontre déterminante, celle de Georges Brassens qui l'avait intronisé dans les nuits de Saint-Germain-des-Prés. C'est en son hommage qu'il avait adopté le prénom Georges.

A la fois auteur et compositeur, il a écrit quelque 300 chansons pour les plus grands interprètes, Piaf, Montand, Barbara, Gréco, Reggiani, avant de les chanter lui-même avec succès.

Ses chansons les plus célèbres restent "Milord" (1958), écrite pour Edith Piaf et traduite dans le monde entier, puis "Le Métèque" (1969), d'abord chantée par Pia Colombo et dont le refrain a fait le tour de la planète.
Plusieurs autres sont devenues des classiques, comme celles interprétées en 1966 par Reggiani , "Sarah", "Ma liberté", "Ma solitude", "Votre fille a vingt ans", mais aussi "La Dame brune" (Barbara, 1968), ou encore "Joseph", "La Marche de Sacco et Vanzetti".
L'annonce de son décès a immédiatement suscité une vive émotion et de nombreuses réactions.

"Georges Moustaki nous a quitté : une immense tristesse. Un artiste engagé qui portait des valeurs humanistes ,un grand poète #patrimoine", a réagi la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, sur Twitter.
"C'était un homme absolument exquis, un homme bien élevé, c'était un homme raffiné, c'était un homme élégant qui avait une douceur infinie et puis le talent", a dit Juliette Gréco sur RTL.

"Son écriture avait une espèce de simplicité qui rentrait immédiatement dans le coeur des gens tout en étant très raffinée et très travaillée, c'est rarissime", a déclaré à l'AFP le parolier Claude Lemesle, décrivant "le charme inouï d'un très grand séducteur dont la nonchalance cachait un goût du travail et de l'orfèvrerie extrêmement prononcé".

"Georges était un sage. Il nous laisse des chansons sublimes. Il a parcouru le monde avec sa guitare, chantant le français partout. Il était très protecteur et attentionné", a déclaré Line Renaud à l'AFP, tandis que Mireille Mathieu a salué auprès de l'AFP "un des plus grands ambassadeurs de la chanson française", dont les chansons "sont éternelles".
Nicoletta, pour qui il avait composé "Rien n'a changé", a rendu hommage à "un homme de convictions et d'engagements", un "être élégant et raffiné, avec un sens fabuleux de la musicalité qui lui venait de ses origines de grec d'Alexandrie", a-t-elle dit à l'AFP

AFP








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