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Blog: lefaso.net

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Date :: 22/08/2014 00:29:24 (Mettre à jour)

Lefaso.net | Hier 20:07 | 2 lectures

Depuis plus de deux ans, la commune de Diébougou n'est plus sereine. Il y a des bisbilles dans le conseil municipal. La gestion du député maire de l'UPC est remise en cause. Des conseillers accusent le bourgmestre de faux et usage de faux, de détournement de fond, de mal gouvernance. Un courrier confidentiel a même été envoyé aux autorités au niveau local, et même central et même à la Cours des comptes. Complément d'enquête a pu jeter un coup d'œil sur le document et vous fait le point.


Les griefs reprochés au maire Koumbaterssour DAH ne date pas d'aujourd'hui. Dans la lettre, certains faits remontent depuis l'année 2006. Où il est reproché au maire de se sucrer sur les indemnités de session des conseillers municipaux qui ont boycotter les sessions « de 2006 à 2010, le conseil municipal a siégé avec la majorité absolue des conseillers (31 sur 60), les autres conseillers des partis de l'opposition ayant opté pour le boycott des sessions. Cependant pour la tenue des sessions, le maire faisait débloquer les frais pour l'ensemble des 60 conseillers. On payait donc les 31 conseillers mais la somme destinée au paiement des 29 conseillers, étaient utilisées à des fins personnelles sans aucune justification. Le percepteur, après maintes interpellations sans suite, a fini par transmettre à la Cours des comptes l'ensemble de ces mandats dont les justifications restent à retrouver. »

M Koumbaterssour DAH aurait perçu illégale sans délibération du conseil, des indemnités et de frais de carburant d'une valeur de 90.000F chaque mois de 2007 à 2013 dans les comptes de l'officine pharmaceutique.

Concernant justement cette officine pharmaceutique il est écrit dans la lettre adressé au Ministre que : « Ayant refusé (le maire) la mise en place du comité de gestion, il a géré de manière familiale l'unité avec son acolyte, le gérant. Sur des commandes annuelles de 40 millions, dont les dividendes générées annuellement varient entre 3 à 4 millions. Une gestion dans laquelle les comptes sont arrêtés à l'avance et à huis clos entre le maire et le gérant avant d'être portés à la connaissance des conseillers. Outre cette gestion opaque, on mettra du temps avant de se rendre compte que le maire prélevait 90.000F chaque mois sur les fonds de l'officine comme frais de gestion malgré les indemnités de 249.000F qu'il perçoit chaque mois au titre de sa gestion de la commune en tant que maire. »

Monsieur le maire où sont passés les 5millions de la ville de Floirac ?

Et pour mieux couvrir ses forfaits, le maire procèderait par « la confiscation de certaines délibérations compromettantes. Qui sont entre autres PV ceux relatives à la diminution du prix du mètre cube d'eau à la borne fontaine (60F au lieu de 80f) ; la mise en place d'un comité mixte rapproché pour le suivi du contrat d'affermage de l'eau avec l'ONEA ; l'accord d'une autorisation préalable pour l'audit sur le fonds d'investissement cogéré par le maire et le DG sortant de l'ONEA dont le montant avoisine 60 millions de francs Cfa. Toutes ces délibérations, prises en session à l'unanimité des conseillers municipaux présents au cours de cette session, seront rayées du PV et le maire, n'ayant pas pu obtenir l'accord du rapporteur, décide de reprendre le rapport de manière frauduleuse et de le faire signer par un autre conseiller municipal avant de le transmettre à la CTR qui, malgré l'écrit des conseillers plaignants, a tout de même valider les rapports de cette session budgétaire » Les conseillers auteurs de la lettre confidentielle demande au président de la Cours des comptes de questionner le député maire où se trouve la somme de 5 millions de francs Cfa, offerte par la ville de Floirac(France) ? Où se trouve somme de 900 000 francs représentant le terrassement des arbres dans la commune à l'occasion du bitumage de la voie Bobo-Dioulasso – frontière du Ghana ?

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase et « envenimé » la ville qui a conduit à des manifestations de jeunes contre le maire le 12 juin dernier, outre l'affaire du Kiosque, se cache en réalité Le licenciement de l'agent communal Antoine Zongo. Pour les jeunes soutenus par des conseillers, le licenciement est arbitraire, et cache « une haine ethnique sous prétexte que celui-ci refuse de collaborer. » En effet le maire aurait soutenu : « j'ai décidé du licenciement pur et simple de Zongo. Il ne peut pas quitter ailleurs pour venir semer la pagaille chez nous. Il pourra se plaindre où il veut. C'est une information que je donne au conseil qui n'a rien à voir dans cette prise de décision. » Ces propos si ils sont avérés sont d'une extrême gravité car ce n'est ni plus ni moins que de la « xénophobie » à l'endroit de l'agent.

La lettre est sur le bureau de la Cours des comptes, sur le bureau en charges des collectivités territoriales depuis plusieurs mois. Pourquoi l'action publique ne s'est pas encore engagée ? Mystère et boule de gomme. Pour certains, cette affaire, même s'il y a faits avérés, il s'agirait d'un règlement de compte politique. En effet, le député maire est un transfuge de l'ADF/RDA qu'il a quitté en 2012 pour rejoindre l'UPC. Ceci explique-t-il cela ? Complément d'enquête qui suit l'affaire de très près attend de voir ce que va faire la Cours des Compte.

Claudel Sinaré
Journaliste
Complément d'enquête




Nabil | Hier 19:06

Le Front républicain a entrepris le 19 août, et ce jusqu'au 23 août prochain, une série de visites aux communautés religieuses et coutumières. Ces visites qui se tiennent simultanément dans l'ensemble des treize (13) régions ont pour but, selon les responsables, d'expliquer l'appel de Gaoua, la philosophie qui sous-tend la création du front républicain et de sensibiliser sur le virus Ebola.


Dans la région du centre, la mission est conduite par Assimi Kouanda et Hermann Yaméogo, co-présidents du Front républicain. Et c'est par la Fédération des Eglises et missions évangéliques du Burkina (FEME) qu'a démarré le périple dans la matinée de mardi, 19 août 2014. Là, la délégation a expliqué au président de la FEME, les raisons qui ont conduit à la création du Front républicain dont l'objectif principal de la mission est, selon Hermann Yaméogo, d'œuvrer à la consolidation et à la promotion de la paix au Burkina par le dialogue. A l'en croire, la visite entre dans la dynamique de « l'appel de Gaoua » lancé le 19 juillet au cours d'une caravane initiée par le Front républicain. « Juste après Gaoua, nous nous sommes retrouvés au niveau de la coordination pour se dire que c'est bien beau de lancer un appel, encore faudrait-il le répercuter au niveau des associations et des structures organisées. Il y a eu, malheureusement, le crash de l'avion d'Air Algérie et nous avons dû différer cette démarche », a-t-il confié, se réjouissant des échanges entre la délégation et les responsables de la FEME.

La dynamique s'est poursuivie ce mercredi, 20 août, chez le Moogho Naaba dans la matinée puis la communauté musulmane dans l'après-midi. A tous ces endroits, c'est le même message qui a été véhiculé par les visiteurs.

En outre, selon les responsables du Front républicain, la même démarche a lieu simultanément dans l'ensemble des treize (13) régions du pays par les structures locales.

Oumar L. OUEDRAOGO

Lefaso.net




Nabil | Hier 19:05

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INFORMATIONS BOURSIERES ET FINANCIERES DU 20/08/2014

Plus fortes hausses

Titres

BICI CI

NESTLE CI

UNILEVER CI

Cours du jour

66 000 F

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39 000 F

Variations (par raport à j-1)

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Plus fortes baisses

Titres

BOLLORE CI

SONATEL

TOTAL CI

Cours du jour

202 000

23 700 F

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-0,21%

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Capitalisation boursière

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Valeur des transactions (en  FCFA)

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Actions

343 574 818 F

Obligations

94

Obligations

939 643 F

Droits

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Droits

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Indices boursiers

BRVM10 (1)

  (1) Les valeurs renseignées se rapportent à la base initiale de l'indice BRVM10 de septembre 1998 qui était égale à 100

Valeur

258,33

Variations (par rapport à j-1)

-1,03%

BRVM Composite (2)

(2) Les valeurs renseignées se rapportent à la base initiale de l'indice BRVM Composite de septembre 1998 qui était égale à 100

Valeur

244,33

Variations (par rapport à j-1)

-0,49%

Cours des devises

Libellés

Cours du jour


La Brigade ville de gendarmerie de Kossyam a présenté, dans la soirée du 19 aout dernier, une bande de malfaiteurs spécialisés dans les cambriolages de pharmacies, stations et boutiques de vente d'ordinateurs et de téléphones. La bande dont le cerveau est Moussa Diakité alias Balla le Pétrolier a à son actif plusieurs cas de vol dont le montant se chiffre à plus de 30 millions de francs CFA.


Atypique. On pourrait ainsi qualifier la bande que les hommes de l'adjudant-chef Abdoulaye Savadogo, de la Brigade ville de Kossyam viennent de mettre hors d'état de nuire.

Moussa Diakité alias Balla le Pétrolier qui est le cerveau du groupe est le plus célèbre d'eux tous. Chanté par plusieurs artistes musiciens et sur les ondes de certaines radios de la place, il avait réussi à se faire connaitre par une bonne frange de la jeunesse de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso avec de l'argent mal acquis.


A la tête d'un gang, Moussa Diakité a opéré plusieurs cambriolages de pharmacies, de stations d'essence et de boutiques de vente d'ordinateurs et de téléphones portables. Selon l'Adjudant-chef Savadogo, commandant de la Brigade ville de Kossyam, tout est parti, le 29 novembre 2013, d'un cambriolage d'une pharmacie sise aux 1200 logements. Depuis cette date, des plaintes à propos de ces types d'infractions avec le même mode opératoire ont été enregistrées à plusieurs sous-sections de la gendarmerie. Mais le 9 juillet 2014, une station d'essence porte plainte pour escroquerie portant sur deux tom card à l'aide de faux documents bancaires. Une enquête est alors ouverte et permet d'interpeller dans la même journée Moussa Diakité alias Balla le Pétrolier, co-auteur de l'escroquerie. Interrogé, il reconnait les faits et même les cambriolages et dénonce ses acolytes.


Un mode opératoire hors du commun


Salif Zonnou alias « Assalfo » est interpellé à son tour. Pendant ce temps, Hamidou Compaoré réussit à prendre la poudre d'escampette. Il est activement recherché. Le receleur, Gilbert Conseiga, qui était chargé de convoyer les marchandises volées en Côte d'Ivoire, tombe aussi dans les filets de la gendarmerie. Une perquisition au domicile de Moussa Diakité offre aux gendarmes des outils de cambriolages composés essentiellement de burin, d'arrache clou, de pince, de ciseaux, de deux cachets Ecobank et surtout d'une très grande quantité de talisman aussi appelé « wack » ou gris-gris.


Le butin est consistant. Ces individus ont réussi à voler la somme de 37 376 280 FCFA, 80 ordinateurs portables neufs, 3 groupes électrogènes, 5 téléphones portables, 1 poste téléviseur. De quoi permettre au chef du gang de vivre dans l'opulence. « Moussa Diakité circulait dans un véhicule de marque Hummer et logeait dans une villa dont le loyer s'élevait à 300 mille francs par mois », a indiqué l'adjudant-chef Savadogo. Les gendarmes ont aussi retrouvé dans sa maison un trophée qui lui a été décerné par un marquis pour avoir été le plus grand consommateur.

Les victimes de ce gang se trouvent à Ouagadougou mais aussi à Bobo. Elles sont principalement des pharmacies, des stations d'essence, des boutiques de vente d'ordinateurs et de téléphones portables. Même la maison de vente de cycles, EDYF/WP n'a pas été échappée à leurs agissements. Selon le commandant de la Brigade ville de Kossyam, les membres du gang faisaient également usage d'armes de guerre qui n'ont pas encore été retrouvées par les aiguilleurs de la Gendarmerie.

Une chose est certaine, les patrons des officines, de stations, de boutiques pourront désormais avoir le sommeil tranquille mais en priant qu'il n'y ait plus des bandes comme celle de Moussa Diakité alias Balla le Pétrolier.

Lefaso.net




Nabil | Hier 9:17


L'autorisation de la marche de l'opposition contre le référendum du 23 août, qui devrait partir du Rond-point de la Patte-D'oie, a été refusée par la mairie de Ouagadougou pour des « raisons de sécurité et d'ordre public ».


Le maire a par ailleurs invité le chef de file de l'opposition à « explorer la possibilité du choix d'un autre itinéraire pour la marche et d'approcher les responsables de la SONATUR pour l'occupation de l'espace qui est une propriété privée ».

Le comité d'organisation de la marche-meeting a invité les hommes de médias à une importante conférence de presse ce jeudi 21 août à 10h 00 au CFOP. L'Objet sera de faire le point de l'organisation de la manifestation et de donner des consignes sécuritaires.

Amélie Gué

Lefaso.net




Nabil | Hier 9:16


Tête à tête avec le président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), visites d'équipements, échanges à bâton rompu avec les agents de l'institution ont constitué les points saillants de la visite du premier ministre au siège de l'ARCEP, ce 20 aout 2014. Ainsi, le chef du gouvernement a constaté le fonctionnement de l'institution et prodigué des encouragements à l'ensemble du personnel. A l'autorité de régulation, on interprète cette visite comme une invite à mieux faire, un appel à l'efficacité sinon à l'efficience.


Dès 8h, le chef du gouvernement, Luc Adolphe Tiao était au siège de l'ARCEP sise à Ouaga 2000. « Je suis venu voir concrètement comment fonctionne l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et aussi saisir l'occasion pour prodiguer tous mes encouragements au personnel qui travaille dans cette institution. Nous avons pu constater que l'ARCEP a fait des efforts très importants du point de vue de l'acquisition des équipements, du point de vue de l'élaboration d'un certain nombre de textes essentiels à la régulation. Aujourd'hui, nous pouvons dire que nous avons l'une des institutions les plus performantes en la matière en Afrique », a déclaré le premier ministre à la fin de la visite qui aura duré environ deux heures.

Le président de l'institution, Mathurin Bako a, au cours des échanges entre le personnel et le premier ministre, présenté l'ARCEP, ses missions et attributions, ses prérogatives de contrôle, d'investigation et de saisie avec un accent particulier sur les pouvoirs de sanction. Là, l'hôte du jour a pu noter quelques difficultés qui entravent le bon fonctionnement de cette institution. « Dans l'accomplissement de ses missions, l'ARCEP rencontre des difficultés liées à la procédure des marchés publics, à la suite réservée à certains dossiers d'instruction de licences, à l'absence d'une lettre de politique sectorielle, à l'absence de coordination entre les différents acteurs décisionnels du secteur », a précisé Mathurin Bako.

« L'ARCEP a en chantier une quarantaine de projets dont 40% sont toujours au stade de recherche de consultants. Cette situation nous pénalise car nous éprouvons la nécessité de proposer des évolutions de la réglementation afin de faciliter l'application de certaines lois comme celle portant réglementation de la gestion des noms de domaines sous le domaine de premier niveau .bf et celle portant sur la réglementation des transactions électroniques », a-t-il poursuivi.

C'est donc dire que le personnel de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes attend du premier ministre qu'il continue de l'appuyer afin de pouvoir mettre en chantier et terminer correctement que l'institution a initié. Qu'à cela ne tienne, cette visite, première du genre, est vue comme « une invite au travail bien fait, un appel à l'efficacité sinon à l'efficience ».

Moussa Diallo

Faso-tic.net




Nabil | Hier 9:10


Dans 10 mois, le premier ministère disposera d'un nouveau bâtiment de type R+3. Le chef du gouvernement a procédé au lancement officiel des travaux ce mercredi 20 août 2014 dans l'enceinte de la primature.


Le nouveau bâtiment comprendra entre autres, 72 bureaux, une salle de conférence modulable de 216 places, 3 salles de réunion, 2 salles d'archives et un magasin. De type R+3, l'immeuble sera érigé dans la partie sud de la primature. Le coût des travaux est estimé à plus d'un milliard et demi de f CFA. De l'avis de Luc Adolphe Tiao, c'est une infrastructure qui comblera un manque et c'est une réponse à une doléance des agents parce qu'en plus d'être insuffisants, les bureaux « disponibles sont exigus par rapport à leurs occupants et à nos ambitions qui ne cessent de croitre au rythme de nos activités ». Le chef du gouvernement a ainsi interpelé l'entrepreneur chargé des travaux à tout faire pour livrer l'immeuble dans le délai, tout en respectant les prescriptions techniques.

La secrétaire générale du premier ministère, par intérim, Eugénie Malgoubri a, pour sa part, remercié le chef du gouvernement pour son implication pour l'érection de cet immeuble qui contribuera à améliorer les conditions de travail des agents. Le bâtiment « historique » ne répondait plus aux besoins des agents, a-t-elle dit.

L'entrepreneur en charge des travaux a rassuré que l'immeuble sera livré dans les délais.

Tiga Cheick Sawadogo

Lefaso.net




Nabil | Hier 9:08 | 1 lectures


Membres et sympathisants de l'association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB) séjournent du 16 au 23 août à Pô, province du Nahouri, dans le cadre d'un Séminaire régional de formation islamique, SEREFI 2014. Cet alumnat se tient autour du thème : « Le prophète Youssouf (AS), un modèle pour le jeune musulman » et mobilise plus de 500 jeunes. Il est co-parrainé par Mohamed Pascal Tikahiré, président-directeur-général de Colombe Airlines et El Hadj Adama Gomgnimbou, opérateur économique de la localité. L'ouverture officielle est intervenue le dimanche, 17 août à la grande mosquée de Pô.


Ce séminaire se tient simultanément à Pô, chef-lieu du Nahouri et à Tougan dans la province du Sourou. Cette activité biennale (qui se tient tous les deux ans) réunit plus de 500 participants dans chacune des deux villes. « Ces séminaires régionaux visent à répondre aux objectifs de formation. Nous créons un cadre pour les élèves et étudiants pendant les vacances. Loin d'être un simple rituel auquel l'AEEMB sacrifie tous les deux ans, ces SEREFI constituent un véritable espace de fraternité, de communion spirituelle et d'apprentissage accéléré des principaux préceptes de l'Islam », a situé le président de l'AEEMB, Issaka Sawadogo. Durant une semaine, seront menées des activités de formation et d'informations, des activités récréatives notamment des visites de sites touristiques de la région, des conférences sur des thèmes d'intérêt certain pour la jeunesse, des cours théoriques et pratiques sur l'islam, des cours sur la citoyenneté pour un savoir être et un savoir-vivre dans la société. A l'image des éditions précédentes, l'édition 2014 bénéficie de l'accompagnement, en plus des aînés de l'AEEMB, des imams et personnes ressources administratives de la localité (dont Sa Majesté le Pô-Pê, chef de Pô), tous présents à la cérémonie d'ouverture intervenue le dimanche, 17 août à la grande mosquée de Pô.

« Le Prophète Youssouf (AS) : un modèle pour le jeune musulman ». C'est le thème général de SEREFI 2014 qui a fait l'objet d'une communication, juste après la cérémonie d'ouverture, annonçant ainsi la série de communications de cette journée. Pour le président de l'AEEMB, dans un monde marqué par une dépravation accrue des mœurs et de leur légitimation grandissante, un monde où l'injustice et la corruption minent les repères cardinaux de la jeunesse ; dans un pays, le Burkina Faso, où la jeunesse se trouve piégée par des grands maux comme l'alcoolisme, le banditisme, l'incivisme, le choix de ce thème s'impose de lui-même. « Qui connaît la belle histoire du prophète Youssouf et son triomphe exemplaire sur la fornication, sur la haine familiale, sur la vengeance, sur l'injustice, saura reconnaître que nous avons plus que jamais besoin de nous ressourcer dans la vie des pieux hommes du passée », a soutenu Issaka Sawadogo. A l'en croire, l'AEEMB, en tant qu'acteur important chargé d'éduquer la jeunesse musulmane veut, ainsi, apporter sa contribution face à une situation qui n'est pas irréversible.


Planification familiale et sexualité responsable : une préoccupation également partagée



« La planification familiale : un défi pour la jeunesse musulmane » et « Sexualité responsable : défis pour une jeunesse musulmane sans VIH/SIDA », sont les deux thèmes autour desquels les participants ont échangé dans l'après-midi de cette première journée. La grande mosquée qui a servi de cadre à ces communications a refusé du monde, preuve de l'intérêt que ces séminaristes accordent aux sujets, respectivement diagnostiqués par Moussa Bambara et Moussa Koudougou, tous aînés de l'AEEMB. Ainsi, apprend-on du thème sur la planification familiale qu'au Burkina, il y a un besoin non satisfait en planification familiale. « 13,8% de femmes au Burkina utilisent des services de planification familiale. Alors que la demande potentielle, quand on fait un micro-trottoir et on demande aux femmes, on se rend compte qu'il y a 42, 6% de femmes qui voudraient avoir un service de planification familiale », a indiqué Moussa Bambara avant de se demander le pourquoi de cet hiatus. Pour lui, l'un des obstacles à la planification familiale reste les pesanteurs sociales. « Dans la conception africaine, on pense aussi que l'enfant est un don de Dieu », étaye-t-il. Pourtant, souligne M. Bambara, quand la femme a des naissances rapprochées, il y a risque aussi que les enfants meurent. Le temps d'espacement doit être d'au moins deux ans. En plus de la forte mortalité infantile et de la santé de l'enfant, les naissances rapprochées ont aussi, à l'en croire, un impact négatif sur la santé de la mère.

Pour le musulman, la planification familiale n'est pas interdite. Elle doit viser à protéger la santé de la mère et de l'enfant. Dieu autorise l'espacement des naissances, mais interdit la limitation des naissances, sauf en cas de nécessité (césarienne par exemple), a-t-il indiqué.


Des regards sur la situation politique nationale et la Palestine



« La situation nationale est préoccupante pour nous en tant que jeunes parce que, s'il y a dérapage, des situations désobligeantes, les premiers à en pâtir seront les jeunes », s'est inquiété le président de l'AEEMB avant de lancer un message à préserver le dialogue et l'intérêt supérieur de la nation. « Le principal message est une invite aux jeunes à avoir l'esprit de tolérance envers la chose publique et envers leurs aînés. La situation nationale interpelle tout le monde face à ses responsabilités pour le bien de tous », a soutenu Adama Bassanabou, représentant des Co-parrains.

Les « aeembistes » ont aussi, par la voix de leur premier responsable, déploré la situation que vivent les Palestiniens. « Nous n'oublions pas non plus dans nos prières, nos frères et sœurs de la Palestine qui nous quittent en martyrs sous les armes assassines d'Israël au vu et au su de la communauté internationale. Cette passivité de la communauté internationale renvoie le sentiment d'un deux poids deux mesures dans le traitement des questions internationales, ce qui compromet dangereusement la paix et la sécurité internationales », a-t-il déclaré. Pour Issaka Sawadogo, l'islam ne conseille certes pas l'oppression, mais il n'accepte pas non plus que l'on se laisse opprimer. « Que ce soit en Palestine ou ailleurs dans le monde, il est grand temps que le message de l'islam qui est celui de la paix soit entendu partout et par tous », a-t-il appelé, soutenant que les différences sociales, ethniques, religieuses…constituent une richesse pour l'humanité.

Organisation religieuse apolitique et indépendante, l'AEEMB est ouverte à tout élève et étudiant musulman au Burkina sans distinction de race, de nationalité, d'ethnie, de sexe, d'age, d'origine sociale ou de tendance religieuse islamique.

Oumar L. OUEDRAOGO

Lefaso.net




Nabil | Hier 9:05


Le mouvement Balai citoyen a animé, ce mercredi 20 août 2014, une conférence de presse. Les conférenciers ont fait l'historique du mouvement, dressé le bilan des actions menées au cours de la première année d'existence et de présenter le chronogramme de l'anniversaire du mouvement.


« Participer activement à la conquête des libertés démocratiques et au contrôle citoyen des politiques publiques » de la meilleure manière possible, telle est la vision qui a prévalu à la mise en place du mouvement « Balai citoyen », dont la naissance a eu lieu le 25 août 2013. Il soufflera donc sa première bougie dans 5 jours. Pour cet anniversaire, le mouvement compte rester dans sa logique d'actions pour la citoyenneté à travers deux activités majeures.


Don de sang pour sauver des vies


« Hommes forts et les institutions : quel bilan moral et politique pour l'Afrique », tel est le thème autour duquel se tiendra la conférence publique, le 25 août prochain. Une thématique qui s'inspire d'un point de vue du Président Obama donné il y a cinq ans qui était que « l'Afrique n'a pas besoin d'Hommes forts, mais d'institutions fortes ». Elle fait aussi suite à des propos du Président du Faso tenus dans un média étranger qui ramènent « au goût du jour la question du rôle respectif des hommes et des institutions dans l'histoire politique des Etats ». Ce thème se justifie donc par l'intention du mouvement d'apporter sa contribution à l'analyse, surtout au regard du contexte socio-politique que connait le Burkina Faso, un contexte marqué par la problématique de la modification de la constitution. La conférence se tiendra au Centre national de presse Norbert Zongo à partir de 18h30 et sera animée par Etienne Traoré, enseignant-chercheur et le Dr Luc Marius Ibriga du FOCAL. L'autre pan du programme s'inscrit toujours dans l'élan de l'invite à l'action sociale et citoyenne afin de ne pas rester indifférent face au manque de sang que connaissent les formations sanitaires. Le don de sang est prévu pour le 30 août au SIAO.

Avant ces dates, l'appel a été lancé pour une mobilisation du peuple entier pour la marche-meeting du 23 août pour dire non à la modification de l'article 37.


Le bilan après un an d'actions



Même si les acteurs du mouvement « Balai citoyen » ne donnent pas une appréciation précise sur les actions posées, ils laissent entendre qu'ils ont « trouvé une place ». Des activités menées parmi lesquelles il y a : la mobilisation pour la libération des personnes arrêtées suite à la manifestation pour exiger l'éclairage de la route nationale 1 à l'entrée de la ville de Bobo en juillet 2013, l'organisation de 96 heures d'hommage au président Thomas Sankara en octobre 2013, la commémoration du 15ème anniversaire de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo en mai 2014, la semaine « touche pas à ma Constitution » en juin dernier, ou encore la journée de salubrité à la maternité Pogbi le 5 août dernier. Pour les acteurs du mouvement, le challenge reste la perspective pour l'année à venir. Ils reconnaissent que « tout n'a pas été rose » et les difficultés constatées ont amené le mouvement à se réorganiser pour mieux répondre aux défis qui s'imposent. Ainsi, le mouvement espère compter sur la population, qui l'a adopté en grande partie dès sa création, surtout la frange jeune.

Martiale ZONGO (stagiaire)

Lefaso.net




Nabil | Hier 8:55


Le chantier de construction de la route Sabou-Koudougou-Didyr a beaucoup souffert et n'a pas fini de souffrir même si le premier ministre sur le tronçon le 18 août a apprécié la qualité des travaux exécutés à 98%. Tout devrait être fini le 31 juillet, date de la fin du compact. Les différents acteurs se sont retrouvés à Koudougou à l'issue de la visite du chef de gouvernement pour faire le bilan à mi-parcours de ce chantier. Le coordonnateur national du MCA, Bissiri Sirima, a tenu l'entreprise tunisienne, qui a assuré la mission de contrôle, en grande partie pour responsable du retard accusé. Mady Kanazoé don l'entreprise a exécuté le chantier, a abondé dans le même sens, en incombant la responsabilité à l'entreprise dont le responsable s'en est défendu. Retour sur une séance ou les vérités ont été dites dans un langage cru.


Le premier ministre était à sa 4è visite sur cet axe. Des visites répétées qui révèlent les difficultés qui ont jalonné l'exécution des travaux. L'entreprise Oumarou Kanazoé avait les capacités nécessaires pour terminer les ouvrages, 3 mois auparavant, selon le coordonnateur national du Millenium challenge account (MCA). A qui la faute alors s'il y a encore des activités importantes après la fin officielle du compact, intervenue le 31 juillet dernier. De l'avis de Bissiri Joseph Sirima, le principal responsable, c'est l'entreprise SCET Tunisie qui assurait la mission de contrôle du chantier et qui avait trop de pouvoirs. « Le chef de mission de contrôle travaille pour le MCA, mais dans la pratique, il s'en fou », a dit le coordonnateur national du Compact en présence du Tunisien. Selon lui, ce dernier ne suivait pas totalement les directives du MCA. En outre, les ingénieurs du MCA sont pour la plupart issus des ministères et n'ont pas toujours eu les « moyens pour faire les contrôles comme il se doit. Ils ne peuvent pas avoir l'expérience pour faire face à des ingénieurs chevronnés qui ont fait des chantiers à l'extérieur et qui vous regarde avec mépris », a martelé M. Sirima, avant de renchérir que « comme tout bureau commis à la tâche et qui voudrait qu'on le reprenne, il a tendance à emmerder les gens… ». Il a terminé en regrettant que « les gens » aient personnalisé les rôles au lieu d'être professionnel. « Quand on est professionnel, on fait des observations professionnelles ».


Oumarou Kanazoé de l'entreprise « OK » qui a exécuté les travaux, n'a pas voulu « révéler pas mal de choses ». Il a cependant noté que son entreprise n'aurait pas atteint ce taux d'exécution si le MCA n'était pas souvent venu de Ouaga pour les départager avec la mission de contrôle. A l'heure du bilan, Mady Kanazoé lance donc à la mission de contrôle, « d'écouter simplement le coordonnateur… », parce qu'il ne peut pas dire ce qu'il « a vu et vécu ici ».

« Nous, au nom de SCET Tunisie, nous ne sommes pas tout à fait d'accord, parce que nous estimons que nous avons fait un effort important sur ce chantier », a rétorqué le représentant de la société internationale. Il s'est dit étonné des déclarations du premier responsable du Compact au Burkina à la fin du projet. « On n'a eu aucun problème avec un acteur du projet. Nous estimons avoir réalisé notre mission avec professionnalisme et nous sommes fiers de cela », a ajouté le représentant de SCET Tunisie pour qui son entreprise n'est pas comptable du retard parce que depuis le 31 juillet, ils ont maintenant une mission d'assistance plutôt que de contrôle à MCA, malgré tout, les travaux n'ont pas pris fin.


Le premier ministre met la balle à terre



Luc Adolphe Tiao, a essayé de contenter tout le monde en distribuant des bons points à tous les acteurs. Il a précisé que c'est mieux qu'il y ait eu souvent la bagarre, « s'il y a trop de complicités entre la mission de contrôle et l'entreprise, on n'est pas en sécurité et c'est grave. C'est dans l'affrontement que se trouve la vérité ». Au coordonnateur national qui a « souvent un langage cru », le chef du gouvernement dit que c'est certainement dû à son passé communiste mais a reconnu que sa « combativité, son engagement, ses coups de gueule » ont permis au projet d'avancer.

Pour sa part, Katéri Clément, la représentante résidente de Millenium Challenge coopération a noté que ce qui est arrivé n'a pas toujours été agréable mais les résultats sont probants et satisfaisants. « L'échec est orphelin, mais la réussite peut nous incomber tous, y compris à la mission de contrôle », a dit Mady kanazoé qui préfère s'en tenir à cela.

Le bilan général du compact interviendra en novembre.

Tiga cheick Sawadogo

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