L’hebdomadaire conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 29 décembre 2021 sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Kaboré. Plusieurs rapports et décrets ont été adoptés au cours de ce dernier rendez-vous de l’année. Le porte-parole du gouvernement, Alkassoum Maïga, a animé le point de presse.

C’est une coutume qui sera une fois de plus respectée. Le nouvel an rime avec la grâce présidentielle. Pour cette année, ce sont 874 détenus qui vont bénéficier d’une remise de peine, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Alkassoum Maïga. Il s’agit de 313 remises totales de peine et 561remises partielles allant de trois à douze mois de peine.

Pour bénéficier de cette remise de peine, le ministre Alkassoum Maïga a rappelé que le détenu doit avoir déjà passé la moitié de sa peine en prison. Les critères sont aussi l’âge (plus et moins âgé), les problèmes de santé et une bonne remarque suite aux travaux d’intérêt commun.

Programme d’urgence pour le Sahel

Le conseil des ministres a adopté un décret portant allègement des conditions de passation, d’exécution, de réception et de paiement de marchés dans le cadre du Programme d’urgence pour le Sahel Burkina Faso (PUS-BF). Ce décret va permettre d’alléger et d’exécuter rapidement ledit programme, a indiqué le porte-parole du gouvernement.

D’après la capitalisation d’expériences, il est ressorti qu’en 2017, le taux d’exécution du PUS-BF était de 48%. Grâce à un décret portant allègement introduit en 2020, le taux d’exécution est passé à 66,17%. « On espère qu’avec ce nouveau rapport qu’on a adopté, on peut encore améliorer davantage les conditions d’exécution et de réception », a-t-il formulé.

Forum national de la réconciliation

Pour le ministère de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale, trois rapports ont été adoptés. Le premier a consacré la poursuite de la création, les attributions et le fonctionnement de la commission d’organisation du forum national de la réconciliation. L’adoption de ces textes va permettre au ministre en charge de la réconciliation nationale, Zéphirin Diabré, d’avoir des facilitations pour l’organisation pratique et la conduite des travaux devant aboutir au forum nation de la réconciliation.

Un deuxième rapport a fait l’état d’avancement (acquis et besoins) de travaux dudit forum et un autre a concerné la nomination de 119 membres de conseil national d’organisation, d’orientation et de suivi de processus de réconciliation nationale.

CHU de Bassinko

Au cours de ce dernier conseil des ministres de l’année 2021, le gouvernement a examiné un rapport portant ratification d’une ordonnance pour le financement du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bassinko, un quartier de Ouagadougou. « C’est un accord de prêt et de don avec la Deutsche bank pour un montant de 77 960 596 438 FCFA qui se décompose en un prêt de 52 947 201 794 FCFA et un don de 24 795 174 620 FCFA », a précisé le porte-parole du gouvernement.

Le ministre Alkassoum Maïga est revenu sur la polémique concernant ce CHU où des voix se sont élevées pour dire que « la ministre en charge des finances s’était volatilisée avec les finances ». Il n’en est rien, a insisté le ministre. A l’en croire, le gouvernement devrait travailler à avoir de meilleurs arrangements de financements pour que ce centre hospitalier puisse voir jour.

Désormais, l’exécutif a un délai de 24 mois pour la réalisation de ce centre hospitalier, et les ministres en charge de ce chantier doivent accélérer, a ajouté Alkassoum Maïga.

Plan de riposte contre la méningite

Le ministère de la Santé du Burkina est dans l’anticipation. Ainsi, un rapport sur le plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de méningite courant 2022 a été adopté. « Il n’y a pas de méningite déclarée mais on doit se préparer au cas où il y aurait des situations où on doit y faire face », a averti le porte-parole du gouvernement, qui a aussi précisé que le budget de ce plan s’élève à 3 587 000 000 FCFA.

Cryspin Laoundiki

Lefaso.net

Source: LeFaso.net