Avec une population estimée à plus de 25 millions d’habitants, la municipalité de Shanghai, à l’est de la République populaire de Chine, est le pôle économique du pays. La beauté du paysage, la diversité des grandes entreprises de pointe et les sites touristiques font de Shanghai une ville qui scintille de mille feux, de jour comme de nuit. Dans le cadre de la couverture de la 8e édition de l’exposition internationale d’importation, les journalistes du programme du Centre international de presse et de diplomatie de Chine (CIPCC) ont pu visiter la ville. Reportage sur cette ville qui allie tradition et modernité.

Le dimanche 2 novembre 2025, à 6h du matin, alors que le soleil se lève sur Pékin dans la fraîcheur matinale, une centaine de journalistes du programme CIPCC sont conduits à bord de deux bus vers la gigantesque gare du Train à grande vitesse (TGV) de Pékin, Beijingnan Railway Station. Après 45 minutes, les deux bus s’arrêtent à la gare TGV ; sacs au dos et valises en main, nous passons le cordon de sécurité, conformément aux recommandations. Vérifications de passeports, contrôle à travers l’appareil de reconnaissance faciale : chaque personne doit passer au scanner de la sécurité de cette gare avant de franchir la porte d’entrée.

Le monde à l’intérieur de la gare de TGV.

Après avoir passé le contrôle, nous entrons dans cette grande gare à toit fermé, sous le regard admiratif de certains passagers assis sur les bancs de la salle d’attente pour le prochain départ du TGV. Pendant que certains contemplent cette vaste architecture moderne, le directeur du centre des journalistes africains collecte les différents passeports, soucieux d’éviter de subir une nouvelle expérience désagréable comme celle vécue à Aksu, région de Xinjiang au nord-ouest de la Chine. En effet, en mi-octobre, alors que nous retournions à Pékin après une immersion d’une semaine dans cette région, un confrère avait perdu son passeport à l’aéroport, à moins d’une heure de l’embarquement.

Les négociations pour son embarquement avec ses confrères sont restées infructueuses. Dos au mur, il a dû attendre le vol de 20h, soit plus de 6h après, en attendant la délivrance d’un document justificatif. En récupérant les passeports à la gare TGV, le directeur Yu Lei avait certainement en mémoire cette amère expérience et a donc décidé de prendre des précautions pour éviter un deuxième incident. « Regarde, c’est à cause de toi qu’on nous retire nos passeports comme des enfants », lance un confrère avec un brin d’humour à l’endroit de son malheureux confrère d’Aksu.

Le TGV prêt à démarrer.

De Pékin à Shanghai, TGV en 4 heures

Avant d’embarquer dans ce train après 8h, les crépitements des appareils photo résonnent partout. Chacun veut immortaliser l’événement comme à l’aéroport de Daxing à Pékin, lors d’un de nos précédents voyages. Avec leurs smartphones, ils filment et prennent des photos, certains pour des besoins de reportages et d’autres pour alimenter leurs différents réseaux sociaux.

L’embarquement

Aux environs de 9h, le train démarre pour Shanghai, mais les crépitements des appareils continuent dans la cabine 6, où nous sommes avec quelques confrères. Pendant que certains profitent de cette séance de prises de vue, d’autres filment la nature à travers les vitres. Au fil des heures, la fatigue s’installe : les paparazzis rangent les appareils, certains emportés par le sommeil. Le silence s’installe. Une heure, deux heures, trois heures, le train continue sa course comme s’il avait une destination inconnue. Certains passagers se réveillent, mais le « machin » continue de s’enfoncer dans les méandres du pays. Un soupir de soulagement se fait entendre à 13h, lorsque le train émet son dernier sifflement à la gare de Shanghai.

Ces bâtiments entournent le fleuve Huangpu.

La beauté du paysage de Shanghai

Des voies en trèfle, des gratte-ciel qui côtoient le ciel et une densité de population impressionnante dans les rues : c’est le constat fait à la sortie de la gare. Dans le bus en direction de notre pied-à-terre, un luxueux hôtel, les scénarios de Pékin reprennent. Photos et vidéos fusent ; tous les journalistes s’étonnent de l’ingéniosité des architectes chinois à travers la beauté des infrastructures.

À peine arrivés, nous sommes conduits au Bund, un boulevard de Shanghai longeant les rives du fleuve Huangpu Jiang. Le lieu attire une foule impressionnante. Nous nous joignons aux innombrables personnes pour admirer cet incontournable rendez-vous des habitants de Shanghai.

À quelques kilomètres se trouve le Huangpu, principal fleuve de Shanghai. Il constitue un point de repère majeur de la ville, offrant une vue imprenable sur le Bund historique à l’Ouest et les gratte-ciel modernes de Pudong à l’Est. Deux heures de promenade en bateau permettent de découvrir la beauté de ce site touristique.

Shanghai est la ville où est né le Parti communiste chinois (PCC), qui dirige plus d’un milliard et demi d’habitants dans l’Empire du milieu. Jour et nuit, la ville est illuminée, les routes impressionnent et les gratte-ciel effleurent le ciel. Le Shanghai Tower, cet emblématique gratte-ciel de plus de 600 mètres de haut, en est un exemple. « C’est le plus haut gratte-ciel de Chine et le troisième plus haut du monde », nous confie une source. Avec plus de 120 étages abritant des bureaux, des hôtels et des espaces commerciaux, ce bâtiment offre une vue panoramique de Shanghai depuis le sommet.

Cet immeuble devenu un lieu touristique a plus de 120 étages.

Shanghai, creuset de la technologie et de l’intelligence artificielle

Tencent, le géant technologique et maison-mère de la célèbre application mobile chinoise WeChat, est basé à Shanghai. C’est l’un des foyers de l’innovation chinoise. Des engins dans les industries extractives sont téléguidés depuis ces locaux. L’une des innovations phares est le paiement par reconnaissance de la main. Il suffit de poser simplement la main sur un capteur ou de présenter son visage à une caméra, et le paiement est effectué. Le système enregistre toutes les informations sur la main de la personne, a expliqué la guide. C’est une nouveauté de WeChat Pay, la plateforme de paiement de Tencent. Cette technologie biométrique repose sur la reconnaissance des veines internes de la paume, ce qui constitue un identifiant unique pour chaque individu.

Meituan, une entreprise spécialisée dans le développement technologique et les services numériques, utilise des drones de livraison capables de voler dans un rayon de cinq kilomètres. Ils livrent principalement de la nourriture et des médicaments. Leur utilisation vise à désengorger les axes routiers tout en offrant un service rapide, sûr et écologique.

Après avoir visité plusieurs lieux touristiques et entreprises de la ville, nous retournons à Pékin quatre jours après, dans la même ambiance qu’à l’aller.

Serge Ika Ki, à Pékin

Lefaso.net

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Source: LeFaso.net