La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a un nouveau dirigeant, El Hadj Moussa Kouanda. Il succède ainsi à El Hadj Boubacar Yugo à la tête du présidium de la FAIB. La passation de charges a eu lieu ce jeudi 8 janvier 2026 au siège de la faîtière, sis Ouaga 2000.

Après une année d’exercice marquée, entre autres, par des actions de renforcement de la cohésion sociale, de formation des imams du Burkina, demise en place du comité d’écoute du discours islamique et d’élaboration d’un « discours alternatif » pour battre en brèche les velléités de ceux qui prétendent ôter la vie au nom de l’islam, El Hadj Boubacar Yugo, dont le bilan a été jugé satisfaisant, passe la main dans un esprit de continuité.

Par cette cérémonie d’installation solennelle donc, El Hadj Moussa Kouanda prend officiellement les rênes de la FAIB dans un contexte national de défis, liés notamment à la situation sécuritaire.

Dr Cheick Boubacar Doukouré (à droite), remettant le Coran au président Kouanda.

« Je tiens, avant tout, à rassurer toutes les associations islamiques, les fidèles musulmans, nos partenaires et nos frères et sœurs des autres confessions que je m’engage, durant mon mandat, à défendre l’intérêt général de la Oummah (communauté : Ndlr) et à conduire les affaires de manière objective, conformément aux principes nobles du Coran, du hadice et aux exigences des lois et règlements de notre pays », a accueilli le président entrant, El Hadj Moussa Kouanda.

Il dit endosser cette présidence comme une responsabilité collective, sollicitant à cet effet l’accompagnement des responsables à tous les niveaux de la communauté.

Il appelle l’ensemble des musulmans à l’union et à la cohésion avec tous les autres religieux, et même ceux qui ne sont d’aucune religion. « Qu’on se donne la main, on est d’abord Burkinabè avant d’entrer dans une religion. Nous devons plaider pour la cohésion sociale, et aujourd’hui, ce qui nous manque un peu, c’est ce côté ; il faut qu’on se donne la main, qu’on parle le même langage et aussi qu’on prie pour notre pays et pour ses dirigeants », a lancé M. Kouanda.

Selon le président du présidium de la FAIB, Moussa Kouanda, pour l’an V du mandat, la priorité, c’est aussi l’organisation du troisième congrès ordinaire, un « grand rendez-vous historique » pour se projeter dans l’avenir à travers un bilan des 20 ans de la FAIB.

O.L

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Source: LeFaso.net