La commune de Bobo-Dioulasso tient, du 28 au 30 janvier 2026, sa toute première session extraordinaire de l’année. Conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales, cette session a été officiellement ouverte ce mercredi 28 janvier 2026, sous la présidence du président de la délégation spéciale communale (PDS), Laurent Kontogom. Quinze points de délibération et plusieurs communications majeures sont inscrits à l’ordre du jour, dont l’examen et l’adoption du Plan communal de développement (PCD) 2026-2030 et surtout la délibération portant retrait de la commune de l’Association internationale des maires francophones (AIMF).

Dans son message d’ouverture, le PDS Laurent Kontogom a expliqué les motivations de la tenue de cette session extraordinaire. Selon lui, il s’agit de permettre à la délégation spéciale d’examiner et de statuer sur des dossiers importants volontairement laissés en marge lors de la précédente session, exclusivement consacrée à l’adoption du budget primitif, gestion 2026.

« Le menu principal de cette session, c’est l’adoption de notre prochain Plan communal de développement. Il s’agit du référentiel quinquennal de développement de la commune de Bobo-Dioulasso, dans lequel sont consignées toutes les actions et les investissements structurants à réaliser sur les cinq prochaines années », a-t-il indiqué. À travers ce document stratégique, les autorités communales ambitionnent de faire de Bobo-Dioulasso une ville moderne, économiquement attractive et à dimension humaine, où il fait bon vivre.

Parmi les points majeurs soumis à délibération figure le retrait officiel de la commune de Bobo-Dioulasso de l’Association internationale des maires francophones (AIMF). Une décision que le PDS a qualifiée de logique et de cohérente avec l’orientation prise au niveau national. « Notre pays s’est retiré officiellement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il allait donc de soi que, de façon subséquente, les communes et les entités territoriales du Burkina actent également leur retrait des organisations relevant de l’OIF », explique Laurent Kontogom.

Les membres délégués, dont des présidents de délégations spéciales d’arrondissements, en premier plan, ont pris part à la session

Ainsi, au cours de cette session, la commune de Bobo-Dioulasso va acter de manière officielle son retrait de l’AIMF, organisation qui regroupe des villes et collectivités territoriales francophones à travers le monde. Ce retrait marque une étape importante dans l’alignement des collectivités territoriales burkinabè sur les choix souverains opérés par l’État.

Lotissement, salubrité et fiscalité communale au cœur des débats

Outre le PCD et le retrait de l’AIMF, la session extraordinaire est également consacrée à l’examen de plusieurs projets structurants. Il s’agit notamment d’un projet de lotissement dans l’arrondissement n°4, porté par la Société nationale d’aménagement des terrains urbains. Dans cette dynamique d’accompagnement du développement urbain et pour des raisons de capacité juridique, la commune est appelée à statuer sur ce projet afin d’autoriser sa mise en œuvre et la signature de conventions avec le partenaire concerné.

La session permettra également de faire le point sur la nouvelle réglementation relative à la salubrité urbaine et à la gestion des déchets ménagers dans la commune de Bobo-Dioulasso. Un texte qualifié de phare par le PDS, récemment adopté et appelé à être largement diffusé. « Ce texte s’applique à toute personne vivant dans l’agglomération de Bobo-Dioulasso. Il fixe des obligations aussi bien pour les ménages que pour les acteurs économiques », a-t-il précisé, tout en sollicitant l’appui des médias pour sa vulgarisation.

Une vue des participants à l’ouverture de la session extraordinaire

Une quinzaine de délibérations à fort impact communal

Au total, quinze points de décision sont inscrits à l’ordre du jour. Ils portent notamment sur l’amendement du procès-verbal de la quatrième session ordinaire de 2025, l’adoption du PCD 2026-2030, la modification de la dénomination de la Structure de gestion des équipements et infrastructures marchands (SGEIM), ainsi que la résiliation de la convention de partenariat entre la commune et l’Association des taxi-motos de Bobo-Dioulasso (ATMB). S’y ajoutent la révision des droits de stationnement des tricycles, l’adoption de cahiers des charges pour les forages et les ouvrages hydrauliques, l’institution de nouvelles taxes communales, la mutation foncière, l’aménagement de parkings écologiques, ainsi que des projets d’infrastructures sanitaires et marchandes.

En plus des points de décision, plusieurs communications sont prévues. Elles portent, entre autres, sur un projet d’innovation pour la reconstruction des tricycles destinés au transport urbain, les activités du Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CNATAC), la Communauté des communes Grand Bobo (CC-GB), ainsi que les actions de la Brigade Laabal dans la ville.

Romuald Dofini

Lefaso.net

Source: LeFaso.net