Dans l’archidiocèse de Ouagadougou, la vie consacrée demeure un pilier discret, mais essentiel de la mission de l’Église. À l’occasion de la 30e journée mondiale de la vie consacrée célébrée le 2 février 2026, Lefaso.net a tendu son micro à la sœur Pascaline Kanna, religieuse responsable régionale de la congrégation des Sœurs de l’immaculée conception en abrégé SIC. A travers cette interview, elle définit la vie consacrée, les défis et l’engagement quotidien des personnes consacrées au service de Dieu et de leurs communautés locales. Lisez plutôt !

Lefaso.net : En termes plus simples, qu’est-ce que la vie consacrée ?

Sr Pascaline Kanna : La vie consacrée désigne toute personne ou tout groupe de personnes qui s’engagent au célibat à cause du Christ et de l’Evangile par les vœux de chasteté, pauvreté et obéissance.

Qui cela concerne-t-il au sein de l’Eglise ?

Quand on parle de vie consacrée, on parle de religieuses, religieux, les moines, les vierges consacrées et les pères.

Au niveau de l’archidiocèse de Ouagadougou, on dénombre combien de personnes consacrées ?

Parler du nombre de personnes consacrées dans l’archidiocèse, je ne saurai le dire, mais concernant ma congrégation, nous sommes 475 sœurs religieuses aujourd’hui.

Peut-on parler d’une hausse ou d’une baisse des personnes consacrées au niveau de l’archidiocèse ?

Nous rendons grâce à Dieu comme je l’ai dit, les chiffres sont en hausse dans la mesure où le monde évolue dans un sens dans lequel, les réseaux sociaux influencent beaucoup les gens et que la jeunesse n’est plus autant concentrée comme auparavant. Il y en a beaucoup qui s’engagent encore et nous ne pouvons que rendre grâce à Dieu. Parce que, chaque année, il y a une augmentation du nombre de vocations dans notre famille religieuse et dans l’Eglise famille de Dieu.

Vous parlez de l’influence des réseaux sociaux. Quels sont les défis actuels qui peuvent freiner les vocations dans le cas du Burkina ?

La difficulté, c’est que l’éducation est devenue plus compliquée aujourd’hui avec les réseaux sociaux qui influencent beaucoup les personnes qui se consacrent ou celles qui veulent se consacrer. Parce qu’il y a beaucoup de choses qui prennent le temps, notamment les technologies de l’information et de la communication, les téléphones et autres. Bien que ce soient des outils de travail, ils sont en défaveur de la mission.

Interview réalisée par Yvette Zongo

Lefaso.net

Source: LeFaso.net