
Une délégation de la Banque mondiale en séjour au Burkina, et conduite par la directrice régionale du développement humain pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a effectué une visite le mardi 10 février 2026 à la société PROPHARM, sise commune de Komsilga. Entre visite guidée des locaux et séance de travail avec les responsables de la société, la Banque mondiale, qui soutient cette initiative de marche vers la souveraineté sanitaire, a exprimé sa satisfaction face à l’évolution des installations et a félicité le gouvernement burkinabè pour sa noble vision également en matière de santé.
La société PROPHARM est, rappelle son directeur général, Yemboini Bonaventure Ouoba, une initiative forte du gouvernement burkinabè dans sa vision d’une souveraineté sanitaire au Burkina. Pour l’occasion, M. Ouoba a rappelé la vision des plus hautes autorités dans ce domaine, réaffirmant également la mobilisation et l’engagement du personnel de la société à accompagner cette noble initiative du gouvernement.
Créé en 2018, PROPHARM a été, en 2025, rachetée par l’État burkinabè à travers la Caisse de dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF), qui devient l’actionnaire majoritaire avec 70 % du capital.
Par cet acte, le gouvernement fait l’option de renforcer l’offre locale en produits pharmaceutiques et de réduire la dépendance du pays aux importations. PROPHARM va ainsi permettre d’optimiser la production de produits pharmaceutiques, d’améliorer la distribution des médicaments essentiels et de garantir un meilleur accès des populations aux soins de santé. L’ambition est donc d’apporter aux populations burkinabè, voire celles africaines, des médicaments essentiels sûrs et présentés dans des conditionnements adaptés (médicaments génériques solides oraux : comprimés, gélules et poudre).
C’est donc un personnel pleinement engagé dans la dynamique des plus hautes autorités, notamment dans le volet sanitaire, que la délégation du Groupe de la Banque mondiale a trouvé sur le site de la société, localisable à la périphérie sud de la capitale, dans la commune de Komsilga. Accueil, séance de briefing puis, visite guidée des locaux techniques et de conditionnement de la société sous la houlette du directeur technique, Dr Ibrahim Kaboré.
Un périple au cours duquel, les hôtes ont, visiblement, été agréablement surpris de toucher du doigt, non seulement les installations, mais également l’organisation pratique mise en place. D’où la pleine satisfaction affichée par la délégation, qui a exprimé la fierté de la Banque mondiale d’apporter sa contribution à l’initiative aux côtés du gouvernement burkinabè, au vu des objectifs très nobles poursuivis par PROPHARM.
Selon le directeur sectoriel Santé, nutrition et population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Moulay Driss Zine Eddine El Idrissi, cette visite conduite par la directrice régionale du développement humain pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Trina Haque, vise à s’imprégner des réalisations, des perspectives et des opportunités de la société PROPHARM.

« On a un partenariat avec PROPHARM, pour une souveraineté sanitaire ; ce qui est un objectif majeur pour le gouvernement du Burkina Faso. L’autre objectif, c’est de renforcer le système de santé avec la disponibilité de produits pharmaceutiques à un prix abordable, qui n’implique pas une logistique énorme qui vient d’autres pays, à l’extérieur du Burkina Faso, et qui coûte en termes de devises externes. PROPHARM va donc faire un bénéfice social très important pour le pays. Le troisième objectif, très important également, c’est la création d’emplois. Donc, ce qui est fait, c’est d’une pierre plusieurs coups. (…). Cette société peut fournir plus que la moitié des besoins au niveau du pays. Ce qui est très important dans la souveraineté sanitaire », a félicité Moulay Driss Zine Eddine El Idrissi, ajoutant que si la société s’est attachée des cadres de pointe, elle a, pour une certaine catégorie de personnel, misé sur la ressource humaine de la localité d’implantation.
« On est donc très satisfaits et très confiants, parce qu’il y a un vrai potentiel avec PROPHARM. Il y a une marge de développement qui est avérée. Lorsqu’on visite, on se rend compte de cette réalité ; il y a la ressource humaine, la technologie, les outils et le soutien du gouvernement. Notre projet commun Banque-gouvernement finance une partie, mais il y a aussi les entrées de la société elle-même », a confié le directeur sectoriel Santé, nutrition et population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du groupe de la Banque mondiale, Moulay Driss Zine Eddine El Idrissi.
Oumar L. Ouédraogo
Anita Zongo (réalisation et montage vidéo)
Lefaso.net
Source: LeFaso.net



Commentaires récents