Programmé pour être jugé ce vendredi 20 février 2026, le dossier Lionel Kaboui a été renvoyé au 8 avril 2026. Pour cause, l’Agent judiciaire de l’État (AJE), cité comme civilement responsable dans le cadre de cette affaire, dit avoir reçu la citation seulement hier, jeudi 19 février 2026. Son agent présent à ce procès soutient n’avoir pas encore pris entièrement connaissance du dossier. Ce renvoi lui permettra de se préparer en conséquence. Par ailleurs, l’un des accusés devant comparaître est en mission de sécurisation du territoire. Son conseil a souhaité qu’un délai raisonnable lui soit accordé, pour qu’après son retour, il puisse comparaître pour répondre des faits qu’on lui reproche.

L’audience de ce jour devait permettre de juger l’affaire Lionel Kaboui. Rappelons qu’à l’audience précédente, le dossier était renvoyé pour permettre à la victime de citer l’État comme civilement responsable, et permettre au ministère public de faire comparaître l’accusé non comparant, actuellement en mission de sécurisation du territoire.

À l’appel du dossier ce vendredi 20 février 2026, l’AJE a signalé avoir reçu sa citation le jeudi 19 février 2026. « Ce n’est qu’hier que nous avons reçu la citation. Nous n’avons pas encore connaissance du dossier dans son entièreté. Nous souhaitons qu’on nous accorde un renvoi pour nous permettre de mieux nous apprêter », a-t-il plaidé.

Par ailleurs, l’accusé qu’on attendait lors de la première audience n’a toujours pas comparu. La raison est connue : il est en mission de sécurisation du territoire. « On signale cela pour que le procureur sache comment faire pour toucher ses supérieurs, afin qu’il comparaisse à votre barre », déclarait Me Minoungou, conseil de l’accusé comparant à l’audience précédente.

À l’audience de ce jour, vendredi 20 février 2026, le conseil du gendarme en mission a souhaité du tribunal un renvoi, raisonnable selon ses dires, pour lui permettre de venir répondre des faits qu’on lui reproche. « Vu qu’il est déployé ailleurs, il faut peut-être qu’un hélicoptère passe par là, pour qu’on le ramène. Mais je suis sûr que si le parquet se rapproche de la hiérarchie, ils pourront trouver le moyen de le faire venir », a renchéri Me Minoungou.

Après concertation et de commun accord avec les parties, la date du 8 avril 2026 a été retenue.

Erwan Compaoré/Hanifa Koussoubé

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Source: LeFaso.net