L’environnement et la terre représentent, incontestablement, des enjeux vitaux, tant pour les États individuellement pris que pour la communauté mondiale, marqués par une crise écologique globale menaçant la survie humaine. Au Congo-Brazzaville, le gouvernement est passé à une autre étape de la gestion de ces questions cruciales par la création d’un établissement scolaire destiné à former des citoyens de type nouveau, des jeunes, sur l’environnement, la préservation des traditions et les compétences pratiques liées à la terre, tout en leur offrant un enseignement académique traditionnel. C’est le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, qui a lui-même inauguré, vendredi 20 février 2026, cet établissement appelé « Campus Terre d’École Christophe-de-Margerie ».

La vision est d’allier enseignement académique, classique et formation axée sur la terre, l’environnement et les valeurs culturelles. L’objectif de former une jeunesse consciente des enjeux écologiques et capable de contribuer au développement durable de son pays.

Le programme éducatif qui y sera déroulé repose sur, selon son premier responsable, trois volets essentiels parmi lesquels la mixité en matière de genre, de diversité sociale, culturelle et générationnelle ; le respect de l’environnement, des écosystèmes, des savoirs traditionnels, des connaissances scientifiques et des innovations.

En dehors des apprentissages traditionnels, la formation portera sur la gestion rationnelle de l’environnement, où les jeunes vont s’approprier le développement durable, intégrer dans leur savoir la valorisation de la terre, afin d’atténuer les cycles de catastrophes qui la menacent. Un volet ethno-botanique fondé sur la protection de l’environnement sera aussi dispensé, sachant qu’une exploitation judicieuse de la terre est la solution aux problèmes de protection environnementale.

Convaincue des enjeux de ces questions et évoquant son attachement à la terre et son engagement à protéger et à sauvegarder la forêt du bassin du Congo, Maria Maylin, présidente « Campus Terre d’École Christophe-de-Margerie » (du nom de l’ancien président-directeur général de Total), a sollicité le chef de l’État Denis Sassou N’Guesso d’être l’avocat de cette initiative auprès de ses pairs, afin que ce modèle éducatif puisse faire tache d’huile sur le continent africain. « C’est à ce prix que nous allons reconquérir notre souveraineté alimentaire, en apprenant aux enfants à manger ce qu’ils produisent. C’est à ce prix que nous formerons les talents de demain, sensibilisés aux enjeux du développement. Il s’agit du prolongement de ce que vous faites déjà avec brio pour le bassin du Congo. Aussi, nous souhaiterons que vous soyez le champion de la promotion du programme éducatif Terre d’école », a-t-elle plaidé.

Selon le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, qui a relevé la singularité de cette école d’un nouveau genre, « Campus Terre d’École Christophe-de-Margerie », va accueillir des enfants vulnérables issus des orphelinats, des enfants des ménages aux revenus moyens ainsi que ceux issus des milieux plus aisés. « Ce brassage affirme qu’aucune origine sociale ne doit déterminer un destin dans notre pays. Tous apprendront ensemble, tous grandiront ensemble, tous se prépareront à servir le Congo, suivant le principe établi de la cohésion nationale durable dans notre pays », a déclaré le ministre, expliquant que l’inauguration de ce campus s’inscrit dans l’action résolue du gouvernement et vise à garantir le bon fonctionnement cohérent de l’ensemble des cycles éducatifs.

« La singularité de cet établissement, contrairement aux précédents, réside dans son modèle éducatif intégré à la préservation de l’environnement. L’ambition du gouvernement n’est pas seulement de construire ce nouveau concept d’école, mais de rendre chaque cycle pleinement opérationnel du préscolaire au secondaire, afin d’assurer à chaque enfant un parcours éducatif complet. Dans cette dynamique, l’année en cours marque une étape décisive, celle du démarrage effectif du cycle primaire », a-t-il présenté.

Ce campus-pilote, qui offre des enseignements du primaire au secondaire, comprend trente classes pour une capacité d’accueil de 630 élèves. Il est également composé d’espaces d’apprentissage, d’un laboratoire, d’une salle de langues, d’une salle d’informatique, d’une bibliothèque, d’une salle de conférences… ; etc.

O.L.

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Source principale : adiac-congo.com

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