La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a organisé, le samedi 7 mars 2026 à son siège, une rupture commune à l’occasion du mois de ramadan en présence des membres du gouvernement et d’autorités religieuses.

La rupture commune du jeûne de ramadan 2025, placée sous le thème « Ramadan : foi, solidarité et engagement citoyen au service de la paix au Burkina Faso », a été marquée par la présence de plusieurs personnalités et des membres du gouvernement.

Initié par la Fédération des associations islamiques du Burkina, ce rassemblement a été le lieu pour les musulmans de prier dans un esprit de fraternité. La rupture commune a été marquée par la présence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, du président de l’Assemblée législative de transition, Ousmane Bougouma. La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques Aminata Zerbo/Sabané, le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré, le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana et celui de l’Administration territoriale et de la Mobilité Emile Zerbo sont également venus communier avec les fidèles musulmans à l’occasion de cette rupture commune.

Les membres du gouvernement sont venus assister à la rupture commune organisée par la FAIB

« En réalité Dieu nous donne cette expérience de la faim et de la soif pour que nous, surtout au Burkina Faso par rapport au contexte dans lequel nous sommes, nous puissions comprendre que cette expérience de 29 ou 30 jours de la faim et de la soif est le quotidien toute l’année de bon nombre de nos frères et de nos sœurs et surtout de ceux qui sont en situation de déplacement du fait de l’insécurité », a déclaré l’imam Inoussa Compaoré, qui a développé le thème du ramadan.

Il a, dans son explication, invité les fidèles musulmans à se rapprocher de ceux qui souffrent et qui sont dans le besoin en leur offrant de l’aide et de la compassion au cours du mois de ramadan. « Mes chers frères et sœurs dans la foi, voyons le lien étroit que Dieu fait avec le jeûne et cette exigence de présence de qualité. Il nous dit : « Nous avons prescrit le jeûne pour que vous puissiez acquérir la piété, vous n’aurez la foi véritable que lorsque vous serez à même de donner à autrui dans les difficultés ce à quoi vos cœurs sont attachés » », a expliqué l’imam.

Le président du présidium de la FAIB, El hadj Moussa Koanda, a rappelé la solidarité et l’esprit de partage qui existent entre les Burkinabè

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, présent à la rupture commune, a remercié la FAIB pour sa disponibilité et son engagement aux côtés du gouvernement pour la promotion des valeurs de paix, de solidarité et de cohésion sociale.

« Notre présence ici, c’est l’expression de notre solidarité, mais également de notre union de prières avec l’ensemble des fidèles musulmans du Burkina Faso en ce mois béni du ramadan. C’est le mois de pénitence, c’est le mois de prières, c’est le mois de partage, c’est le mois d’expression de la fraternité entre tous les fils et toutes les filles du Burkina Faso et au-delà », a laissé entendre le chef du gouvernement.

Il a ajouté que la rupture collective est un moment important où se mêlent la spiritualité et la fraternité au-delà des convictions idéologiques et religieuses.

Le premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a remercié la FAIB pour son engagement constant à prêcher pour la paix et la cohésion sociale

Le président du présidium de la FAIB, El hadj Moussa Koanda, a indiqué que ce rassemblement est aussi un moment de rappel de la solidarité et de l’esprit de partage qui existent entre les Burkinabè. « Cette année, le jeûne islamique a coïncidé avec le carême de nos frères chrétiens. C’est une belle et heureuse coïncidence dans notre pays parce qu’il nous offre une chance supplémentaire de communier ensemble, musulmans et chrétiens », a fait comprendre El Hadj Moussa Koanda.

Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)

Lefaso.net

Source: LeFaso.net