
Après le conseil de la victime, c’est le procureur qui a fait ses réquisitions. Après avoir démontré le caractère prémédité de l’assassinat et aggravé du vol, il soutient : » dans ce dossier, l’élément central n’est pas contesté, il est constant. Il l’a tuée. Au sujet de l’expertise, quand bien même l’expert parle de trouble neuro-psychique, le procureur reste ferme : « Si des éléments médico-légal viennent s’ajouter, on est preneur. Mais ce que la loi connait, c’est la démence. »
Toutefois, ce n’est pas le cas ici. Même s’il souffre de crise psychique et neuro-psychique, on vous a démontré comment il a procédé, comment il a prémédité tout cela, et comment lui même a contribué à retracer le récit des faits… Je ne le souhaite pas, mais je défie quiconque de commettre de tels faits et ne pas halluciner. Il a dit aux membres de sécurité pénitentiaire que la vieille là vient chaque nuit », a-t-il fait observer.
» Même vous, M. le président, si on vous prend et qu’on vous interroge, ce n’est pas sûr qu’on ne dise pas de vous que vous êtes fou. Et c’est pareil pour tout le monde. Avec ce que nous traversons au travail, à la maison, en famille, on ne peut pas être totalement normal. Dans ce contexte, pour quelqu’un qui a tué, et qui souffre d’hallucinations postérieures à son acte de crime, on veut trouver un homme normal comment ? », se demande-t-il.
Pour lui, l’accusé est bien portant ; il tente juste de distraire le Tribunal pour espérer une condamnation autre que celle équivalant à sa forfaiture ; il est éligible à la sanction, sans aucune mesure de prise en charge, et ne souffre ni de troubles psychiques, ni de troubles neuro-psychiques, ni de démence. Il a requis une peine d’emprisonnement à perpétuité contre l’accusé et ordonné la restitutions des scellés à la famille.
Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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