Comme elle l’a annoncé il y a quelques heures à travers une conférence de presse, la Coordination nationale des associations de Veille citoyenne (CNAVC) a dit « Non à l’ingérence » dans les affaires des pays de la Confédération AES. Cette manifestation qui a eu lieu dans la matinée de ce samedi 28 mars 2026, fait suite à la résolution du Parlement européen exigeant la libération de l’ancien président nigérien, Mohamed Bazoum.

A l’appel donc de cette faîtière de soutien à la Révolution progressiste populaire et à la dynamique de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), plusieurs citoyens se sont mobilisés dès les premières heures de ce samedi 28 mars 2026 à la Place de la nation, encore appelée Place de la Révolution.

Munis de drapeaux, fanions, posters et autres écriteaux, les manifestants ont ensuite, des slogans à l’appui, mis le cap sur le siège de l’Union européenne, sis Avenue Kwamé Nkrumah. Là, ils ont, à travers un message, réitéré leur refus à toute ingérence dans les affaires des membres de l’AES et ont réaffirmé leur détermination à défendre la souveraineté des peuples concernés.

Cette mobilisation vise donc, de façon précise, à exprimer un soutien aux autorités nigériennes et à dénoncer la position « inappropriée » de l’Union européenne envers les pays de l’AES.

Les manifestants se disent d’ailleurs étonnés du deux poids deux mesures, en relevant le silence de l’Union européenne dans l’enlèvement de l’ancien président du Venezuela, Nicolás Maduro, détenu aux États-Unis depuis janvier 2026.

Cette mobilisation vise donc à, disent-ils, rappeler que les peuples africains ont le droit de disposer d’eux-mêmes, de décider librement de leur avenir, sans pression ni intervention extérieure.

O.L.

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