Digital Business School (DBS) a abrité la compétition de robotique dénommée « Robotics for good youth », ce samedi 28 mars 2026. L’initiative, qui est de Programming school (P.school), a pour objectif de révéler le génie des jeunes passionnés de technologie, mais aussi de susciter des vocations pour les métiers liés au numérique. Le thème de cette année est « Robotique agricole – Irrigation intelligente, culture sélective et récolte durable ». Dans la catégorie junior, c’est la team International Billingual Schools of Africa (IBSA) qui a remporté le premier prix. Dans la catégorie senior, c’est la team Open Mind qui s’est illustrée. Les deux équipes représenteront le Burkina Faso au championnat international, qui se tiendra du 5 au 8 juillet 2026 à Genève, en Suisse.

Dans une ambiance à la fois studieuse et électrisante, les équipes, concentrées mais enthousiastes, ont rivalisé d’ingéniosité pour relever les défis proposés. Entre encouragements des encadreurs, applaudissements du public et tension palpable lors des épreuves, la salle a vibré au rythme des performances des robots, témoignant de l’engagement et de la créativité des participants.

Placée sous le thème « Robotique agricole : irrigation intelligente, culture sélective et récolte durable », la compétition a mis les candidats face à des problématiques concrètes liées à l’agriculture moderne. Les robots devaient ainsi simuler des tâches agricoles précises, allant du semis à la récolte, en passant par une gestion optimisée de l’eau.

« Le parcours du robot objectif consistait à semer les graines dans les bonnes parcelles, ensuite les arroser de manière intelligente pour éviter le gaspillage d’eau, et récolter ensuite les fruits par catégories mûres, non-mûres, et les fruits pourris qui vont être détruits. À l’issue de ces matchs-là, les équipes ont prouvé qu’elles étaient capables de se défendre », a expliqué Fatimata Camara, promotrice de la compétition.

« On espère, cette année, remporter le premier prix à Genève », Fatimata Camara.

Au terme des différentes épreuves, c’est la team International Bilingual Schools of Africa (IBSA) qui s’est imposée dans la catégorie junior. La team Open Mind a décroché la première place dans la catégorie senior. Une consécration qui récompense des semaines d’efforts, de programmation et de tests intensifs.

En image, des compétiteurs observant leurs robots en pleine action.

« Recevoir ce trophée aujourd’hui, c’est un grand honneur. La préparation pour la compétition a été vraiment difficile, mais on a réussi à remporter le premier prix et ce trophée aujourd’hui. Représenter le Burkina Faso à Genève est déjà excitant pour nous. Même s’il y a quelques améliorations à faire sur nos robots et aussi pour les membres de notre équipe, on pourra s’en sortir et espérer remporter la première place à Genève », a confié Abdel Simoro, capitaine de l’équipe Open Mind.

« La compétition n’était pas simple, mais on s’en est bien sorti », Abdel Simoro.

Du côté des juniors, la satisfaction est tout aussi grande, malgré les défis rencontrés durant la préparation. « On a passé des semaines à penser, à programmer et à essayer de nouvelles choses. On a passé des nuits blanches à nous préparer. Ce n’était pas simple… Je suis très contente pour cette victoire. Ça serait un très grand plaisir pour mon équipe de représenter le Burkina Faso à Genève », a déclaré Sorène Faladé, capitaine de l’équipe IBSA junior.

« On veut remporter le premier prix à l’international », Sirène Faladé.

« Nous attendons beaucoup des compétences de ces jeunes »

Les autorités présentes ont salué l’initiative, soulignant l’importance de la formation des jeunes dans les domaines technologiques pour le développement du pays. « Nous sommes dans un monde numérisé. Savoir tirer son épingle du jeu dans les métiers du numérique est une très bonne chose. La politique actuelle de notre pays est basée sur le développement endogène », a affirmé le parrain, Dr Kerabouro Palé.

« Avec ce type de cadre, on peut avoir confiance en la jeunesse », Dr Kerabouro Palé.

Parlant d’agriculture, il ajoutera ceci : « On veut atteindre l’autosuffisance alimentaire chaque année. Nous attendons beaucoup des compétences de ces jeunes, aujourd’hui et pour les années à venir. Et de ce que nous voyons, ils ont pris un très bon départ ».

Dans la même dynamique, le directeur général de Digital Business School (DBS), Claude Sorgho, a insisté sur la nécessité de former des ressources humaines qualifiées pour accompagner la transformation digitale du pays. « Nous sommes un établissement d’enseignement supérieur qui a fait le choix de s’orienter vers les métiers du numérique. Au regard de la dynamique de digitalisation de l’administration burkinabè, il nous faut avoir les ressources humaines nécessaires pour pouvoir insuffler cette dynamique-là. C’est en cela que cette compétition est à saluer », a indiqué M. Sorgho.

« Félicitations aux jeunes pour cet effort », Claude Sorgho.

Pour le ministère en charge de la Transition digitale, ce type d’initiative dépasse le simple cadre compétitif et s’inscrit dans une logique de formation pratique. « Ce n’est pas qu’un concours de robotique. C’est une formation par la pratique, et c’est ce qu’encourage le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques. Nous avons pour vision, faut-il le rappeler, d’encourager les compétences et les jeunes talents », a déclaré Fatima Gansonré, la représentante de la ministre en charge de la Transition digitale, Dr Aminata Zerbo.

« La jeunesse est l’avenir de l’innovation », Fatima Gansonré.

Erwan Compaoré

Lefaso.net

Source: LeFaso.net