
Mamadi Baguian a été conduit à sa dernière demeure au cimetière municipal de Gounghin, ce samedi 4 avril 2026 à Ouagadougou. Après la levée du corps à l’hôpital de Bogodogo, la dépouille a été conduite à la place de la Révolution, où le défunt a été élevé, à titre posthume, au rang de chevalier de l’Ordre de l’Étalon.
Plusieurs autorités étaient présentes pour témoigner leur compassion à la famille éplorée. Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, son collègue de la Sécurité, ainsi que le président du Conseil national de de sécurité d’État étaient présents à la place de la Révolution et au cimetière de Gounghin.
La cérémonie de décoration à titre posthume a été suivie de prières, avant le transfert de la dépouille au cimetière, accompagnée d’une foule composée notamment de membres de la veille citoyenne et de proches.
Au cimetière, la douleur de la perte de l’être cher était visible sur les visages. Chez les Wayiyans, la perte est énorme, la douleur est vive mais ils disent rester soudés et solidaires pendant cette période difficile.

Le président du mois de la Coordination nationale de la veille citoyenne, section Kadiogo, Oumar Michel Kopia, a salué la mobilisation de ses camarades. Cette mobilisation traduit la réalité de la solidarité entre les Wayiyans. Il a également salué la décoration du défunt, appelant ses camarades à rester vigilants car les ennemis, dit-il, veulent profiter de cette épreuve pour les diviser. « Camarades, ne baissez pas les bras pour que l’impérialisme et les valets locaux qui sabotent le travail du président du Faso prennent le dessus », a-t-il lancé.
De son vivant, Mahamadi Baguian était membre influent de la veille citoyenne. Au moment de l’inhumation, ses camarades lui ont rendu un vibrant hommage.
Prenant la parole au nom des autorités, le ministre de la Guerre a salué l’engagement et le combat du disparu.
Pour rappel, le Tribunal de grande instance Ouaga I, à travers le procureur du Faso, a informé l’opinion publique, dans un communiqué en date du 1er avril 2026, du décès de Mahamadi Baguian. Selon le parquet, l’intéressé, né le 16 mars 1983 à Pouytenga, avait été interpellé le 31 mars 2026 pour des faits infractionnels présumés.
Lors de son transfert vers les locaux de la police judiciaire, il aurait été victime d’un malaise. Pris en charge en urgence, il a été conduit à l’infirmerie de l’École nationale de police, où il a malheureusement succombé, malgré les soins prodigués.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Source: LeFaso.net

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