Le Conseil des ministres a, en sa séance de jeudi 25 juin 2026, adopté un décret portant régime des bourses d’études de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il s’agit, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, d’une relecture du décret de 2021 relatif aux bourses d’études en vue de prendre en compte les nouvelles orientations et la vision du gouvernement. Il ressort également de ce conseil que la production cotonnière 2025-2026 connaît une hausse de 7%.

Les grandes innovations de cette relecture sont, entre autres, la redéfinition et la hiérarchisation des critères d’attribution des bourses avec la suppression du critère lié aux revenus des parents, le transfert des dossiers d’aides au Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER Bãngr baoobo) et l’encadrement des études à l’extérieur.

Toujours selon le gouvernement, aux termes de ce décret, tout étudiant burkinabè qui veut entamer des études à l’extérieur, bénéficiaire d’une bourse ou sur fonds propres, a l’obligation d’obtenir au préalable une autorisation du ministère en charge de l’Enseignement supérieur.

Selon le ministre Adjima Thiombiano, il s’agit de permettre à l’État d’assurer un suivi des contenus de formations conformément à la vision actuelle du Gouvernement, d’éviter les cas sociaux après les études à l’étranger et de préparer l’insertion professionnelle de ces étudiants.

Le Conseil a également, au titre du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, adopté un rapport relatif au bilan de la campagne cotonnière 2025-2026 et aux prévisions de la campagne cotonnière 2026-2027.

« En termes de bilan de la campagne cotonnière 2025-2026, la production de coton graine conventionnelle et biologique s’est établie à 314 293 tonnes contre une production de 294 507 tonnes la campagne précédente, soit une hausse de 7% », a dévoilé le ministre en charge du Commerce, Gnaniodem Serge Poda.

Pour la campagne à venir (2026-2027), les objectifs sont ambitieux avec de bonnes perspectives pour les producteurs, a indiqué le ministre, ajoutant que pour soutenir ces prévisions et poursuivre la dynamique de relance durable, le prix de la cession à crédit des engrais est fixé à 17 500 FCFA le sac de 50 kilogrammes pour chaque type d’engrais.

Ce niveau de prix, souligne le ministre, nécessite des subventions des intrants à hauteur de 15,8 milliards FCFA et le Conseil a décidé que ce montant de la subvention soit pris en charge entièrement par les sociétés cotonnières.

Lefaso.net

Source : DCRP Présidence du Faso

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