
De l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou au Lycée technique national Aboubacar-Sangoulé-Lamizana, la matinée du jeudi 1er octobre 2026 a été marquée par les retrouvailles, les nouvelles rencontres et les formalités de rentrée. Entre découverte des lieux pour les nouveaux bacheliers et retrouvailles entre élèves après les vacances, les établissements scolaires et universitaires de la capitale ont renoué avec leur animation habituelle.
Il est à peine 7 heures du matin lorsque les premiers étudiants commencent à investir les espaces de l’université de Ouagadougou. Dans les allées, les groupes se forment, les salutations fusent et les conversations se mêlent au va-et-vient des nouveaux venus. Cette rentrée revêt toutefois une particularité : elle est la première à intervenir après la normalisation des années universitaires. Pour les étudiants, anciens comme nouveaux, c’est donc une rentrée qui marque une nouvelle étape dans le fonctionnement de l’institution. Dès les premières heures de la matinée, l’ambiance est déjà électrique. Anciens étudiants et nouveaux bacheliers se côtoient. Certains semblent visiblement à l’aise avec les lieux, tandis que d’autres sont encore à la recherche de leur salle de cours.
Dans les allées de l’université, cette nouvelle organisation du calendrier académique se ressent dans l’atmosphère de la matinée. Après les perturbations qui avaient affecté le déroulement des années universitaires, l’établissement retrouve progressivement un rythme normal. Pour les nouveaux bacheliers, cette rentrée constitue surtout le début d’une nouvelle aventure ; pour les anciens, elle marque la poursuite d’un parcours désormais inscrit dans un calendrier académique normalisé.
Il est environ 8 heures lorsque nous rencontrons Hama Boureima Dicko. Arrivé de Dori, dans le nord du pays, le jeune homme vient tout juste de franchir les portes de l’université. Première difficulté de cette nouvelle vie universitaire : retrouver sa salle de cours. « Je suis en première année, en mathématiques, physique, chimie et informatique », explique-t-il. Le choix de cette filière n’est pas le fruit du hasard. « J’ai choisi parce que j’aime les matières scientifiques », confie-t-il.
Pour ce nouveau bachelier, cette première journée est surtout synonyme de découverte et d’enthousiasme. « Je suis vraiment content. Je vois que tout est bon ici. J’espère que ça va aller, inch’Allah », lance-t-il avec le sourire.
Son objectif pour l’année est déjà clairement défini : « Mes attentes, c’est de bien bosser et d’avoir de bonnes notes pour passer. »
À quelques pas de là, l’ambiance est tout aussi animée. Certains étudiants consultent les listes, d’autres demandent leur chemin ou échangent sur leur première impression de l’université.
Parmi eux se trouve Farida Daboné. Elle est arrivée dès 7 heures et a déjà réussi à identifier sa salle. Pour elle aussi, c’est une nouvelle aventure qui commence. « Je suis en première année de licence en histoire et archéologie », précise-t-elle. Pourquoi ce choix ? La réponse vient naturellement : « Parce que j’aime bien l’histoire et je veux, dans le futur, être professeur. » À l’entendre, cette première journée est aussi l’occasion de concrétiser une image de l’université longtemps imaginée. « Je me sens bien. Ça fait du bien de rencontrer d’autres personnes et de découvrir l’université dont j’entendais beaucoup parler », raconte-t-elle. Son souhait pour les mois à venir est de valider son année. « J’espère vraiment que l’année va bien se terminer, vu qu’elle a bien commencé aujourd’hui. J’espère aussi valider. »
Un peu plus loin, Ange Francine Ramdé, elle aussi en première année, vient de faire ses premiers pas dans l’enseignement supérieur. Elle a choisi la sociologie, avec déjà une idée de ce qu’elle aimerait en faire. « J’ai choisi la sociologie parce que j’aimerais devenir sociologue. Peut-être qu’après la licence en sociologie, je vais opter pour autre chose », explique-t-elle. Pour cette jeune étudiante, les retrouvailles et les nouvelles rencontres participent également au plaisir de cette rentrée. « Je suis très contente de reprendre l’école, de retrouver les camarades et de me faire de nouveaux amis », dit-elle. Quant à son principal souhait pour cette année académique, il tient en un mot : la valider. « J’espère vraiment valider et j’invite tous mes camarades à faire de même », lance-t-elle.
À 9 heures, l’effervescence ne retombe pas. Alors que certains ont déjà rejoint leurs salles, d’autres continuent de parcourir les bâtiments à la recherche de leur point de chute. Pour ces nouveaux étudiants, cette première journée est autant celle de la rentrée que celle de la découverte des lieux, des repères et des codes de l’université. Elle intervient également dans un contexte particulier, celui de la normalisation des années académiques, qui donne à cette rentrée une portée particulière pour l’institution universitaire.
À quelques mètres de l’université de Ouagadougou se trouve le lycée technique national Aboubacar-Sangoulé-Lamizana. Ici, l’ambiance est différente, mais l’effervescence est bien présente.
Dans la cour, les élèves se retrouvent en petits groupes. Ça discute, ça plaisante, ça prend des nouvelles après les vacances. À l’administration, certains s’affairent autour des formalités de rentrée, tandis que d’autres viennent acheter leurs tenues scolaires.
Assis avec son téléphone en main, Honoré Bakouan, élève en BEP 1, observe tranquillement l’animation. Pour lui, la journée de rentrée est déjà terminée. « Les cours commencent lundi, mais nous devons revenir demain pour rencontrer notre professeur principal », explique-t-il. Il précise les consignes données aux élèves : « Si tu arrives et que tu vois ton nom sur la liste, cela veut dire que ton inscription a été validée. Tu peux rentrer et revenir le lendemain. » Honoré, lui, est présent depuis 7 heures.
Dans la cour du lycée, le mouvement se poursuit. Lorsque nous quittons les lieux, certains élèves sont encore assis par petits groupes, discutant entre eux. D’autres prennent le chemin du retour, tandis que de nouveaux arrivants franchissent les portes de l’établissement.
Hanifa Koussoubé
Jean Elysée Nikiéma
Lefaso.net
Source: LeFaso.net



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