
Le feuilleton de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) continue. Chaque jour avec un nouvel épisode juridico-judiciaire. Ce vendredi, 9 septembre 2016, les protagonistes étaient de nouveau devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou.
Cette fois-ci, l’affaire CAMEG est portée devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou. Au prétoire, Me Jean Charles Tougma et Me Prospère Farama,avocats-conseils de la CAMEG, du Président du Conseil d’administration, Dr Bokar Kouyaté, et du Directeur général, Dr Jean Chrysostôme Kadéba (présent au procès). Ils ont assigné le ministre de la santé et le Dr Salifou Konfé (nouveau Président du Conseil d’administration) devant le juge des référés. Cela pour que la justice constate qu’il y a un trouble manifestement illicite sur l’activité de l’association.
Les débats qui se sont déroulés dans le cabinet du vice-président du TGI, Francis Oubda, étaient très houleux. Contradictoirement, chaque partie a pris la parole pour justifier sa posture dans cette affaire.
Me Alexandre Sanwidi, défense du Dr Konfé, présent à cette audience, affirme que son client est le Président du Conseil d’administration de la CAMEG. Et que l’acte qu’il a posé en nommant Dr Damien Koussoubé, relève de ses prérogatives en sa qualité de PCA. La partie adverse balaie cela du revers de la main.
Le vice-président du Tribunal de grande instance (TGI), Francis Oubda après avoir écouté les parties des heures durant, décide de renvoyer le délibéré au mardi 13 septembre 2016 à 8 h.
Me Farama affirme que lors des débats, ils ont demandé au vice-président du tribunal « de faire défense au ministre de la santé, à monsieur Konfé Salifou et à la CAMEG dirigée par monsieur Koussoubé de faire intrusion dans les activités de la CAMEG ». « Nous estimons que, en attendant que le tribunal administratif statue définitivement sur les recours qui ont été introduits, il est bon que l’on permette à chacune des parties de travailler ». Pour lui, si la décision définitive est favorable au Dr Kadéba, elle s’appliquera, Si elle est favorable au Dr Koussoubé, le droit sera respecté. Mais en attendant, des actes comme ce qui s’est passé hier 8 septembre « qui consiste à emmener des forces de l’ordre pour essayer d’installer de force une équipe, alors qu’il n’y a que le droit qui peut prévaloir » ne doivent plus se produire, termine t- il.
N’ayant pas pu recueillir les avis de la partie adverse, qui aussitôt après l’audience a quitté les lieux, nous sommes entrés en contact avec elle. Nous y reviendrons.
Marcus Kouaman
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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