
À Pékin, capitale de la République populaire de Chine, des centaines de vélos sont alignés devant les grands lieux de fréquentation tels que les stations de métro, les parcs et autres espaces publics. Ces engins, communément appelés « vélos partagés », incarnent l’innovation technologique chinoise et ont profondément transformé le transport urbain, en offrant un moyen de déplacement écologique, pratique et non polluant.
Alors que nous flânions avec quelques confrères devant la station de métro de Jianguomen le 7 décembre 2025, en attendant d’autres collègues pour une journée de shopping, nous avons observé un ballet incessant d’usagers recourant à ces vélos pour poursuivre leur trajet. Certains garent leurs bicyclettes avant de s’engouffrer dans la station de métro, tandis que d’autres, tout juste sortis des rames, en enfourchent une pour continuer leur course.
Grâce à leur téléphone portable, les utilisateurs déverrouillent les deux-roues en quelques secondes via une application mobile. Une fois arrivés à destination, ils verrouillent simplement le vélo et le laissent à l’endroit prévu à cet effet. Ce système numérique permet une utilisation fluide et rapide, sans borne fixe.
Les vélos partagés se déclinent principalement en deux couleurs : le jaune et le bleu, correspondant à différentes entreprises opératrices. L’abonnement mensuel coûte environ 12 yuans, soit moins de 1 000 FCFA, un tarif accessible à la majorité des usagers. Sans abonnement valide, le système empêche tout déverrouillage du vélo.
Très prisés à Pékin, les vélos partagés s’intègrent pleinement dans les habitudes de déplacement quotidien des habitants. À côté de ces bicyclettes, on retrouve également des motos électriques partagées, fonctionnant selon le même principe technologique.
Cette innovation a ainsi révolutionné la mobilité urbaine dans la capitale chinoise, en contribuant à la réduction de la pollution, à la fluidité du trafic et à l’amélioration du cadre de vie des citadins. Les vélos partagés permettent aussi d’arriver à des endroits non desservis par le bus ou le métro, favorisant du coup un gain de temps. Par ailleurs, certains citadins les utilisent à des fins d’exercices physiques.
Serge Ika KI
Lefaso.net
Source: LeFaso.net


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