
À seulement deux années après son entrée à l’université, Mariam Hema incarne déjà l’image d’une jeunesse déterminée, créative et résolument tournée vers l’avenir. Étudiante en deuxième année de Sciences économiques et de gestion (SEG), cette jeune entrepreneure a très tôt fait le choix de ne pas attendre la fin de ses études pour se lancer dans le monde professionnel. Son parcours, marqué par la passion et la persévérance, illustre la capacité des jeunes filles à concilier études et entrepreneuriat malgré les difficultés.
L’aventure entrepreneuriale de l’étudiante débute bien avant l’université. Encore lycéenne, elle s’essaie à la vente de divers articles, notamment des draps, des vêtements et d’autres produits de première nécessité. Une activité modeste, mais révélatrice d’un esprit entreprenant déjà bien affirmé. « J’ai toujours aimé me battre pour avoir quelque chose par moi-même », confie-t-elle. Cette première expérience lui permet non seulement de subvenir à certains de ses besoins, mais aussi de développer un sens aigu du commerce et de la responsabilité.
Après l’obtention de son baccalauréat, Mariam décide de franchir un nouveau cap. Animée par une passion profonde pour l’esthétique et l’événementiel, elle choisit de se former dans le domaine de la décoration, notamment la décoration de mariages religieux et coutumiers, d’anniversaires et d’autres événements festifs. Une orientation qui ne doit rien au hasard. Depuis son enfance, Mariam est fascinée par le travail de l’une de ses tantes, décoratrice professionnelle. « L’amour de la décoration est né dès le bas âge. J’aimais voir ma tante transformer de simples espaces en lieux magiques », explique-t-elle avec émotion.
Après sa formation, elle se lance définitivement dans la décoration en août 2025. Depuis lors, la jeune femme multiplie les prestations, gagnant progressivement la confiance de sa clientèle. Malgré les contraintes liées à ses études universitaires, elle parvient à s’organiser pour honorer ses engagements professionnels. Un exercice d’équilibriste qu’elle assume avec courage. « Entreprendre et poursuivre ses études, c’est souvent difficile. Mais comme on le dit, vouloir c’est pouvoir. J’ai décidé d’être forte pour concilier les deux afin de vivre ma passion et continuer mes études », affirme-t-elle.
Au-delà de son activité actuelle, Mariam nourrit de grandes ambitions. Elle rêve de voir son nom s’imposer parmi les références du secteur de la décoration, non seulement au niveau national, mais aussi à l’international. « D’ici cinq ans, je veux être une décoratrice de renommée mondiale. Je veux décorer de grands événements et que mon travail soit apprécié de tous », confie-t-elle avec assurance. Consciente que l’excellence passe par l’apprentissage continu, elle ambitionne de se former davantage et de bénéficier des conseils des aînés du métier afin de perfectionner son art.

Mais le message de Mariam Hema ne s’arrête pas à son parcours personnel. Engagée et lucide sur les réalités sociales, elle lance un appel à l’endroit des jeunes filles. Elle les invite à éviter « l’argent facile » et à privilégier le travail honnête et durable. « Je veux encourager les jeunes filles à se donner à une activité génératrice de revenus pour être financièrement indépendantes », souligne-t-elle. Pour elle, l’autonomie financière est un levier essentiel de l’émancipation féminine et de la dignité.
À travers son parcours, Mariam Hema démontre qu’avec de la volonté, de la discipline et une passion assumée, il est possible de bâtir son avenir tout en poursuivant ses études. Un exemple inspirant pour de nombreux jeunes, et particulièrement pour les jeunes filles, appelées à croire en leurs rêves et à travailler sans relâche pour les concrétiser.
Rama Diallo
Lefaso.net
Source: LeFaso.net


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