
Le Gouvernement burkinabè et le Système des Nations Unies au Burkina Faso ont validé trois programmes transformateurs phares, destinés à renforcer la stabilisation, la sécurité alimentaire et la transition humanitaire, en parfaite articulation avec le Plan RELANCE, ce vendredi 6 février 2026, à Ouagadougou. Une enveloppe de 850 milliards de francs CFA sera mobilisée sur la période 2026-2030 pour leur mise en œuvre à travers les 17 régions du pays.
La cérémonie officielle de lancement, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres de l’Économie et des finances, de la Famille et de la solidarité, ainsi que des représentants du Système des Nations Unies au Burkina Faso.
Des programmes axés sur les priorités nationales
Les trois programmes validés concernent d’abord, le Programme d’appui à la stabilisation et à la coopération transfrontalière ; ensuite, le Programme d’appui à la transformation durable des systèmes alimentaires ; et enfin, le Programme d’appui à la transition humanitaire, développement et paix. Pour Karamoko Jean Marie Traoré, ces initiatives incarnent un partenariat rénové entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies, fondé sur la co-construction et l’efficacité des projets. « Le développement ne se délègue pas, il se conduit », a-t-il rappelé, soulignant la volonté du Gouvernement, de rompre avec les réponses fragmentées et souvent inefficaces du passé.
Le ministre a insisté sur la dimension stratégique de ces programmes, qui s’articulent parfaitement avec le Plan RELANCE et constituent un socle de reconstruction nationale, promouvant un multilatéralisme d’égal à égal, respectueux des choix souverains et orienté vers des résultats tangibles.De son côté, le ministre de l’Économie et des finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a relevé la cohérence de ces programmes avec les quatre piliers du Plan RELANCE et leur capacité à produire des résultats concrets pour le développement du pays.
Le coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, quant à lui, a exprimé sa satisfaction et rappelé que ces programmes visent à agir sur les causes structurelles, à renforcer l’action publique et à inscrire la coopération dans la durée. Ainsi, sur une période de cinq ans (2026 à 2030), les programmes seront déployés dans les 17 régions du pays, avec un financement global de 850 milliards de francs CFA, confirmant l’ambition du Burkina Faso d’assurer une mise en œuvre intégrée et durable de son Plan RELANCE.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
Source: LeFaso.net
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