Interrogé sur la fin du terrorisme, le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré s’est voulu rassurant dans un face à la presse ce jeudi 2 avril 2026.  » Le rythme auquel nous avançons actuellement depuis novembre, je peux vous rassurer qu’à ce rythme, on n’est pas trop loin. Parce que le plus important pour nous c’était de changer totalement la manière, d’éviter de faire ce qu’on avait l’habitude de faire depuis 8 à 10 ans. Nous avons développé autre chose, un autre outil. Et quand nous l’avons testé, il est performant. Ce qui nous permet de partir dans des zones qui étaient comme des zones sanctuaires. J’aime parler de en haut de Djibo.

Vous voyez que cette zone était comme leur territoire. Personne ne pouvait s’y aventurer et tout. Mais aujourd’hui, nos unités ont percé et se sont installées. Mais devinez, il y a des zones quand ils sont arrivés, ce sont carrément des camps d’entraînement qu’ils ont trouvés. Bien construits, mieux construits, vous avez trouvé des parcours d’obstacles mieux construits que dans nos centres de formation. Imaginez, ils se sont installés.

Ils ont importé tous les fers, le ciment et tout le nécessaire pour construire les bases d’entraînement. Ça, on était quand même surpris. Ça veut dire qu’ils se sentaient sur leur territoire. Mais nous avons percé et nous y sommes. Ces territoires sont perdus parce qu’ils étaient sous leur contrôle depuis plus de 10 ans. Et donc nous, nous continuons jusqu’aux limites de nos frontières. Et c’est ce que j’ai dit, que ce soit au nord ou à l’est, un peu partout, nous sommes en train de repartir.

Et une fois qu’ils n’ont pas de terrain de manœuvre de sanctuarisation, ça devient difficile. Mais maintenant, il y a une phase importante qui doit venir et dans quelques mois, pour fermer totalement toutes les brèches pour empêcher les infiltrations. Parce que souvent, c’est ça, nous pouvons nous installer, mais ils peuvent trouver le moyen de s’infiltrer, soit poser des UED, ou s’infiltrer par petits binômes, venir tuer à l’arrière, créer des événements d’émotion et tout », Ibrahim Traoré.

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Source: LeFaso.net