À Ouagadougou, la route reliant l’hôpital Schifra au début de l’échangeur de Tampouy se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Nids-de-poule, gros trous, chaussée étroite et absence d’éclairage public rendent la circulation particulièrement difficile, surtout aux heures de pointe et la nuit. Les usagers appellent à une réhabilitation urgente de cette voie très fréquentée.

La route Tanghin-Tampouy est devenue un véritable parcours d’obstacles pour les usagers. Sur plusieurs portions, les nids-de-poule et les gros trous ont considérablement dégradé la chaussée. À cela s’ajoute l’étroitesse de la voie, qui complique davantage la circulation lorsque le trafic devient important.

Chaque matin, à partir de 7 heures, et en fin de journée, dès 16 heures, la circulation s’intensifie sur cet axe qui permet de relier plusieurs quartiers de la capitale, notamment Tampouy, Tanghin et Somgandé. Mais l’état de la chaussée expose quotidiennement les conducteurs, notamment les motocyclistes, à des chutes et à des accidents.

Pour certains usagers, emprunter cette route est devenu une source d’inquiétude. Erwan Compaoré raconte avoir lui-même été victime d’une chute sur cet axe. « L’état de la voie de Tanghin-Tampouy est piteux. J’ai arrêté d’emprunter cette voie parce qu’un soir, je quittais Tampouy pour me rendre à la maison à Bendogo. Je roulais et, le temps que je me rende compte, j’étais à terre en train d’observer les étoiles. J’ai compris que je venais de faire une chute », témoigne-t-il. Selon lui, les accidents et les chutes sont devenus presque habituels sur cette route. « Bizarrement, lorsque vous tombez sur cette route, c’est comme si c’était devenu la règle normale », déplore-t-il. Erwan Compaoré rapporte également les propos d’un homme venu lui porter secours après sa chute. « Ce dernier m’a dit que cette voie est dangereuse : aujourd’hui, c’est toi ; hier, c’était un enfant ; avant-hier, c’était une vieille personne », raconte-t-il.

Une autre partie de la voie

De son côté, Moumouni Kaboré, qui emprunte régulièrement cet axe, déplore également l’état de la chaussée. « Cette route devient de plus en plus impraticable. À la moindre erreur, tu te retrouves à terre. Et les motos subissent beaucoup de chocs », affirme-t-il. Habitant à Tampouy et travaillant à Dassasgho, il explique emprunter cette route presque quotidiennement. « Je vous assure que chaque matin et chaque soir, je suis angoissé à l’idée de prendre cette voie. C’est une véritable source de stress pour moi », confie-t-il. Selon lui, les nombreuses secousses ont également des conséquences sur l’état de sa moto. « Chaque fois, ma moto tombe en panne à cause des secousses », ajoute-t-il.

Outre les dégradations de la chaussée, l’étroitesse de la voie constitue une autre difficulté. Lorsque plusieurs usagers se retrouvent simultanément sur l’axe, les possibilités d’évitement deviennent limitées. Un conducteur peut facilement se retrouver en dehors de la chaussée pour éviter un autre usager ou un nid-de-poule, avec le risque de perdre le contrôle de son engin.

Une partie de la voie dégradée

Pour Adji Ouédraogo, la situation est devenue tellement difficile qu’elle évite désormais cette route, sauf en cas de nécessité. « C’est pour une urgence que j’emprunte cette route. Elle devient un calvaire pour nous, les usagers de cette route », estime-t-elle.

Elle dénonce notamment la présence de nombreux trous qui rendent la circulation dangereuse. « À la moindre erreur, tu te retrouves dans un trou. Il faut que les autorités nous viennent en aide, sinon ce n’est pas simple », lance-t-elle.

La situation devient encore plus préoccupante à la tombée de la nuit. L’absence d’éclairage sur cette portion réduit considérablement la visibilité et augmente les risques d’accident. Pour les personnes qui découvrent cette route, la circulation nocturne peut ainsi devenir particulièrement dangereuse.

Au-delà des difficultés rencontrées par les usagers, cette voie joue pourtant un rôle important dans la mobilité urbaine. Elle constitue un axe de liaison pour de nombreux habitants. Face à cette situation, les usagers appellent les autorités compétentes à prendre des mesures pour réhabiliter la route, améliorer son éclairage et renforcer la sécurité de la circulation. Pour eux, une intervention rapide permettrait non seulement de réduire les risques d’accident, mais aussi d’améliorer la mobilité dans cette partie de la capitale.

Rama Diallo

Lefaso.net

Source: LeFaso.net