En septembre 2016, la microfinance, Baobab Burkina SA, démarrait ses activités, avec la profonde conviction que l’accès au financement constitue un moteur capital de la souveraineté économique et de cohésion sociale. Fort de cette vision, l’institution a bâti un modèle dédié aux populations traditionnellement exclues du système bancaire classique, en particulier les très petites entreprises, les petites et moyennes entreprises, les entrepreneurs urbains et ruraux ainsi que les groupements agricoles. Dix ans après le démarrage de cette aventure, l’institution marque une halte, pour célébrer le jubilé d’étain autour du bilan et des perspectives. La célébration officielle a eu lieu dans la soirée de vendredi 6 novembre 2026 à Ouagadougou, à travers une cérémonie dédiée qui a réuni autour du personnel, de nombreux autorités et partenaires. C’était sous le patronage du ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et le parrainage du président de la délégation spéciale consulaire, Roland Achille Sow.

Pour mieux servir ses clients, Baobab Burkina propose, en plus du crédit classique, le crédit agricole, l’épargne, le nano-crédit Alip et Taka. L’institution a également développé son réseau qui compte, en 2026, seize agences, dont huit à Ouagadougou, trois à Bobo-Dioulasso et une agence dans chacune des villes que Banfora, Koudougou, Koupèla, Tenkodogo et Gaoua. Elles sont complétées par un réseau étendu de plus de 120 points partenaires.

Mieux, cette proximité est renforcée et démultipliée par une infrastructure digitale innovante, notamment par l’application mobile « My Baobab et code USSD » (gestion en autonomie complète 24h/24 et 7j/7) ; l’interconnexion Mobile Money & BCEAO (passerelles directes B2W/W2B avec Orange Money et Moov Money, intégrées à la plateforme SPI de la BCEAO) ; les financements instantanés par scoring (algorithmes prédictifs avec Alip, avec renouvellement de crédit en quelques minutes jusqu’à 10 millions FCFA, et Taka, avec nano-crédit d’urgence notifié par SMS jusqu’à 500 000 FCFA).

Ainsi, pourvu d’un dispositif à la mesure des ambitions, Baobab Burkina a, au cours de la décennie, injecté 279,3 milliards de FCFA dans le tissu économique burkinabè à travers 225 177 crédits accordés. Cela s’est traduit à travers trois grands axes. Il s’agit de l’appui déterminant aux Très petites entreprises (TPE) qui représentent 98% des financements (221 437 opérations pour 151,7 milliards de FCFA) et à l’emploi, irriguant le commerce de proximité, les services et les filières agro-pastorales. Ensuite, la promotion active de l’entrepreneuriat féminin, avec 96 421 crédits accordés à des entreprises gérées par des femmes (36,3 milliards de FCFA).

La proportion de femmes parmi les TPE financées a franchi un cap historique, progressant de 39,1 % en 2021 à 47,4 % en 2025. Le troisième axe porte sur le financement des petites et moyennes entreprises (PME) structurantes, avec 127,6 milliards de FCFA alloués pour booster les capacités d’investissement des acteurs et soutenir la création d’emplois durables.

En une décennie donc, Baobab Burkina a impacté et affiché des performances majeures, en affichant un total bilan de 66 milliards de francs CFA en fin 2025 et une progression fulgurante de ses performances sur la période.

Mention spéciale pour l’engagement affirmé en faveur du monde rural

Le ministre de l’Économie et des Finances, patron de l’évènement, a, au nom du gouvernement burkinabè, félicité Baobab Burkina pour les performances enregistrées. Représenté par son conseiller technique, Mamadou Séré, le patron note que dix ans dans la vie d’une institution financière, particulièrement dans un contexte mondial et sous-régional en perpétuelle mutation, c’est le symbole d’une résilience à toute épreuve, la preuve d’une capacité d’adaptation exceptionnelle, et surtout, le témoignage d’une confiance solidement bâtie, jour après jour, franc après franc, entre une institution et le peuple souverain qu’elle a choisi de servir. « Le nom que vous portez, « Baobab », n’est pas anodin. Dans nos cultures africaines, le baobab est l’arbre majestueux qui résiste aux saisons sèches les plus rudes, dont les racines puisent profondément dans la terre pour offrir ombre, protection et fruits à la communauté. C’est exactement ce que votre institution incarne aujourd’hui pour notre écosystème économique », a-t-il commenté, saluant au passage la présence effective des acteurs du monde économique burkinabè, illustration d’une synergie entre les structures d’accompagnement financier et le secteur privé, véritable moteur de l’économie.

Le conseiller technique, Mamadou Séré, livrant le discours du patron.

« Le dynamisme de notre économie ne repose pas uniquement sur les grandes firmes ; il repose fondamentalement sur nos micros, petites et moyennes entreprises. Ce sont ces braves commerçants de nos marchés, ces artisans talentueux de nos quartiers, ces transformatrices de nos produits locaux, qui tissent la toile de notre économie réelle. En soutenant financièrement ces milliers d’entrepreneurs qui, bien souvent, se heurtaient aux portes closes du système bancaire classique, Baobab Burkina a joué un rôle de catalyseur. Vous avez su libérer des énergies créatrices, vous avez financé des rêves, et par la même occasion, vous avez transformé des milliers de vies. L’entrepreneur burkinabè est audacieux, il est courageux, et il a besoin de partenaires financiers qui croient en lui. Baobab a été et demeure ce partenaire », mesure le ministre de l’Économie et des Finances, pour qui célébrer dix ans de présence, c’est aussi faire le bilan de sa contribution citoyenne. Occasion donc pour transmettre les félicitations du gouvernement à Baobab Burkina, pour sa contribution fiscale et son esprit de solidarité à l’élan de construction d’un Burkina Faso plus fort, plus souverain et plus prospère.

« Notre économie est, par essence, agricole. Or, le financement de l’agriculture a longtemps été le parent pauvre du système financier. C’est pourquoi je me réjouis tout particulièrement de l’engagement affirmé de Baobab Burkina en faveur du monde rural. Financer nos agriculteurs, ce n’est pas seulement octroyer des crédits ; c’est un acte de souveraineté. C’est investir dans notre sécurité et notre autosuffisance alimentaire. C’est accompagner la modernisation de nos chaînes de valeur agricoles, qu’il s’agisse du coton, du sésame, de l’anacarde ou de nos céréales locales. C’est permettre à nos producteurs d’acquérir des intrants de qualité, de moderniser leur matériel et d’augmenter leurs rendements. Le gouvernement, à travers ses politiques sectorielles, encourage vivement toutes les initiatives allant dans ce sens. Je vous invite solennellement, pour la décennie à venir, à intensifier ce soutien vital à l’agro-sylvo-pastoralisme, car c’est là que réside la clé d’une croissance véritablement inclusive. Pour toucher ces populations rurales, pour aller plus loin et plus vite, il fallait innover. Et là encore, Baobab a su prendre le tournant décisif de la modernité : celui de la finance digitale. La digitalisation n’est plus une simple mode technologique, c’est devenu l’outil le plus puissant d’inclusion financière. En développant des solutions numériques adaptées, vous avez réduit les distances. Aujourd’hui, grâce à la finance digitale, un entrepreneur situé à des centaines de kilomètres de Ouagadougou peut effectuer ses transactions, rembourser son crédit ou épargner, sans avoir à fermer sa boutique pour voyager. Vous avez réduit les coûts d’intermédiation, sécurisé les transactions et, surtout, vous avez démocratisé l’accès au financement. Le gouvernement applaudit cette marche vers la dématérialisation, qui s’aligne parfaitement avec notre stratégie nationale d’inclusion financière », apprécie le patron, avec une mention également aux centaines d’emplois directs créés par Baobab Burkina pour les jeunes diplômés.

« Baobab Burkina, un contributeur de poids aux recettes publiques de notre pays »

Parrain de l’évènement, le président de la délégation spéciale consulaire, Roland Achille Sow, retient d’abord que Baobab Burkina est arrivé avec une approche différente, en descendant dans l’arène de l’économie réelle, dans l’ambiance des marchés, ateliers, gares routières à travers le pays. « Au-delà de cette approche, Baobab Burkina a bâti une véritable muraille sociale. Dans notre pays, le chômage, en particulier celui des jeunes, est le terreau de l’incertitude et du désespoir. Vous avez compris que l’emploi n’est pas qu’une statistique économique ; c’est une question de dignité humaine, de cohésion et de paix sociale. En soutenant la micro, petite et moyenne entreprise, vous êtes devenus une formidable machine à créer de l’emploi. Pensez à ce jeune menuisier métallique qui travaillait seul, sous un hangar de fortune. Grâce à vous, il a pu acheter ses premières machines modernes. Aujourd’hui, il ne travaille plus seul. Il a embauché cinq, puis dix jeunes de son quartier. Il les a formés, il les a sortis de l’oisiveté. Pensez à cette revendeuse de céréales devenue grossiste, qui affrète désormais des camions et fait vivre tout un écosystème de manutentionnaires, de chauffeurs et d’aides-comptables. Vous ne vous contentez pas de prêter de l’argent : vous sauvez des familles de la précarité, vous fabriquez de la dignité et vous redonnez de l’espérance à notre jeunesse », a exprimé M. Sow, qui note que la contribution de Baobab Burkina au développement ne se borne pas à la création d’emplois dans le secteur privé, elle s’est affirmée comme une entreprise profondément citoyenne, assumant avec fierté et rigueur ses obligations envers l’État.

Le parrain, Roland Achille Sow, a félicité l’ensemble des travailleurs pour les acquis engrangés et les a exhortés à maintenir le cap pour les perspectives.

« En dix ans de croissance continue, l’institution est devenue un contributeur de poids aux recettes publiques de notre pays. En effet, le passage de l’informel au formel que vous favorisez chez vos clients permet d’élargir l’assiette fiscale nationale. Et en tant qu’institution, Baobab Burkina a versé, au fil de cette décennie, des milliards de francs CFA au Trésor public sous forme d’impôts sur les sociétés, d’Impôts uniques sur les traitements et salaires (IUTS) et de diverses taxes. Cet effort fiscal colossal et ininterrompu est fondamental : c’est grâce à ces ressources que l’État burkinabè construit des écoles pour nos enfants, des centres de santé pour nos malades, des routes pour désenclaver nos régions, et qu’il assure la sécurité de notre territoire. Baobab Burkina prouve ainsi qu’une entreprise peut être extrêmement performante tout en étant un pilier de la solidarité nationale. Les chiffres de l’impact de Baobab Burkina sont éloquents et forcent le respect de toute la communauté de la microfinance et des affaires. À la fin de l’exercice 2025, son encours de portefeuille de prêts a atteint un volume aussi significatif qu’important pour le secteur : 60 milliards de francs CFA. Ce sont 60 milliards d’espoirs concrétisés, irriguant nos marchés et soutenant directement des dizaines de milliers d’emplois locaux. Les 60 000 clients actifs de Baobab Burkina sont des opérateurs économiques qui ont prouvé la confiance placée dans cette institution. En affichant un total bilan de 66 milliards de francs CFA en fin 2025 et une progression fulgurante de vos performances tout au long de ces 10 années, vous avez hissé Baobab Burkina dans le duo de tête des plus importantes institutions de microfinance isolées en 2025 », a-t-il illustré, rassurant Baobab Burkina de l’accompagnement de la Chambre de commerce et d’industrie pour transformer structurellement l’économie, garantir le progrès social par le travail, et offrir à la jeunesse des opportunités concrètes sur la terre de leurs ancêtres.

La cérémonie a été riche également en couleurs et spectacle musical.

« Nous croyons profondément en la solidité intrinsèque de l’économie burkinabè »

Pour la présidente du conseil d’administration, Do Rego, ce dixième anniversaire dépasse de loin la simple célébration de la réussite d’une entreprise ; il est la manifestation éclatante de la confiance indéfectible que le Groupe Baobab place dans ce pays. « Nous connaissons tous la résilience légendaire du « Pays des Hommes intègres ». Nous savons que le contexte, qu’il soit conjoncturel, sécuritaire ou économique, a pu mettre à l’épreuve les plus vaillants. Pourtant, là où certains auraient pu hésiter ou reculer, le Groupe Baobab n’a jamais douté. Notre engagement n’a jamais vacillé, car nous croyons profondément en la solidité intrinsèque de l’économie burkinabè, en son potentiel inexploité, et surtout, en l’inébranlable détermination de ses citoyens. Nous ne sommes pas des partenaires des beaux jours ; nous sommes un allié stratégique de long terme, ancré dans le sol burkinabè », a-t-elle exprimé, avant d’ajouter que depuis une décennie, Baobab Burkina apporte fièrement sa pierre à l’édifice du développement économique national.

Treize travailleurs de l’institution ont été distingués au cours de cette célébration officielle.

L’inclusion financière n’est pas pour l’institution, poursuit-elle, un concept abstrait ni un slogan que l’on affiche dans des rapports. « C’est une réalité quotidienne, palpable, qui se vit sur le terrain, au contact de nos clients. En dix ans, nous avons injecté des dizaines de milliards de francs CFA dans l’économie réelle. Nous avons tendu la main à ceux que le système financier classique considérait parfois comme invisibles. Nous avons collecté et géré au mieux les ressources qui nous ont été confiées. Ce qui nous définit fondamentalement, c’est notre approche du client et notre volonté farouche de développer ses activités. Nous avons accompagné ces femmes et ces hommes, ces vaillants entrepreneurs, qui se lèvent à l’aube pour bâtir leur avenir. En offrant des solutions de financement adaptées, simples, flexibles et rapides à nos clients, nous sommes devenus bien plus qu’un prestataire de services : nous sommes devenus le partenaire de leurs ambitions. Nous ne finançons pas seulement des bilans comptables ; nous finançons des projets de vie, la scolarisation des enfants, et l’émergence d’une nouvelle classe moyenne. Nos gestionnaires de portefeuille, que je salue chaleureusement, sillonnent nos marchés, nos quartiers et nos provinces. Ils prennent le temps de s’asseoir avec nos clients. Ils écoutent, ils analysent, ils comprennent la saisonnalité de leurs revenus et les défis de leur chaîne d’approvisionnement. C’est grâce à cette proximité que nous proposons des financements adaptés. Nous avons vu des commerçants de l’informel, qui ont commencé avec nous par un microcrédit de quelques centaines de milliers de francs, devenir aujourd’hui de véritables chefs d’entreprises structurées, brassant des dizaines de millions, tenant une comptabilité rigoureuse et conquérant de nouveaux marchés. C’est cela, la signature Baobab : accompagner le client et le faire grandir à son rythme. Nous finançons la transformation de l’économie, de la base jusqu’au sommet », a dressé la présidente du conseil d’administration, Do Rego, pour qui le rôle d’une institution de la trempe de Baobab ne saurait se circonscrire à ses seuls résultats financiers, il s’accompagne d’esprit citoyen pour faire en sorte que la réussite rejaillisse sur l’ensemble de la communauté.

D’où l’investissement, durant la décennie, dans l’humain et dans le social, à travers notamment une politique de responsabilité sociétale d’entreprise qui s’est traduite par des actions concrètes au plus près des besoins des populations.

Regards posés sur le chemin parcouru, elle annonce que l’histoire de Baobab au Burkina Faso ne fait que commencer ; les ambitions à long terme du Groupe pour le pays sont vastes et audacieuses. « Demain, nous voulons aller encore plus loin, en repoussant les frontières de l’inclusion financière grâce à l’innovation technologique et digitale. Le téléphone portable doit devenir la première agence bancaire de nos clients. Nous avons l’ambition de toucher les populations des zones les plus reculées, là où les besoins sont cruciaux, de développer la finance agricole pour soutenir notre souveraineté alimentaire, et d’adapter constamment nos offres pour toujours mieux soutenir le tissu entrepreneurial burkinabè, avec un accent fort sur l’entrepreneuriat féminin, véritable colonne vertébrale de notre société », projette la présidente du Conseil d’administration.

La présidente du Conseil d’administration, Do Rego …

« Devenir le leader incontesté de la microfinance au Burkina Faso

Le directeur général de Baobab Burkina, Missa Adjé, s’est, lui, félicité d’abord d’une décennie d’engagement indéfectible, de résilience face aux multiples défis et surtout de partenariat véritable et fructueux avec le vaillant peuple burkinabè. « Un tel accomplissement ne naît pas du hasard. Il s’appuie sur une vision et sur le sacrifice des premiers instants. Notre tradition africaine de gratitude m’oblige aujourd’hui à rendre un hommage vibrant aux pionniers de Baobab Burkina. Je veux parler de ces collaborateurs de la première heure, ceux qui, il y a dix ans, ont accepté ce challenge, ont ouvert le chemin. À la tête de cette équipe de pionniers, j’aimerais saluer une femme de conviction, de rigueur et de leadership exceptionnel : celle qui occupe aujourd’hui les fonctions de directrice clientèle de Baobab Côte d’Ivoire. Sous sa houlette, cette équipe pionnière a travaillé d’arrache-pied, bravant les doutes et les incertitudes des débuts, pour mettre en place des fondamentaux solides. Ces pionniers ont creusé la terre pour y enfouir les racines de ce Baobab. Ils ont coulé le béton de l’intégrité, de la rigueur et de la proximité client sur lequel repose aujourd’hui tout votre succès. C’est sur ces fondations inébranlables que Baobab Burkina a pu bâtir une véritable muraille sociale. À vous, bâtisseurs de la première heure, je vous suis infiniment reconnaissant », a témoigné le directeur général, associant ici les clients qui ont, dès les premières heures, placé leur confiance à l’institution.

Pour M. Adjé, à l’image de l’arbre majestueux dont l’institution arbore fièrement le nom, Baobab Burkina a su ancrer ses racines profondément dans la terre du pays, en se faisant un point d’ancrage solide, capable de résister aux vents économiques parfois contraires, pour offrir son ombre et ses ressources à ceux qui en ont le plus besoin pour grandir.

…et le directeur général de Baobab Burkina, Missa Adjé, ont également saisi l’instant pour rendre hommage aux devanciers.

Au cours de ces dix dernières années, Baobab Burkina s’est, poursuit-il, positionné comme un véritable acteur majeur de l’économie réelle, en ciblant le secteur informel ainsi que les très petites, petites et moyennes entreprises. Par cette vision, l’institution a franchi des caps historiques. « Nos performances financières et opérationnelles sont exceptionnellement marquées par une forte croissance du portefeuille de crédit, d’épargne et une excellente maîtrise des risques. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, en ce sens que l’engagement de Baobab Burkina à soutenir l’économie réelle s’est traduit par une augmentation de près de 60 % de son portefeuille net de prêts, passant de 45,4 milliards à fin 2024 à 72 milliards de FCFA à fin octobre 2026. Pour le seul mois d’octobre, Baobab Burkina a déboursé près de 12 milliards de F CFA au profit de milliers de clients. Notre total bilan affiche le modeste chiffre de 80 milliards de FCFA à fin octobre 2026. Ensuite, la confiance de notre clientèle s’est renforcée ; entre 2024 et 2025, les dépôts clients ont connu un bond de 46,1 %, grimpant de 23 milliards à 33 milliards de FCFA. Cette épargne a été mobilisée auprès de près de 60 000 clients actifs, que l’institution met un point d’honneur à servir avec humilité et dévouement. Merci à tous ces hommes et toutes ces femmes qui nous font confiance. Aussi, la qualité du portefeuille de crédit demeure une priorité absolue : le portefeuille à risque à 30 jours est maîtrisé à un niveau exceptionnel de 1 %, illustrant la robustesse et l’adaptation du modèle de crédit d’accompagnement de l’institution. Notre dynamique s’appuie sur une rentabilité en forte hausse, avec un bénéfice net s’établissant à 1,45 milliard de FCFA en 2025, soit une progression spectaculaire de plus de 48 % par rapport à l’exercice précédent. Par ailleurs, nous disposons d’un maillage territorial fort : nous avons tissé un vaste réseau qui compte désormais 16 agences, renforcé par un maillage stratégique de plus de 130 points correspondants. Nous envisageons de couvrir l’intégralité du pays dans les années à venir, parce que nous croyons dans le Burkina, dans son potentiel et dans son avenir », a fait ressortir M. Adjé, révélant que ces résultats couronnent la stratégie de Baobab Burkina et la hissent fièrement dans le Top 2 des plus grandes institutions de microfinance du pays.

Jaugeant l’impact réel et tangible qu’imprime Baobab Burkina sur son environnement socio-économique, le directeur général a affirmé que l’institution est, et restera, une entreprise citoyenne, engagée pour l’intérêt supérieur de la nation.

Fondé en 2005, le Groupe Baobab est actif dans sept pays.

La cliente Absa Zabsonré, de « zéro à héros » … !

Un des moments forts de la cérémonie a sans doute été le témoignage de cette cliente fidèle, Absa Zabsonré. En effet, confie-t-elle, entrée au pays en 2015, elle tape aux portes de toutes les banques, vainement. Le manque de garantie est une épreuve qui l’éloigne des crédits. C’est dans cet environnement de découragement qu’elle débarque, en cette journée de septembre 2018, à Baobab Burkina, à Bobo-Dioulasso, et sans garantie. Elle y est reçue, écoutée et c’est agréablement surprise qu’elle se voie octroyer un premier crédit, qu’elle rembourse à l’échéance. S’ensuivent plusieurs autres crédits qui ont permis de booster ses activités, faisant d’elle aujourd’hui une opératrice économique avec un chiffre d’affaires qu’elle estime à plus de 100 millions FCFA, et plusieurs biens mobiliers et immobiliers acquis, notamment dans la capitale économique, Bobo-Dioulasso.

Contenant difficilement ses émotions lors du témoignage, la cliente a exprimé ses reconnaissances à l’institution, pour l’opportunité qu’elle lui a ainsi offerte de passer, en moins d’une décennie, du stade de « zéro à héros », et ce, sans la moindre garantie. « Je n’avais même pas une carte grise de moto », revit Absa Zabsonré. Elle apprécie particulièrement la place et la confiance accordées à la femme par l’institution, au regard du rôle qu’elle incarne dans la société de façon générale. « Baobab Burkina, merci beaucoup pour tout ce que vous faites, surtout pour les femmes. Continuez à faire confiance aux femmes, parce qu’elles veulent sérieusement travailler », a-t-elle, en substance, plaidé.

Le directeur général du Groupe panafricain Baobab, représenté par la directrice administrative et financière, Christiana Reifschneider, a également remercié les autorités burkinabè pour leur accompagnement.

Un plaidoyer qui trouve déjà réponse dans les perspectives, en ce sens que l’institution s’est fixé l’ambition d’assurer un leadership national à l’horizon 2030. « Notre défi d’ici à 2030 est clair : devenir le leader incontesté de la microfinance au Burkina Faso. Nous continuerons à accélérer l’inclusion financière par le digital, à financer la transition écologique via la finance verte et à étendre notre appui au secteur agricole afin de soutenir concrètement la souveraineté économique de notre patrie », affichent la direction générale de Baobab Burkina et ses collaborateurs.

En attendant, et outre la cérémonie officielle et la coupure de gâteau dans toutes les agences et au siège, la célébration du dixième anniversaire est marquée par plusieurs activités, dont des opérations de prospection de masse sur le terrain ; un tournoi sportif inter-agences ; une journée citoyenne de dépistage du cancer du col de l’utérus et des hépatites B et C ; une journée d’engagement civique, marquée par un soutien et un don de Baobab à Faso Mêbo.

O.L.

Lefaso.net

Source: LeFaso.net