L’Union africaine (UA) a, depuis quelques années, décrété chaque 25 mai, « Journée mondiale de l’Afrique » et ce, en souvenir du congrès fondateur de ce qui est aujourd’hui Union africaine. Cette année, le Burkina a, du 24 au 28 mai, commémoré l’évènement (http://lefaso.net/spip.php?article89872), conjointement avec le 44ème anniversaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Outre les panels, cette double célébration a été marquée par une exposition de produits et mets africains et une soirée culturelle africaine.

Avant l’ouverture officielle, c’est le ministre de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo qui a, le 24 mai, donné le top de départ des activités par l’ouverture de la foire d‘exposition dans la cour de la Maison du peuple (https://lefaso.net/spip.php?article89852). L’idée est de permettre aux communautés vivant au Burkina de se rencontrer, d’apprendre les unes des autres, de raffermir les liens de fraternité africaine et de faire des affaires.

Le ministre Paul Robert Tiendrébéogo félicite ici des communautés à la soirée

Ainsi, l’exposition a été accompagnée par une animation culturelle, chaque soir à partir de 16h. L’imposant podium dressé à cet effet a permis au public et exposants de vivre des spectacles artistiques bien fournis. Aperçu dans la nuit de lundi, 27 mai 2019 en compagnie de ses proches collaborateurs, le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, dit être venu encourager les exposants, les artistes et les communautés représentées dans cette vaste cour de la Maison du peuple.


« Nous avons tenu à venir pour encourager les artistes et les communautés qui sont en train d’exprimer leurs cultures dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Afrique et du 44ème anniversaire de la CEDEAO. (…). Malgré la situation difficile que traverse le pays, le fait que ces communautés soient là avec nous, est une expression de solidarité et de compassion. En retour, le gouvernement s’engage aussi à assurer leur sécurité. Donc, le contexte ne nous empêchera pas de vivre, c’est même le meilleur message que nous pouvons envoyer à tous ceux-là qui veulent entamer à notre vivre-ensemble, notre solidarité. Nous continuerons à vivre ensemble, à Ouagadougou et partout au Burkina, avec l’ensemble de tous ceux qui nous ont fait l’honneur de rester ici et vivre nos réalités », apprécie le ministre Tiendrébéogo.

Parmi les artistes qui ont harangué la foule, l’artiste ivoirien Barsa 1er

« C’est un évènement que nous allons perpétuer ; chaque année, nous allons organiser cette commémoration (autant que possible, cette commémoration conjointe) qui est une occasion d’exprimer la solidarité de l’Afrique », ajoute-t-il, remerciant le Chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement pour le soutien à l’initiative.

Albert Guiguemdé a les regards déjà tournés vers les prochaines éditions

Pour le responsable à l’animation, Albert Guiguemdé, ce volet culturel de la célébration est une ingénieuse idée du premier responsable ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur car, permettant aux filles et fils de l’Afrique de se retrouver dans un cadre assez convivial.


« La soirée d’animation couvre toute la période de la commémoration (24 au 28 mai, ndlr). Nous l’avons voulue de 16h à 21h, mais le contexte actuel marqué par le jeûne musulman nous oblige à en tenir compte et à commencer l’animation après la rupture. D’où un réaménagement de 18h30 à 23h », a dévoilé Albert Guiguemdé, apprenant qu’un accent particulier a été mis sur les artistes africains vivant au Burkina.

« C’est une occasion pour nous aussi de faire la promotion des communautés étrangères vivant avec nous, que nous avons fini par ne plus appeler communautés étrangères, mais plutôt nos frères et sœurs d’autres parties de l’Afrique. Vous verrez donc des artistes ivoiriens, congolais, maliens, nigérians, etc., qui prestent chaque soir ici, aussi bien en play-back qu’en live », précise le responsable à l’animation.


Pour une première édition sous ce format, les organisateurs ont salué l’intérêt des participants et du public pour l’initiative. C’est pourquoi, de l’avis d’Albert Guiguemdé, il s’agit désormais de se servir des forces et insuffisances de cette édition pour améliorer les fois à venir, notamment dans la communication sur l’évènement et la prise en compte des troupes traditionnelles des pays africains.

Crédit photo : Direction de la communication et de la presse ministérielle/ Ministère de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur

OL

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Source: LeFaso.net