Le premier mardi du mois de mai de chaque année est célébrée la Journée mondiale de l’asthme. Une maladie inflammatoire chronique qui touche les voies respiratoires et dont souffrent de nombreux Burkinabè. À l’occasion de cette journée, Pr Kadiatou Boncoungou/ Nikièma pneumologue allergologue en service au CHU Yalgado Ouédraogo a bien voulu éclairer la lanterne de nos lecteurs sur cette maladie sous-diagnostiquée sous nos cieux.

Lefaso.net : En termes simples, quand on parle d’asthme, qu’est-ce que c’est ?

Pr Boncoungou : L’asthme est une maladie respiratoire. Nous on dit que l’asthme est une maladie inflammatoire chronique qui intéresse les voies respiratoires et qui se caractérise par des difficultés respiratoires de façon intermittente. Mais en fonction de l’évolution, ces difficultés respiratoires peuvent durer beaucoup plus longtemps. Parfois, ces difficultés peuvent être accompagnées de toux, d’oppression thoracique.

Avez-vous une idée de la prévalence de l’asthme au Burkina Faso ou à défaut dans votre service ?

On estime la prévalence de l’asthme au Burkina Faso à environ 5% d’après une étude qu’on a faite il y a un certain temps, surtout chez les enfants. Cette étude nous a permis d’avoir une prévalence de l’asthme de 7,3% en milieu scolaire. Mais cette étude demande quand même à être actualisée parce qu’on pense que la prévalence est légèrement supérieure à ça actuellement.

Une étude que nous avons menée au niveau du service de pneumologie en 2017, nous a permis de savoir que 25% de notre temps de consultation est consacrée à la prise en charge de l’asthme. Donc une prévalence de 25% au niveau du service de pneumologie. Ce qui est vraiment un problème de santé publique.

Quelle est la tranche d’âge la plus concernée par l’asthme ?

Il faut dire que l’asthme est une maladie qui concerne tous les âges. Mais c’est une maladie qui est surtout diagnostiquée à l’enfance, parce que les premières manifestations de l’asthme commencent depuis l’enfance, donc la tranche d’âge la plus concernée, c’est surtout les enfants parce que c’est à cet âge que le diagnostic est fait. Et comme c’est une maladie chronique, une fois qu’on vous diagnostique asthmatique, c’est pour la vie. Chez les enfants, le diagnostic est souvent fait vers l’âge de 5 ans, mais l’asthme se manifeste à tous les âges.

Ceci fait d’ailleurs que chez les adultes quand on leur dit plus tard qu’ils sont asthmatiques, ils ne croient pas parce qu’il y en a déjà qui ont eu des informations que l’asthme commence dans l’enfance. Il y a l’asthme à révélation tardive. L’asthme précoce, c’est surtout à l’enfance. Mais on a quelques cas qui sont diagnostiqués à l’âge adulte. Et quand on dit à un adulte qu’il est asthmatique, il refuse et répond qu’il n’a jamais fait d’asthme. Il y a donc un problème d’adhésion au diagnostic et au traitement.


Justement y a-t-il plusieurs types d’asthme ?

Il y a plusieurs classifications de l’asthme et selon les classifications, on peut avoir des sous-groupes. Mais principalement, on distingue deux formes d’asthme : l’asthme allergique qui est la forme la plus fréquente qui représente plus de 80% des cas d’asthme. Et on a quelques cas d’asthme pour lesquels on ne trouve pas de causes allergiques, ce sont les asthmes non atopiques, non allergiques, des asthmes intrinsèques. L’asthme, c’est une maladie inflammatoire, mais de causes surtout allergiques dans la majorité des cas.

Devant quels signes peut-on penser à l’asthme ?

L’asthme, comme je le définissais plus haut, est caractérisé par des difficultés respiratoires et ces difficultés respiratoires la plupart du temps surviennent la nuit. Mais l’asthme peut survenir à n’importe quel moment. A ces difficultés respiratoires, s’associe une toux. Parfois, il y a des difficultés à cracher lors de ces toux ou des difficultés respiratoires, il peut s’agir d’une oppression thoracique, on dirait que le malade sent un poids sur sa poitrine.

Tout ça, ce sont des signes qui évoquent l’asthme, mais il faut savoir qu’il y a d’autres maladies qui peuvent ressembler à l’asthme, de telle sorte que devant ces signes de difficultés respiratoires, de toux, d’oppression thoracique, il est recommandé au patient de toujours consulter dans une formation sanitaire où l’agent de santé pourra faire la part des choses ; est-ce que c’est vraiment de l’asthme ou est-ce une autre maladie ?

Quels sont les facteurs de risques ou les causes de l’asthme ?

L’asthme est une maladie qui survient sur des terrains particuliers. Il y a une certaine prédisposition génétique à faire des maladies allergiques que nous appelons des terrains atopiques. Les personnes qui ont cette prédisposition peuvent développer de l’asthme, de la rhinite allergique, des conjonctivites allergiques, des dermatoses.

Et dans ce groupe de patients, on a effectivement des asthmatiques qui sont des terrains atopiques, mais ce terrain seul ne suffit pas. Vous avez cette prédisposition, mais il faut un environnement qui va favoriser la survenue des crises, donc un environnement qui est agressif pour ces patients asthmatiques : l’exposition à des allergènes de l’environnement ou des allergènes du milieu familial. Il y a la prédisposition et l’environnement qui va favoriser la survenue des crises.

Quand vous recevez un patient et que vous soupçonnez l’asthme, y a-t-il des examens pour le confirmer ?

L’asthme dans sa forme typique n’a pas besoin d’examens complémentaires pour confirmer. Devant une crise et un bon interrogatoire fait par un agent de santé, il peut dire si c’est une crise d’asthme. Mais il existe des formes atypiques, de telle sorte que parfois quand on est dans le doute, on peut s’aider d’un examen complémentaire qu’on appelle la spirométrie ou test du souffle qui consiste à souffler dans un appareil et il va enregistrer ce souffle et donner des résultats qui vont permettre de dire qu’effectivement devant ces signes qui ne sont pas très net, c’est de l’asthme ou ce n’est pas de l’asthme. À défaut de cette technologie, on a d’autres dispositifs qu’on appelle le débitmètre de pointe ou Peak Flow que certains possèdent et qui permet de faire le suivi de l’asthme.

Et donc la spirométrie permet de faire le diagnostic, elle permet aussi de grader l’asthme, de voir son degré de gravité, d’obstruction bronchique. J’ai parlé de difficultés respiratoires, mais il faut savoir que ces difficultés respiratoires sont dues à une obstruction des voies respiratoires, un resserrement des bronches, donc ça fait que l’air a du mal à sortir, il peut rentrer facilement, mais à la sortie, ça pose des problèmes.

Qu’est-ce qui provoque la survenue des crises d’asthme, puisqu’il y a des asthmatiques qui sont là et en apparence n’ont rien, mais dans les minutes qui suivent, ils font une crise ?

L’asthme comme je l’ai dit, commence depuis l’enfance et on l’a pour toute la vie. Les asthmatiques vont se sensibiliser à différentes substances de l’environnement. Chaque fois qu’ils sont en contact avec ces substances, la crise peut survenir, mais dès lors que la crise passe et l’environnement redevient sain, le malade asthmatique est bien portant. Chaque fois qu’il rentrera en contact avec les substances pour lesquelles il est sensibilisé et qu’il ne supporte pas, il va refaire sa crise. L’entrée en contact avec ces substances varie en fonction de l’environnement. Il peut s’agir des substances qui existent dans l’environnement extérieur tel que le pollen. Certains ont des allergies spécifiques à certains types de pollen.

Si vous êtes allergiques au pollen des orangers, tant qu’il n’y a pas la floraison des orangers, vous n’avez pas de problèmes. Dès lors que cette période de floraison commence et que vous vous trouvez dans cet environnement et que vous inhalez ce pollen, le malade peut commencer à faire sa crise. Il y a plusieurs facteurs qui déclenchent les crises.

Dans l’environnement domestique, il y a également aussi des allergènes que nous appelons « poussière de maison ». Dans cette poussière de maison, il y a des acariens, des poils d’animaux, de la moisissure qui peuvent se retrouver dedans.

Dans cet environnement, les personnes qui sont allergiques surtout à l’environnement intérieur, ce sont des asthmatiques qui vont faire leur crise toute l’année. Il y en a qui vont faire des crises de façon saisonnière parce que leur allergène survient de façon saisonnière. L’exemple du pollen de fleur d’oranger. Les orangers ne fleurissent pas toute l’année, donc ces asthmatiques, dès que la période passe, se portent bien, mais dès que cette période arrive feront des crises. De telle sorte qu’il y a des asthmatiques qui savent à quel moment ils font leur crise.


Une crise d’asthme peut être assez impressionnante, que faire quand on est confronté à une personne qui fait une crise. Comment réagir, comment aider la personne ?

En général les asthmatiques, une fois qu’ils sont diagnostiqués, on leur fait une éducation thérapeutique avec le médecin traitant ou l’agent de santé, d’abord pour lui expliquer ce qu’est la maladie, les signes annonciateurs qui peuvent être variables selon le patient, ce qu’il faut faire face à ces signes annonciateurs, quand la crise survient, ce qu’il faut faire, etc. malheureusement, ce n’est pas tous les asthmatiques qui ont accès aux soins, donc on peut se retrouver dans un environnement avec un patient qui ne sait pas qu’il est asthmatique ou qui sait, mais n’a pas pris ses précautions.

On sent que la personne fait un malaise et on peut suspecter qu’il s’agit d’une crise d’asthme, en ce moment il faut isoler la personne si elle se trouve dans une foule, essayer de la rassurer, l’asseoir ou de la coucher selon la tolérance de la crise, parce que lorsque le malade a une crise sévère, il est impossible de se coucher, le malade préfère être assis et lui demander s’il dispose de son aérosol doseur qui est le bronchodilatateur.

J’ai parlé d’un resserrement des voies respiratoires, les malades ont des aérosols qui permettent de dilater ces bronches et on recommande à tous les asthmatiques d’avoir toujours leur dispositif sur eux. Donc si le malade a ce dispositif, il faut lui faire prendre deux bouffées de son médicament qu’on peut répéter 15 à 20 minutes plus tard en attendant la venue des secours, si jamais la crise est grave et que malgré la prise de ses médicaments, le malade n’est pas soulagé.

A défaut, si le malade n’a pas son dispositif, il faut appeler les secours, parce qu’une crise d’asthme peut commencer banalement et avec l’évolution s’aggraver. Il faut envoyer ce malade au niveau des formations sanitaires en appelant le SAMU ou par vos moyens personnels, l’agent de santé fera la part des choses et saura si c’est une crise grave, sévère, modérée ou légère.

La prise en charge des asthmatiques se fait-elle uniquement par les bronchodilatateurs ?

Dans la définition, je vous ai dit que l’asthme est une maladie inflammatoire chronique, donc le principal traitement de l’asthme, ce sont les anti-inflammatoires, mais à cette inflammation chronique s’associe un resserrement. L’inflammation va favoriser le resserrement des bronches, donc dans l’urgence, il faut lever le resserrement, la contraction du muscle lisse bronchique.

Il faut donner le bronchodilatateur qui va ouvrir les voies respiratoires. Mais il y a l’inflammation qui est là, il faut donc associer un anti-inflammatoire qui va faire baisser le seuil de l’inflammation et qui va permettre à l’asthmatique de contrôler sa maladie. Si l’inflammation n’est pas contrôlée, les crises vont être de façon répétitive.

Donc les bronchodilatateurs en premier, mais aussi les anti-inflammatoires dans le traitement de fond. Le traitement de l’asthme a deux phases : il y a la crise qui est là, ça c’est l’urgence et une fois qu’on lève l’urgence, il y a le traitement de fond qui va permettre de contrôler l’inflammation et qui va permettre à l’asthmatique de ne pas avoir de crise, d’avoir une vie qualitative.

Vous nous avez dit précédemment que lorsqu’on diagnostique l’asthme, la personne vit avec la maladie toute sa vie. Mais il y a des tradipraticiens qui affirment pouvoir soigner l’asthme et qu’on en guérit. Alors qu’en est-il réellement ? Avez-vous des exemples de patients qui ont eu gain de cause par la médecine traditionnelle ?

Les tradipraticiens sont aussi des thérapeutes qui soignent beaucoup de maladies. En matière d’asthme, je n’ai pas d’expérience pour dire qu’un patient a été guéri par la médecine traditionnelle, mais comme vous, j’entends des malades dire qu’ils ont été dépistés asthmatiques, mais qu’ils sont guéris. L’asthme est une maladie qui commence dans l’enfance et qui ne guérit pas, mais qui n’empêche pas une qualité de vie normale tant que le patient n’est pas en contact avec les facteurs déclencheurs qui sont vraiment nombreux.

Si ces facteurs ne sont pas multiples et qu’il arrive à contrôler, par exemple vous êtes dans un environnement où le malade est en contact avec certains allergènes et pour une raison ou une autre, il se déplace dans une autre localité où il n’est plus en contact avec l’allergène qui déclenche ses crises, il ne fera plus de crise. Et sous l’effet du traitement bien conduit, le malade ne fera pas de crise.

Mais admettons que ce soit un malade qui n’est pas sous traitement, on a remarqué que chez les enfants surtout, diagnostiqué asthmatique, vers la puberté, sous l’influence des facteurs hormonaux, l’asthme se calme. Vers l’âge de 12, 13, 14 ans beaucoup d’enfants asthmatiques voient leur asthme « guérir » parce qu’ils ne feront plus de crises. Ça peut durer cinq ou dix ans, mais quel que soit le temps que ça mettra, ces crises vont survenir. Et pendant ce laps de temps où le malade ne fait pas de crises, pour le patient, il est guéri, mais il n’est pas guéri en réalité parce que l’inflammation est là, la même sensibilisation est là et dès lors qu’il va rentrer dans les mêmes conditions, le malade refera ses crises.


On a des malades qui ont été perdus de vue, parce que pour eux, ils sont guéris et ils reviennent avec des crises beaucoup plus graves parce que l’asthme avait connu une période d’accalmie, mais il reprend. Ça c’est beaucoup fréquent chez les enfants. Chez les adultes un peu moins, mais il faut savoir que l’asthme peut connaître des périodes d’accalmie qui peuvent durer plusieurs années, mais la crise reviendra si le malade rentre en contact avec les facteurs déclencheurs. C’est pour cela qu’il faut un traitement de fond pour essayer de contrôler cette inflammation.

Un asthmatique peut-il faire le sport. Si oui quel type de sport est conseillé ?

C’est vrai que pendant longtemps, on a dispensé les asthmatiques de l’éducation physique et sportive. Moi-même en tant que médecin généraliste, à l’époque on a fait plein de dispenses pour les asthmatiques mais aujourd’hui, les données ont changé. Les asthmatiques doivent faire le sport. Le sport est bien pour la santé, l’épanouissement personnel, pour le plaisir et aussi ça améliore la capacité respiratoire.

Tout asthmatique doit faire le sport qu’il aime et le sport qui est adapté à sa maladie. Tous les asthmatiques ne sont pas sensibilisés aux mêmes choses, ils ne réagissent pas de la même façon en présence des différents allergènes, donc il faut déjà connaître sa maladie, quels sont les facteurs déclenchants de sa maladie.

Pour connaître ces facteurs aujourd’hui, on a la possibilité de faire des tests allergologiques qui vont identifier les allergènes auxquels le patient a été exposé et qui peuvent entrer dans le cadre du déclenchement de ces crises. Il faut savoir que ces allergènes, dès lors qu’ils sont identifiés, il faut être sûr que ce soit eux qui causent la crise, parce que le test peut être positif, sans que l’allergène ne soit vraiment responsable. Ça c’est un travail du pneumologue et du médecin traitant qui vont essayer de comprendre ça et dire si ce sont des allergènes à ne pas considérer. Dès lors que ces facteurs déclenchants sont connus, l’asthmatique doit pouvoir adapter son choix de sport à sa maladie.

Par exemple si vous êtes asthmatique et vous voulez faire de l’équitation et il se trouve qu’en faisant les tests allergologiques, vous êtres sensibilisé aux poils de cheval. Et il s’avère qu’avec les enquêtes qu’on a menées, chaque fois que vous êtes en contact avec un animal de ce type, vous faites de crises et bien, vous ne pourrez pas faire de l’équitation. Mais vous pouvez faire d’autres types de sport. Si vous n’êtes pas allergique au pollen d’oranger par exemple, vous pouvez faire de la marche, vous pouvez faire plein de choses, mais pendant la période où votre allergène est dans l’environnement vous devez l’éviter.

En ce moment, si c’est la marche dans un verger d’oranger, vous ferez la marche ailleurs. Il y a des sports comme le vélo qu’on peut faire, il y a des vélos de chambre, on peut faire le vélo en plein air en fonction de votre sensibilisation, du sport collectif, du volley, du football. Il faut rentrer en contact avec votre médecin traitant qui vous connaît mieux, qui connaît votre profil de sensibilisation et qui peut vous recommander un certain nombre de sport. Il faut reconnaître que les asthmatiques peuvent faire tous les sports qui leur plaisent, mais en tenant compte de leur profil de sensibilisation.

Nous sommes au terme de notre entretien, avez-vous un dernier mot ?

Le dernier mot, c’est de dire que l’asthme est une maladie qui est vraiment sous-diagnostiquée. J’ai dit que l’asthme est une maladie qui se caractérise par des difficultés respiratoires, la toux et parfois les malades peuvent sentir des sifflements provenant de la poitrine, donc quand ils ont des signes comme ça, c’est de ne pas hésiter à aller vers les formations sanitaires pour qu’on puisse savoir si c’est de l’asthme ou pas. Le gros problème qu’on a avec les asthmatiques aujourd’hui, je vous ai dit que le traitement de la maladie a deux phases, le traitement de la crise et le traitement de fond.

Et ce traitement de fond dure le maximum de temps possible. Alors quand on met les malades sur ce traitement de fond, dès lors qu’ils se sentent mieux, ils arrêtent le traitement et la conséquence, c’est que les crises vont revenir de façon répétitive et on peut se retrouver en état d’asthme aigu grave qui est vraiment la crise la plus sévère qui peut mettre en jeu le pronostic vital et cela est tout simplement lié à l’inobservance thérapeutique. Tout cela, c’est notre quotidien. Dès lors qu’on tend vers le contrôle de la maladie, le malade arrête le traitement, ensuite il revient vers nous et on recommence.

Ça met le malade en danger et nous même en tant que praticiens, ça nous fatigue. J’exhorte les patients asthmatiques, dès lors qu’ils sont sous traitement, à respecter les consignes, à ne pas arrêter le traitement d’eux-mêmes parce qu’il y a un objectif qu’on vise, c’est le contrôle de la maladie, le contrôle de l’inflammation et cela peut prendre des mois, des années. On a des patients qui sont sous traitement depuis des années qui ont une qualité de vie normale parce qu’ils observent leur traitement. Sinon, ça fait le yoyo et on dit que le médecin n’est pas bon et on en change.

Propos recueillis par Justine Bonkoungou

Photo et vidéo : Ange Auguste Paré

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Source: LeFaso.net