La fondation ACRA, avec ses partenaires dont l’Union européenne, a procédé, ce mardi 29 mai 2018, au lancement du projet « Moins de déchets, plus d’opportunités : l’économie verte au service des micros et petites entreprises de Ouagadougou ». La cérémonie de lancement a eu lieu au Centre d’enfouissement des sachets plastiques de Pelosgo, en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne, des autorités communales et administratives.

Trois ans, c’est le temps que va prendre la fondation italienne ACRA pour se battre contre les déchets dans la ville de Ouagadougou. Ce mardi 29 mai 2018 au Centre d’enfouissement des sachets de Pelosgo, elle a procédé au lancement de l’activité. Le projet « Moins de déchets, plus d’opportunités : l’économie verte au service des micros et petites entreprises » va impacter quatre aspects de la vie des populations. Il s’agit d’abord, au niveau environnemental, de réduire les déchets à l’air libre, de réduire la pollution des eaux. Cela permettrait d’éviter la contamination des écosystèmes naturels.

Ensuite, au niveau économique, il s’agit de renforcer les capacités, la restructuration et la mise en œuvre des plans de microentreprises dans le domaine de la récupération et l’exploitation des déchets. En plus, en ce qui concerne le volet social, c’est de contribuer à l’amélioration du système de gestion des déchets de la ville de Ouagadougou et par ricochet la vie des populations. Enfin sur le plan politique, c’est de renforcer les capacités et les outils dans le contexte politique actuel pour promouvoir l’entreprenariat vert au Burkina.


Selon la cheffe du projet, Valérie Francisquet, la présente activité va bénéficier aux populations des arrondissement 3, 4, 5 et une partie de l’arrondissement 11. Elle compte engranger trois grands résultats. C’est de faire en sorte que les petites et moyennes entreprises urbaines soient équipées pour accéder aux opportunités liées à l’économie verte. Au niveau municipal, il y a la mise en place d’une campagne de sensibilisation à la consommation et à la protection durables. Cela sous-entend aussi que les responsables ministériels et municipaux vont renforcer leurs capacités et leurs outils pour une gestion des déchets. Pour mieux atteindre les cibles, des campagnes de communications seront faites sur les radios.

Pour la mise en œuvre effective du projet, plusieurs partenaires ont mis la main dans la poche. C’est le cas de l’Union européenne. L’ambassadeur a révélé avoir contribué à hauteur de 1,2 millions d’euros. Il espère ainsi permettre aux entreprises formelles et informelles du secteur, d’améliorer la collecte et la valorisation des déchets produits dans la ville de Ouagadougou.


Le maire de Ouagadougou étant en déplacement, c’est son premier adjoint, Moussa Belem, qui l’a représenté. Au nom de l’édile, il a salué l’initiative de la fondation et de ses partenaires. Il voit en ce projet une aubaine pour l’emploi, la stimulation du marché ainsi que des revenus pour les ménages. Le projet fait aussi la fierté de la Fédération nationale des industries de l’agro-alimentaire et de transformation du Burkina Faso. Il constitue, selon leur représentant, Modeste Ouédraogo, une porte d’entrée pour les entreprises vers l’économie verte dans la durabilité, pour une industrie propre à plus forte valeur ajoutée, plus performante.

Dimitri OUEDRAOGO

Lefaso.net

Source: LeFaso.net