Même Dieu Tout puissant qui a créé le monde laisse vivre ensemble les bons et les méchants. Et toi, simple mortel, tu ne peux supporter de cohabiter avec ton frère au prétexte qu’il ne prie pas dans la même chapelle que toi.

Toi, un simple humain, tu ne peux voir vivre ta soeur au prétexte qu’elle n’accepte pas de vivre selon les directives de ton imam.

Tu es aveuglé par les prêches de ton pasteur, au point de ne pas remarquer que le malfaiteur dont les exploits remplissent l’actualité est justement ton voisin de culte.

Tu es endoctriné par ton cher imam, au point de ne pas voir que le détourneur machiavélique dont parlent les médias, c’est justement celui qui a accompli le pèlerinage avec toi.

Plus désespérant encore, tu refuses de reconnaître que notre société africaine connaissait Dieu avant l’irruption de tes religions étrangères. Tu renies ta propre histoire, et ainsi donc tu refuses la réalité des faits qui dit clairement que l’arrivée de ces nouvelles croyances s’est accompagnée de crimes contre tes ancêtres. Et tu te tiens même prêt pour d’autres crimes contre ta propre société.

Tu rejettes ta propre culture, et tu traites tes propres ancêtres de « cafres » et bien d’autres qualificatifs tout aussi infamants.

Et c’est au nom de tout cela qu’on tue aujourd’hui des innocents. Des gens qui ne t’ont causé aucun tort. Des citoyens que tu ne connais même pas.

Pauvre Afrique, vraiment !

#Bon #Djouma, quand même !

Sayouba Traoré

Journaliste, écrivain

Source: LeFaso.net