Pour marquer la fin de la mise en œuvre du projet Dialogue inclusif pour un « mieux vivre-ensemble » pour la paix et la sécurité dans la région du Sahel, les initiateurs, le consortium Solidar Suisse et UFC-Dori, ont organisé un atelier de partage et de dissémination des expériences du projet. Cet atelier avait pour objectif de favoriser l’appropriation des résultats du projet par les participants, acteurs actifs et décideurs sur la thématique de la cohésion sociale. La cérémonie d’ouverture a eu lieu le vendredi 30 juillet 2021 à Ouagadougou.

Lancé depuis le 19 février 2019, le projet Dialogue inclusif pour un « mieux vivre-ensemble » pour la paix et la sécurité dans la région du Sahel est au terme de sa mise en œuvre. Initié par le consortium Solidar Suisse et Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori), il avait pour objectif principal de contribuer à améliorer les pratiques de dialogue inter-religieux dans la région du Sahel.

Les participants

Pour marquer la fin des activités de ce projet, un atelier de clôture a été organisé en vue de favoriser l’appropriation des résultats par les participants, acteurs actifs et décideurs sur la thématique de la cohésion sociale. Selon le chef de file du consortium, Dieudonné Zaongo, ce projet se veut une contribution des membres du consortium aux nombreuses initiatives qui sont développées en réponse à la dégradation continue de la situation sécuritaire dans certaines localités du pays et en particulier dans la région du Sahel.

Pour l’atteinte de ces objectifs, les activités se sont déroulées autour de deux axes spécifiques à savoir la concertation et le dialogue multi-acteurs à travers le renforcement des réflexes de dialogue inter-communautés et inter-religions aux échelles des quartiers, et le plaidoyer-influence à travers le partage d’expériences générées par le projet avec les acteurs au niveau des sphères de décision nationale. D’où la tenue de l’atelier de ce jour afin de favoriser l’appropriation des résultats du projet par les participants, acteurs actifs et décideurs sur la thématique de la cohésion sociale.

Le chef de file du consortium, Dieudonné Zaongo

Il s’agit spécifiquement des principaux résultats du projet en matière de leçons apprises et de bonnes pratiques en matières de promotion de la cohésion sociale, des conclusions spécifiques de l’étude diagnostic sur les opportunités d’emploi dans la région du Sahel et de recueillir des recommandations sur les conditions de pérennisation des acquis du projet.

A en croire Dieudonné Zaongo, d’énormes réalisations sont à l’actif de ce projet. Il s’agit notamment de la création de plusieurs cadres de renforcement de la concertation et le dialogue entre les différentes couches socioprofessionnelles de la région du Sahel : élus locaux, autorités administratives, leaders communautaires et religieux, populations civiles, forces de défense et de sécurité, journaliste, etc ; l’organisation de quatre journées des communautés et de deux symposiums civilo-militaires ; l’organisation des cérémonies de thé-débats à l’occasion de la semaine régionale de la tolérance en 2019 ; des cadres de concertation et de sensibilisation à Gorom-Gorom et à Dori ayant regroupé 45 leaders religieux et 940 élèves.

La photo de famille

A cela s’ajoute la participation des femmes à travers des sensibilisations auprès de leurs pairs en vue d’influencer les jeunes souvent exposés au phénomène de radicalisation. Ce qui a permis de toucher 2850 femmes à travers 240 sorties de sensibilisation à Djibo.

Un mandat bien rempli

« Malgré le contexte sécuritaire et sanitaire difficile, le projet qui s’achève a bien et pleinement rempli son mandat », a déclaré le chef de file du consortium, tout en remerciant les autorités administratives, politiques, militaires, coutumières et religieuses de la région du Sahel pour leur soutien et accompagnement. A l’Union européenne, partenaire financier de ce projet, il a traduit les remerciements du consortium pour l’appui et la confiance placée en lui.

Représenté par son conseiller technique Ousséni Ouédraogo, le ministre d’Etat en charge de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale a félicité le consortium pour la pertinence des activités déroulées dans le cadre de ce projet. Il estime que les activités dont le Burkina Faso hérite de ce projet méritent d’être promues tant au niveau national qu’à l’échelle communautaire dans la mesure où elles sont facteurs de renforcement de la coexistence pacifique entre les communautés religieuses et entre les groupes socioculturels.

Le conseiller technique Ousséni Ouédraogo, représentant le ministre d’Etat en charge de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale.

Pour l’occasion, il s’est engagé à travailler pour l’institution des journées des communautés en vue de permettre aux Burkinabè de dialoguer, de s’accepter et de se réconcilier. Il a aussi invité les collectivités à s’investir dans cette dynamique de création de cadres de brassage entre les communautés. Aux participants, il a souhaité une réelle participation à cet atelier de partage de résultats afin d’y puiser des éléments tangibles à expérimenter ou à perpétuer pour favoriser l’avènement d’un vivre-ensemble harmonieux au Burkina Faso.

Judith SANOU

Lefaso.net

Source: LeFaso.net