Le ministre de l’économie et des finances, Aboubacar Nacanabo, a présenté ce 8 mai 2026 aux députés de l’Assemblée législative du peuple, les sept grands enjeux de développement identifiés par le gouvernement pour les cinq prochaines années. Axé notamment sur la sécurité, la souveraineté alimentaire, le capital humain et l’industrialisation, le plan Relance ambitionne de bâtir un Burkina Faso stable et résilient à l’horizon 2030. Les autorités prévoient d’importants recrutements dans les forces de défense ainsi qu’un renforcement de la coopération sécuritaire au sein de l’AES.

« L’analyse diagnostique de la situation sécuritaire, socio-économique et politique des cinq dernières années a mis en exergue sept enjeux majeurs de développement à prendre en compte pour bâtir un développement économique et social durable du Burkina Faso », a décliné d’entrée de jeu le ministre de l’économie, Dr Aboubacar Nacanabo.

Le premier enjeu selon ses dires tient au recouvrement de l’intégrité du territoire, à la sécurité, à la paix et à la stabilité sociopolitique Le deuxième enjeu porte sur l’autosuffisance alimentaire, l’accroissement de la production agricole de rentes, la transformation agroalimentaire et la reconstitution du cheptel.

Le troisième, lui, concerne le développement d’un capital humain de qualité. Le quatrième enjeu, le développement d’infrastructures économiques résilientes et adéquates. Le cinquième est relatif au développement d’un tissu industriel à effet d’entraînement élevé. Le sixième enjeu évoqué par le ministre est la bonne gouvernance politique, économique, administrative et locale. Le septième enjeu porte sur l’émancipation culturelle, le développement des arts, du sport et de la communication.

« L’ensemble de ces enjeux a été dressé dans le plan Relance à travers quatre piliers stratégiques qui traduisent les ambitions de développement du pays sur les cinq prochaines années. Pilier 1 : consolider la sécurité, la cohésion sociale et la paix. Parce qu’aucune nation ne peut prospérer dans l’insécurité, le gouvernement place l’enjeu sécuritaire au rang des priorités stratégiques », convainc-t-il.

À ce titre, Relance prévoit notamment le recrutement et la formation de plus de 50 000 éléments des forces de défense et de sécurité, le recrutement de 60 000 VDP supplémentaires et plus de 100 000 réservistes, le renforcement du renseignement, la vidéoprotection des grandes villes, le renforcement des capacités militaires, le développement d’une industrie stratégique de défense et l’intensification de la coopération sécuritaire dans l’espace AES à travers la montée en puissance de la force industrielle de l’AES.

Sur ces piliers, les impacts attendus sont les suivants : « Reconquérir l’intégrité du territoire : c’est-à-dire que l’autorité de l’État devra s’exprimer sur chaque centimètre carré du territoire national à l’horizon 2030 ; assurer une autonomie stratégique en matière d’équipements et de défense. Assurer le retour massif des populations déplacées et leur réinsertion socio-économique ; relancer l’activité économique dans toutes les régions dans un environnement sécurisé ; car sans sécurité, il ne peut y avoir ni investissement, ni industrialisation, ni croissance, ni souveraineté. »

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Erwan Compaoré

Lefaso.net

Source: LeFaso.net