
Dans le cadre du projet « Promouvoir la fiscalité au service de la femme », mis en œuvre par Christian Aid et l’ONG ATAD, une étude a été réalisée sur la politique de gratuité des soins chez les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, en vigueur depuis 2016. Ce 22 mai 2026, un atelier a été organisé en vue de restituer et de valider les résultats de cette recherche.
Les objectifs visés par cette étude étaient principalement d’appréhender la perception des bénéficiaires, des organisations de la société civile et des acteurs de la mise en œuvre de la politique ; d’identifier les forces et les insuffisances du dispositif ; d’analyser les obstacles limitant l’accès effectif aux soins gratuits et d’évaluer les effets de cette mesure sur les ménages, les bénéficiaires et les formations sanitaires. Les résultats engrangés vont permettre de proposer des recommandations concrètes pour renforcer l’efficacité et la durabilité de cette politique.
L’étude a été menée dans les régions du Djôrô, des Koulsé et du Kadiogo et a couvert la période de février à mai 2026. Elle a été conduite par les Docteures Blandine Ouédraogo/Bila et Touwindé Miloungou/Bamogo. Selon Dr Blandine Ouédraogo, l’étude a permis de faire des investigations sur l’expérience de la gratuité des soins dans le milieu communautaire et également dans les services de santé au niveau des régions cibles.
Pour ce qui est des résultats obtenus, il ressort que la politique de la gratuité est bien connue et ancrée dans les esprits des populations. Au niveau du deuxième résultat en lien avec les perceptions, Dr Blandine Ouédraogo indique que les perceptions sont vraiment favorables. » Les femmes et leurs maris trouvent que c’est une mesure qui vient les soulager. Quand les femmes vont dans les formations sanitaires, elles n’ont plus peur. Elles savent qu’il y a une prise en charge qui les attend et qu’elles n’auront pas à dépenser de l’argent », précise-t-elle.
Elle ajoute que les perceptions évoluent également dans certaines situations où il faut faire la queue pendant un certain temps pour avoir accès aux soins ou quand il faut payer certains produits de sa poche. Au niveau des agents de santé, des difficultés de fonctionnement liées à la forte fréquentation des centres de santé par les cibles de la politique de gratuité se posent.

En plus de présenter les résultats, il va s’agir au cours de cet atelier, de réfléchir à des propositions de solutions pour surmonter les difficultés qui se présentent. Une note synthèse ou Policy Brief sera élaborée au terme des travaux, avec pour objectif de contribuer à l’amélioration de cette politique publique majeure qu’est la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.
Narcisse Dabiré, directeur pays de Christian Aid a exprimé sa pleine satisfaction quand à la qualité de l’étude menée et aux résultats auxquels elle est parvenue. » Les résultats sont très bons. Nous nous fions au travail exceptionnel que les deux consultantes ont mené », a-t-il affirmé.
Il a fait savoir que les résultats de l’étude seront partagés au niveau national avec les autorités compétentes. L’objectif est que ces résultats soient pris en compte et que la prise en charge sanitaire des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans soit plus accentuée.
« A notre niveau, nous allons présenter ces résultats aux bailleurs et à notre siège aussi et plaider pour qu’il y ait une suite au projet « Promouvoir la fiscalité au service de la femme parce que vu les résultats, nous ne doutons pas qu’ils seront favorables à notre cri de cœur pour que ce projet puisse se poursuivre avec une autre étape qui va aller de 2027 à 2029 », a-t-il affirmé.
Lefaso.net
Source: LeFaso.net


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