
Le coup d’envoi des épreuves écrites du Certificat d’études primaires (CEP) et du concours d’entrée en classe de sixième, session 2026, a été donné ce mardi 2 juin dans la région du Guiriko. Au nom du gouverneur de la région, le secrétaire général, Souleymane Nacanabo, a procédé à l’ouverture de la première enveloppe contenant les sujets d’examen. Une occasion pour les autorités administratives et éducatives d’encourager les candidats et de réaffirmer leur ambition de voir la région améliorer ses performances.
Dès les premières heures de la matinée, les établissements retenus comme centres d’examen ont accueilli des milliers de candidats venus franchir une étape importante de leur parcours scolaire. Dans la région du Guiriko, le lancement officiel des épreuves a eu lieu ce matin au sein de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE), précisément dans la CEB Bobo 5, jury 1. L’événement a été marqué par la présence des autorités régionales qui ont tenu à apporter leur soutien aux élèves et aux acteurs mobilisés pour l’organisation de cet important rendez-vous éducatif.
Procédant à l’ouverture officielle de la première enveloppe des épreuves, le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, représentant le gouverneur, a adressé un message d’encouragement aux candidats. « Nous sommes venus au nom de l’autorité régionale procéder à l’ouverture de la première enveloppe des épreuves du CEP et de l’entrée en sixième, session 2026. À l’image des autres régions du pays, nous sommes également venus encourager les candidats ainsi que les encadreurs », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette étape constitue l’aboutissement de plusieurs mois d’efforts consentis par les élèves, les enseignants et les parents d’élèves. Après neuf mois de préparation, les candidats disposent, selon lui, de tous les atouts nécessaires pour aborder les épreuves avec confiance. Le secrétaire général a surtout insisté sur les valeurs d’intégrité et d’honnêteté qui doivent accompagner le déroulement de l’examen. Il a invité les élèves à travailler dans la sérénité et à bannir toute forme de fraude. « Nous leur avons demandé de composer sans triche, conformément aux recommandations de nos plus hautes autorités. En tant que Burkinabè intègres, nous devons réussir par le mérite et gagner notre vie honnêtement », a-t-il souligné.
Rassurant les candidats, il leur a rappelé que les sujets qui leur sont proposés ne devraient pas constituer une surprise, puisqu’ils ont bénéficié tout au long de l’année de compositions et d’examens blancs destinés à les préparer à cette échéance. Au-delà de la réussite individuelle des élèves, les autorités régionales nourrissent également des ambitions collectives. « Nous espérons qu’à l’issue de cet examen, notre région sera bien classée au niveau national », a souhaité Souleymane Nacanabo.
Une mobilisation des ressources humaines et financières
Selon les chiffres communiqués par le directeur régional en charge de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle, Soiliou Karantao, la région enregistre cette année un total de 47 351 candidats, répartis dans 117 jurys. Face à un tel effectif, l’État a dû consentir d’importants efforts financiers et humains afin d’assurer le bon déroulement des examens. « Le budget mobilisé est d’environ 963 millions de francs CFA. Cela montre déjà l’ampleur de la tâche qui nous attend », a indiqué le directeur régional.
À ces ressources financières s’ajoute une forte mobilisation du personnel éducatif. Plus de 8 543 acteurs, composés d’examinateurs, de correcteurs, de surveillants et de secrétaires, ont été déployés sur l’ensemble du territoire régional. Pour le premier responsable régional de l’éducation préscolaire et primaire, cette organisation traduit l’engagement de l’État et de tous les partenaires du système éducatif en faveur d’une tenue réussie des examens. Les autorités ont également salué l’implication des forces de défense et de sécurité qui ont pris les dispositions nécessaires pour sécuriser les centres d’examen, le transport des sujets ainsi que l’ensemble du processus.

L’éducation civique et morale désormais évaluée
Cette session 2026 est marquée par une innovation majeure dans le dispositif d’évaluation. Il s’agit de l’introduction de l’Éducation civique et morale (ECM) comme discipline évaluée de manière spécifique. Pour Soiliou Karantao, cette réforme constitue une avancée importante dans la formation des futurs citoyens. « L’éducation civique et morale devient une discipline à part entière. C’est une très bonne innovation qui permettra aux enfants de développer davantage le civisme, le patriotisme et les valeurs de citoyenneté », a-t-il expliqué.
Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités éducatives de renforcer l’éducation aux valeurs et à la responsabilité citoyenne dès le plus jeune âge. Sur le plan des performances, la région du Guiriko affiche clairement ses ambitions. Depuis le début de l’année scolaire, les responsables éducatifs se sont engagés dans une dynamique d’amélioration des résultats.
Selon le directeur régional, les différents acteurs du système éducatif se sont réunis dès le mois d’octobre afin de fixer un objectif commun de 95 % de taux de réussite. Cet objectif représente une progression significative par rapport aux résultats enregistrés lors de la session précédente, où la région avait obtenu un taux de succès de 91,26 %. « Nous nous sommes dit que cette année, nous devons faire mieux. C’est pourquoi nous avons fixé l’objectif à 95 %, même si nous pensons pouvoir dépasser ce seuil », a-t-il indiqué avec optimisme.
La proclamation des résultats est attendue pour le samedi 13 juin 2026.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Source: LeFaso.net



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