
Dans le cadre de ses initiatives de renforcement des relations économiques entre son pays et le Burkina Faso, l’ambassadeur de l’Inde a organisé, jeudi 2 juillet 2026 à sa résidence sise à Ouaga 2000, une séance d’échanges avec les médias, au cours de laquelle il a partagé de meilleures pratiques en matière de soins de santé primaires, de santé maternelle, de nutrition et de santé numérique. Au cours de cette sortie, il a été également question de perspectives d’industrialisation nationale et régionale avec Mesto247 Burkina et Mesto Africa.
Pour cette sortie, le diplomate a fait focus sur la VIᵉ enquête nationale sur la santé familiale de l’Inde (NFHS-6), mettant en relief les principaux résultats et tendances à long terme. L’enquête constitue une base de données essentielle pour comprendre la situation sanitaire actuelle et les progrès réalisés sur les principaux indicateurs, situe l’ambassadeur Om Prakash Meena, ajoutant qu’elle marque ainsi une étape importante dans le parcours de l’Inde vers l’amélioration de la santé publique. La NFHS-6, menée durant la période 2023-2024, a couvert près de 679 000 ménages, plus de 700 000 femmes dans 715 districts et met en évidence des améliorations significatives des services de santé maternelle et infantile à travers le pays.
De façon précise, elle fournit des informations précieuses dans des domaines-clés, tels que la santé maternelle et infantile, la nutrition, la fécondité, la planification familiale, la vaccination, les maladies non transmissibles, l’autonomisation des femmes, etc. On y relève que l’Inde a enregistré des progrès notables en matière de santé, de vaccination, de nutrition et de protection financière, reflétant l’impact de politiques publiques soutenues et de la mise en œuvre ciblée de programmes-phares.
Les grandes enquêtes, à l’image de la NFHS, jouent donc un rôle essentiel dans la formulation des politiques publiques, en permettant l’identification précoce des défis émergents, l’évaluation des interventions et le suivi des principaux indicateurs sociaux, démographiques et sanitaires.
Des services sociaux de base en amélioration continue
De l’exposé de son ambassadeur au Burkina, il ressort que l’Inde a atteint une électrification quasi-universelle et a réalisé des progrès majeurs en matière d’infrastructures de base. La cartographie présente, à titre illustratif, un taux global d’électrification atteignant 98,3% (99,5% en zone urbaine et 97, 8% pour l’électrification rurale) alors qu’il était de 67,9% en 2005-2006. Le taux d’accès à l’eau potable est de 96,5 % contre 87,6 % en 2005-2006. De 4,9 % en 2005-2006, le taux de couverture assurance maladie est passé à 60,2% dans la période 2023-2024.
« Les indicateurs de santé maternelle et infantile ont atteint des niveaux historiques, avec 90,6% des naissances en établissement de santé, 91,3% des accouchements assistés par du personnel qualifié et une couverture vaccinale complète atteignant 87,1%. Plus de 96% des enfants âgés de 12 à 23 mois reçoivent au moins un vaccin, et plus de 95% des enfants sont vaccinés dans les établissements publics, qui restent le choix privilégié. Par ailleurs, 95,9 % des femmes enceintes ont bénéficié d’au moins une consultation prénatale », déroule l’ambassadeur Om Prakash Meena.

Selon les données, les progrès en matière de santé maternelle se traduisent également par une baisse du ratio de mortalité maternelle, passé de 254 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2004-2006 à 87 en 2022-2024, soit une réduction de 65%. Le rapport 2023 du groupe inter-instituts des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité maternelle mentionne que l’Inde a enregistré une diminution de 86% de son ratio de mortalité maternelle depuis 1990, dépassant largement la moyenne mondiale de 48%. Un leadership salué en octobre 2024 par le Fonds des Nations Unies pour la population, rappelle le diplomate.
Autant d’éléments qui montrent donc l’amélioration du bien-être en Inde. « La NFHS-6 met en évidence des améliorations substantielles des niveaux de vie, de l’accès aux soins, de la santé maternelle et infantile, de l’inclusion financière, de l’autonomisation numérique et de l’autonomie des femmes au cours des dernières décennies. Le gouvernement a reconnu la charge croissante des maladies non transmissibles, notamment le diabète, l’hypertension, les cancers et les maladies cardiovasculaires, de plus en plus liées aux changements de mode de vie. Pour y répondre, des services de dépistage à grande échelle et de détection précoce ont été déployés, complétés par un suivi régulier des patients diagnostiqués. Cette stratégie va au-delà du traitement et inclut la prévention, la promotion de la santé et la prise en charge globale à long terme », partage-t-il.
Selon l’ambassadeur, ces résultats confirment donc les progrès constants de l’Inde vers la couverture sanitaire universelle et la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et ce, avec un accent continu sur la convergence intersectorielle, le renforcement de la mise en œuvre de services de proximité et un développement inclusif pour le bien-être de sa population.
Le Burkina Faso, un hub régional pour l’AES
Au cours de ces échanges avec les journalistes, il a également été question de coopération pour le développement, avec notamment une présentation de Mesto247 Burkina, une société de droit burkinabè lancée le 1ᵉʳ mai 2026, pour accompagner la modernisation du secteur minier au Burkina Faso. Elle est la plateforme nationale de Mesto Africa, qui, elle, coordonne les activités du Groupe dans les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Mesto247 Burkina se fixe donc pour priorités l’industrialisation, le développement du contenu local, le transfert de technologies, le développement des compétences et la création de valeur. La vision est de contribuer à l’industrialisation du Burkina Faso et de l’espace AES, en développant un écosystème minier moderne, performant et durable, fondé sur l’innovation, le transfert de technologies, le développement des compétences et la création de valeur locale. Aussi, dans le cadre de sa stratégie de développement, Mesto247 Burkina ambitionne de devenir un acteur majeur des services miniers intégrés au Burkina, une plateforme technique de référence pour Mesto Africa dans l’espace AES, un centre régional de maintenance et de logistique ainsi qu’un pôle de formation aux métiers des équipements miniers.

Mesto247 Burkina est dirigée par Athanase Boudo, également le directeur régional de Mesto Africa (AES). Ancien ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina au Canada et représentant permanent auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), Athanase Boudo a également été récemment, et entre autres, conseiller technique auprès du directeur général de la Coopération au ministère de l’Économie et des Finances du Burkina. Haut cadre burkinabè, spécialiste de la gouvernance publique, de la coopération internationale, de la diplomatie économique et du développement local, Athanase Boudo a la responsabilité de piloter la stratégie de développement du groupe dans les domaines des services miniers intégrés, de l’industrialisation, de la promotion du contenu local, du transfert de technologies et des partenariats stratégiques. « Notre mission n’est pas seulement d’équiper les mines. Notre mission est d’équiper l’avenir. À travers Mesto Africa, nous voulons contribuer à bâtir un écosystème industriel où les ressources naturelles deviennent un moteur de création de valeur, de transfert de technologies, de développement des compétences et de prospérité partagée. Notre ambition est d’accompagner l’industrialisation de l’espace AES, en faisant du Burkina Faso une plateforme régionale de référence au service des mines, des infrastructures et du développement économique », a affiché l’inspecteur du Trésor, Athanase Boudo, directeur général de Mesto247 Burkina et directeur régional de Mesto Africa (AES).
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O.L.
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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