Le procès sur le crash dans la nuit du 24 juillet 2014 de l’avion d’Air Algérie, avec à son bord 116 personnes, a rendu son verdict ce lundi 28 septembre 2026 devant le Tribunal correctionnel de Paris. La compagnie Swiftair, propriétaire du MD-83, a été condamnée à la peine maximale de 225 000 euros d’amende par le Tribunal correctionnel pour homicides involontaires. Joint au telephone par notre media, Me Halidou Ouédraogo, président de l’Association des familles des victimes (AFAVIC) se dit satisfait du verdict.

Le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Swiftair à 225 000 euros d’amende, soit la peine encourue, pour homicides involontaires, relaient plusieurs médias internationaux. Joint au téléphone, Me Halidou Ouédraogo, président de l’Association des familles des victimes (AFAVIC) note une satisfaction du verdict. « L’AFAVIC est en tout cas satisfaite de ce jugement parce qu’il a repris dans la grosse, tous les arguments que nous avions avancés : la négligence des appreteurs de l’avion Air Algérie, la responsabilité totale de Swiftair… C’est ce qui a été donné par l’association AH 5017 Agir ensemble en France. Au niveau de l’AFAVIC nous sommes vraiment satisfaits. On va prendre attache avec Agir ensemble pour voir la suite de cette affaire » a-t-il indiqué.

Pour rappel, « en pleine nuit, l’avion traversait une zone orageuse. Le système d’antigivrage n’ayant pas été activé, des cristaux de glace se sont formés dans des capteurs de pression, provoquant la décélération automatique des moteurs. L’équipage n’a pas réagi de manière appropriée, ce qui a conduit au décrochage fatal. La boîte noire n’a pas pu être exploitée. Appuyée sur des expertises, l’accusation a souligné que le commandant de bord avait manqué une séance obligatoire de remise à niveau consacrée précisément à l’antigivrage. Lui et sa copilote étaient des pilotes ‘’saisonniers », sortant de plusieurs mois d’inactivité. La défense de Swiftair avait contesté la solidité du dossier constitué par les enquêteurs français. Ces derniers ont pourtant mis en évidence des manquements de la compagnie comme cause directe de l’accident, à rebours de la justice espagnole, qui a rendu un non-lieu », fait savoir H24 info, rappelant que le vol AH5017, qui reliait Ouagadougou à Alger, transportait plusieurs nationalités, dont 54 Français et 23 Burkinabè, ainsi que des Libanais et des Algériens. Le crash n’a laissé aucun survivant.

Les juges ont, selon le média, estimé que des négligences dans la formation et l’entraînement de l’équipage avaient contribué de façon certaine au terrible accident. En mars, à l’issue de trois semaines de débats, le Parquet avait déjà réclamé la peine maximale contre la société espagnole, qui avait loué l’appareil et son équipage à Air Algérie.

Lefaso.net.

Source: LeFaso.net