La 5ᵉ édition des Rencontres cinématographiques de Sya (RECIS) se tiendra du 18 au 22 novembre 2026 à Bobo-Dioulasso, autour du thème « La jeunesse fait son cinéma à Sya ». Au programme, une trentaine de films de 14 pays, des projections, des formations et deux innovations majeures, à savoir la Caravane de la souveraineté culturelle et le Village cinéma 2026. Les grandes lignes de cette édition ont été présentées à la presse, ce samedi 24 octobre 2026, à la maison de la culture de Bobo-Dioulasso.

La jeunesse et son potentiel créatif seront à l’honneur à la 5ᵉ édition des Rencontres cinématographiques de Sya (RECIS). Prévu du 18 au 22 novembre 2026 à Bobo-Dioulasso, ce rendez-vous culturel entend mettre en lumière les jeunes talents du cinéma africain et de la diaspora, tout en interrogeant les opportunités et les défis auxquels ils sont confrontés. Placée sous le thème : « La jeunesse fait son cinéma à Sya », cette édition ambitionne de valoriser la créativité et la résilience des jeunes cinéastes dans un contexte marqué par des difficultés économiques et sociales. Elle entend également susciter la réflexion sur les dynamiques de production cinématographique portées par les jeunes en Afrique, entre contraintes structurelles et innovations numériques.

Selon la présidente du comité d’organisation, Mafarma Sanogo, depuis sa création en 2021 par l’association RECIS, le festival œuvre à la promotion du cinéma burkinabè, africain et de la diaspora africaine. Il se veut un cadre de rencontres entre les professionnels du secteur, mais aussi un espace de rapprochement entre les œuvres cinématographiques et leur public. À travers cette initiative, les organisateurs nourrissent l’ambition de faire de Bobo-Dioulasso une vitrine du cinéma, en complémentarité avec le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

Pour cette 5ᵉ édition, une trentaine de films provenant de 14 pays, dont le Burkina Faso, sont annoncés en compétition dans plusieurs catégories. Les œuvres retenues concourront pour différents trophées, avec en ligne de mire le très convoité « Silure d’or », une distinction qui fait référence au silure, poisson emblématique et sacré de la ville de Sya.

Une vue des journalistes présents à la conférence de presse

Des projections et des formations au programme

Durant cinq jours, les festivaliers pourront prendre part à plusieurs activités destinées à promouvoir le cinéma et à renforcer les compétences des acteurs du secteur. Le programme prévoit notamment un colloque en lien avec le thème de l’édition, des projections de films en salle et en plein air, des masterclass ainsi que des ateliers de formation. Ces différentes activités visent à favoriser les échanges d’expériences, à encourager la transmission des savoirs et à offrir davantage de visibilité aux jeunes créateurs. « La jeunesse représente à la fois l’avenir de la culture burkinabè et l’un des principaux acteurs de son renouvellement », a souligné Mafarma Sanogo dans sa déclaration. Pour le comité d’organisation, la valorisation de cette jeunesse constitue ainsi un levier essentiel pour assurer la vitalité et le renouvellement du paysage cinématographique national.

La Caravane de la souveraineté culturelle et le Village Cinéma, deux innovations majeures

La 5ᵉ édition des RECIS sera marquée par deux innovations majeures. Il s’agit de la Caravane de la souveraineté culturelle et du Village cinéma 2026. Prévue pour le premier jour du festival, la Caravane de la souveraineté culturelle prendra la forme d’une mobilisation artistique, culturelle et citoyenne à travers les principales artères de Bobo-Dioulasso. Elle réunira notamment des cinéastes, comédiens, musiciens, danseurs, écrivains, conteurs, plasticiens, artisans, étudiants, associations culturelles et acteurs de la société civile.

Selon la présidente du comité d’organisation, Mafarma Sanogo, cette édition ambitionne de valoriser la créativité et la résilience des jeunes cinéastes

À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent promouvoir la diversité des expressions artistiques et rappeler la place de la culture dans la construction d’une société solidaire. La participation des jeunes occupera une place centrale dans cette mobilisation, conformément à l’orientation générale de cette édition. Autre nouveauté, le Village cinéma 2026 se veut le principal espace de rencontre et d’animation du festival. Il accueillera le public, les festivaliers, les réalisateurs, les producteurs, les partenaires, les médias, les étudiants et les jeunes créateurs autour d’activités variées.

Des espaces d’exposition et de visibilité, des animations grand public et des projections cinématographiques y sont annoncés. Le village abritera également la Nuit des partenaires, présentée comme un temps de reconnaissance et de célébration des talents ainsi que des acteurs qui contribuent à la promotion du cinéma.

Le cinéma comme levier de cohésion sociale

Au-delà des projections et des récompenses, les RECIS entendent contribuer au développement de l’industrie cinématographique et au renforcement de la cohésion sociale. Pour le comité d’organisation, le cinéma constitue un outil de transmission, de dialogue et de valorisation des identités culturelles. À moins d’un mois de l’ouverture officielle, les préparatifs se poursuivent afin de proposer aux populations de Bobo-Dioulasso et aux festivaliers un cadre de partage et de découverte autour du septième art.

En mettant la jeunesse au centre de cette édition, les Rencontres cinématographiques de Sya entendent ainsi encourager l’émergence de nouveaux talents et renforcer la place de la création cinématographique dans le paysage culturel burkinabè.

Romuald Dofini

Lefaso.net

Source: LeFaso.net