
Dans la matinée de ce vendredi 24 avril 2026, le secrétaire général de la région du Guiriko Souleymane Nakanabo, représentant la gouverneure, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier de mise en place du comité consultatif de pilotage du projet Stop-NCD. Ledit atelier qui regroupe l’ensemble des acteurs du projet s’est tenu à Bobo-Dioulasso.
L’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité universitaire à Bobo-Dioulasso (UCAO-UUB) met en œuvre depuis 2023 un projet dénommé Stop-NCD. Il s’agit d’une recherche-action portant sur trois maladies non transmissibles, à savoir le diabète, l’hypertension artérielle et les troubles mentaux. Cette recherche vise à accompagner l’action gouvernementale en contribuant à l’amélioration de la santé des populations, par un renforcement global/intégral/complet et durable des capacités de recherche appliquée de haute qualité sur les maladies non transmissibles afin d’améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge de l’hypertension, du diabète et des troubles mentaux courants (anxiété, stress, dépression).

Et l’atelier qui s’est ouvert ce 24 avril 2026 vise, selon le coordonnateur du projet Stop-NCD Maurice Yaogo, à présenter le projet, les activités réalisées, les résultats obtenus, les prochaines étapes, à installer officiellement les membres du comité consultatif de pilotage du projet Stop-NCD et à recueillir les recommandations pour faciliter le processus de mise en œuvre conformément aux lignes directrices. Il explique que le projet Centre de recherche en santé mondiale pour le renforcement des capacités de lutte contre les maladies non transmissibles (Stop-NCD), mis en œuvre depuis 2023, s’inscrit dans une dynamique de recherche-action visant à répondre à un défi majeur de santé publique relatif à la prévalence croissante des maladies non transmissibles, notamment le diabète, l’hypertension artérielle et les troubles mentaux.

Dans un contexte où ces maladies viennent s’ajouter au poids déjà important des maladies transmissibles en Afrique de l’Ouest, le Dr Maurice Yaogo indique qu’il devient impératif de produire des données probantes et de proposer des solutions adaptées aux réalités locales. Chose qui, souligne-t-il, justifie cet engagement qui vise à renforcer durablement les capacités de recherche, à améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge, en impliquant activement les communautés et les parties prenantes. Cet atelier, confirme-t-il, est une étape importante dans l’évolution du projet. « C’est l’occasion pour nous de faire une revue d’ensemble des activités réalisées, des résultats obtenus et des étapes futures et surtout de procéder à la mise en place officielle du comité consultatif de pilotage, organe essentiel d’orientation, de conseil et d’accompagnement stratégique du projet Stop-NCD », a laissé entendre le coordonnateur du projet Stop-NCD. Il se dit convaincu que la richesse et la diversité des profils réunis dans le comité consultatif de pilotage constituent une véritable force. « Les expertises, les expériences et les conseils éclairés seront d’un grand appui pour renforcer l’impact et capitaliser des acquis du projet Stop-NCD pour contribuer à lutter plus efficacement contre les maladies transmissibles », a soutenu le Dr Maurice Yaogo.

Au nom du gouverneur, le secrétaire général de la région du Guiriko reconnaît, salue et apprécie à sa juste valeur l’initiative du projet Stop-NCD au Burkina Faso qui travaille à prendre en charge les maladies non transmissibles qui constituent une question de santé publique. « On peut être malnutri par carence, on peut être aussi malnutri par excès et je crois que l’une des causes de beaucoup de ces maladies non transmissibles est liée à la malnutrition par excès, si bien que nous sommes appelés à contrôler ce qui entre dans notre bouche », a-t-il témoigné. Il rappelle que ce projet va dans la droite ligne de la politique du gouvernement en matière de santé. Il invite la population à prier pour que les résultats puissent contribuer à réduire drastiquement ce fléau qui mine la société. Il saisit l’occasion de traduire sa reconnaissance aux partenaires qui ont accepté de mobiliser les ressources financières et humaines pour implémenter ce projet au profit de la région.
Chancelier de l’UCAO-UUB, Monseigneur Laurent Birfuoré Dabiré, archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso, laisse entendre qu’à travers le projet Stop-NCD, l’UCAO-UUB réaffirme sa vocation fondamentale qui est de contribuer à la production de connaissances utiles, au service du développement humain et du bien-être des populations. C’est pourquoi, pense-t-il, depuis son lancement en 2023, ce projet de recherche-action vise à apporter des réponses concrètes, fondées sur des données scientifiques, pour améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge du diabète, de l’hypertension artérielle et des troubles mentaux au niveau local.

Au-delà de la recherche, le chancelier de l’UCAO-UUB souligne que le projet Stop-NCD se veut également un cadre d’innovation sociale, de collaboration interdisciplinaire et d’engagement communautaire. Il reconnait que la mise en place de ce comité consultatif de pilotage constitue une étape décisive dans la gouvernance du projet. Il dit attendre que ce projet joue pleinement son rôle de conseil stratégique, d’orientation et d’accompagnement, afin de garantir la qualité scientifique, la pertinence sociale et l’intégrité éthique des actions entreprises.
Djaryigo Diarra
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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