Le pôle judiciaire ECOFI du Tribunal de grande instance Ouaga I a tenu, du 18 au 29 mai 2026, une session consacrée aux infractions économiques et financières ayant abouti au jugement de 14 dossiers impliquant 47 prévenus. Parmi les affaires examinées, celle d’un médecin du Centre hospitalier universitaire régional de Fada-N’Gourma, filmé par les caméras du KORAG, a retenu l’attention : reconnu coupable de concussion, il a été condamné à 12 mois de prison avec sursis et à une amende de 2 millions FCFA.

Le pôle judiciaire spécialisé dans la répression des infractions économiques, financières et de la criminalité organisée (ECOFI) du Tribunal de grande instance Ouaga I a tenu, du 18 au 29 mai 2026, une session de jugement consacrée aux affaires relevant de sa compétence.

Au cours de cette session, 14 dossiers impliquant 47 prévenus ont été jugés. Ces affaires portaient notamment sur des faits de blanchiment de capitaux, de détournement de deniers publics, de stellionat aggravé, de corruption, de concussion, de fraude dans la commande publique, de fraude douanière et fiscale, d’escroquerie, d’abus de confiance, de faux en écriture, d’usage de faux en écriture. Le Tribunal a prononcé des peines d’emprisonnement, dont la plus élevée est de cinq (5) ans ferme, ainsi que des peines d’amende dont le montant cumulé s’élève à quatre milliards trois cent douze millions trois cent soixante-huit mille cent huit (4 312 368 108) francs CFA.

Parmi les dossiers inscrits à son rôle, figurait celui de Monsieur BOA Jacques, médecin spécialiste en stomatologie-chirurgie maxillo-faciale en poste au Centre hospitalier universitaire régional de Fada-Ngourma, poursuivi pour des faits de concussion et d’escroquerie. Statuant sur l’affaire, le tribunal a renvoyé le mis en cause des fins de la poursuite pour l’escroquerie mais l’a reconnu coupable de concussion.

En répression, il l’a condamné à une peine d’emprisonnement de douze (12) mois assorti de sursis, ainsi qu’à une amende ferme de deux millions (2 000 000) FCFA. Le ministère public a immédiatement interjeté appel de cette décision.

Le Procureur du Faso saisit cette occasion pour rappeler l’exigence du respect strict des devoirs professionnels qu’impose la qualité d’agent public.

Il renouvelle ses remerciements à l’ensemble des acteurs de la chaine pénale qui ont permis la tenue de cette session.

Source: LeFaso.net