L’étudiant Dominique Saba, inscrit en master Productions agricoles et forestières, spécialité Sélection et conservation des semences (SELCOSE), à l’université Joseph Ki-Zerbo, a soutenu avec succès son mémoire de Master le vendredi 31 juillet 2026. Ses travaux, consacrés à l’évaluation de nouvelles lignées de tomates adaptées aux conditions agroclimatiques du Burkina Faso, lui ont valu la note de 17/20.

La recherche agronomique continue de jouer un rôle déterminant dans la quête de solutions pour améliorer les performances des cultures vivrières et maraîchères au Burkina Faso. Parmi les spéculations concernées figure la tomate, une culture stratégique tant pour la sécurité alimentaire que pour les revenus de milliers de producteurs.

C’est dans cette dynamique que s’inscrivent les travaux de recherche de Dominique Saba, étudiant en Master Productions agricoles et forestières, option Sélection et conservation des semences (SELCOSE) à l’université Joseph Ki-Zerbo. Le vendredi 31 juillet 2026, il a défendu son mémoire de fin d’études devant un jury d’enseignants-chercheurs, obtenant la note de 17/20, synonyme de la mention Très Bien.

Une recherche au service des producteurs

Intitulé « Évaluation des performances agronomiques d’une population F2 de tomates (Solanum lycopersicum L.) dans la zone soudano-sahélienne du Burkina Faso », le mémoire répond à une problématique bien connue des maraîchers : la disponibilité de semences performantes, capables de produire davantage tout en s’adaptant aux conditions agroécologiques du pays.

Au Burkina Faso, la tomate occupe une place importante dans les systèmes de production maraîchère. Très appréciée pour sa valeur nutritionnelle, elle constitue également une importante source de revenus pour de nombreuses exploitations agricoles. Toutefois, les rendements restent fortement tributaires de la qualité des semences disponibles.

À travers cette étude, Dominique Saba ambitionne de contribuer aux efforts de sélection variétale en identifiant des génotypes présentant un fort potentiel de production.

Une expérimentation conduite à Tenkodogo

Les travaux ont été réalisés à partir d’un matériel végétal issu du programme d’amélioration variétale de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA), précisément du Centre régional d’excellence en fruits et légumes de Farako-Bâ (CRE-FL).

L’approche méthodologique adoptée par le candidat lui a permis d’évaluer avec précision les performances agronomiques des différentes populations étudiées.

Des hybrides particulièrement prometteurs et une contribution à l’amélioration variétale

Les analyses statistiques réalisées au terme de l’expérimentation ont révélé une variabilité génétique importante entre les différentes lignées évaluées, une caractéristique essentielle dans les programmes d’amélioration variétale.

Parmi les quinze hybrides testés, quatre se sont particulièrement distingués. Les lignées H7, H11, H16 et H16R ont obtenu les meilleures performances en matière de rendement en fruits, de nombre de fruits produits par pied et de production de graines par fruit.

Les travaux de l’impétrant ont aussi permis de répartir les quinze individus en quatre groupes distincts. Les hybrides H7 et H11 ont été classés dans le groupe le plus performant, tandis que H16 et H16R composent un second groupe présentant également des caractéristiques agronomiques intéressantes.

Pour le jury, ces résultats constituent une base scientifique susceptible d’alimenter les futurs travaux de sélection de nouvelles variétés de tomate adaptées aux conditions climatiques de la zone soudano-sahélienne. L’identification de lignées performantes représente une étape importante dans le développement de semences locales capables d’améliorer durablement les rendements des producteurs tout en réduisant leur dépendance vis-à-vis des semences importées.

Un travail salué par le jury

Le mémoire a été évalué par un jury présidé par la professeure Rasmata Nana, spécialiste en physiologie végétale. Il comprenait également Hugues Roméo Bazié, maître de conférences en physiologie végétale à l’université Joseph Ki-Zerbo, en qualité d’examinateur, ainsi que Zakaria Kiébré, maître de conférences en génétique et amélioration des plantes, directeur du mémoire, et Pingawindé Sawadogo, maître-assistant en génétique et amélioration des plantes au Centre universitaire de Tenkodogo de l’université Thomas-Sankara, co-directeur du mémoire.

Au terme de sa présentation et des échanges avec les membres du jury, Dominique Saba a convaincu les évaluateurs par la qualité de sa démarche scientifique, la rigueur de son expérimentation et la pertinence de ses analyses. Son travail a été sanctionné par la note de 17/20, confirmant la valeur scientifique de cette recherche.

Au-delà de la réussite académique de son auteur, ce mémoire illustre la contribution de la recherche universitaire aux défis de la modernisation de l’agriculture burkinabè. Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la nécessité d’accroître les rendements agricoles, les travaux portant sur l’amélioration génétique des cultures constituent un levier important pour renforcer la sécurité alimentaire et promouvoir une agriculture plus productive et plus résiliente.

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Source: LeFaso.net