Dans le paysage musical burkinabè, une nouvelle voix commence à s’imposer. Connue sous le nom d’artiste Arly, elle se nomme Arlette à l’état civil. Juriste de formation, entrepreneure et désormais artiste, elle fait une entrée remarquée sur la scène musicale avec « Mon Tour », son tout premier single. Dans cette interview, elle se confie sur ses premiers pas dans la musique, ses sources d’inspiration, les défis rencontrés lors de la sortie de cette œuvre, et dévoile ses ambitions pour la suite de sa carrière.

Lefaso.net : Présentez-vous à nos internautes en quelques mots.

Arly : Mon nom d’artiste est Arly et je me nomme Arlette à l’état civil. Je suis entrepreneure, juriste de formation, artiste, compositrice et interprète.

D’où vient le nom Arly ?

Le nom Arly est un diminutif de mon prénom Arlette. Il m’a été donné par un vieil ami, Dimitri, il y a environ huit ou dix ans. J’ai trouvé ce surnom beau et j’ai décidé de le garder.

Quel a été votre premier contact avec la musique ?

Mon premier contact avec la musique a été à l’église, car je suis chrétienne. J’ai commencé dans la chorale des enfants, puis dans le groupe musical.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’en faire une carrière ?

Ce n’était pas prévu au départ. Après avoir quitté mon emploi pour me consacrer à l’entrepreneuriat et d’autres activités, un ami m’a sollicitée pour un programme d’animation. J’ai accepté malgré mon manque de répertoire. Alors j’ai essayé de me préparer en téléchargeant des chansons et en faisant quelques essais, et j’ai été surprise de voir que je pouvais me débrouiller. L’expérience a été formidable et j’ai même gagné de l’argent, ce qui m’a donné l’idée que c’était une piste à explorer. Cela m’a donné envie de continuer les interprétations dans les pianos-bars, restaurants, soirées privées, tout en travaillant sur mon single.

En plus de cela, j’ai reçu des encouragements de plusieurs personnes qui me disaient que j’ai du talent et que je devrais sortir une œuvre au lieu de rester dans l’ombre. Mais je me demandais toujours si j’étais vraiment prête. Cest de là que je suis entrée en studio et j’ai enregistré « Mon Tour ». Jai été choriste de plusieurs artistes burkinabè, à savoir Miss Tanya, Dez Altino et Amzy.

De quoi parle « Mon Tour » ?

La chanson parle de la grâce de Dieu. Ceux qui ont déjà eu leur tour doivent rester dans l’action de grâce, et ceux qui attendent encore doivent garder la foi, car leur tour viendra forcément.

Comment avez-vous vécu le jour de la sortie ?

J’étais animée de sentiments mélangés, surtout de peur. Le teaser n’était sorti que la veille, je n’avais pas pu bien préparer la communication. Mais grâce à Dieu, la sortie s’est bien passée et les retours ont été encourageants. J’ai reçu un bon accueil de la part de mes amis et il y a également des pages Facebook qui ont partagé mon teaser. Le lendemain de la sortie, j’ai reçu des messages de soutien et d’attente de mes fans.

Quelle difficulté avez-vous rencontrée lors de la sortie du clip ?

J’ai eu des difficultés à sortir ma chanson en raison de retards dans la production du clip. On a dû repousser la date de sortie plusieurs fois, et j’ai finalement décidé de la sortir le 20 novembre 2025. J’ai eu des doutes sur ma préparation, mais on m’a encouragée à me lancer et à perfectionner en cours de route. J’ai choisi une date de sortie, mais le clip n’était toujours pas prêt. J’ai dû faire face à des problèmes financiers et j’ai dû refaire des affiches plusieurs fois. Mais la principale difficulté a été la réception tardive du teaser et des images, arrivés seulement la veille de la sortie. Cela m’a empêchée de préparer correctement le public et m’a plongée dans la crainte.

Quel artiste vous inspire le plus dans la musique ?

Josey de la Côte d’Ivoire m’inspire beaucoup ; je l’apprécie énormément. À l’international, Tasha Cobbs, une artiste gospel américaine, est aussi une grande source d’inspiration pour moi.

Quel objectif aimeriez-vous atteindre dans deux à quatre ans ?

J’aimerais que Dieu me permette de me faire une grande place dans la sphère musicale, d’impacter le Burkina Faso et le monde entier avec mon talent.

Quel message avez-vous à l’endroit de ceux et celles qui viennent de découvrir ce single ?

Je demande au public de m’encourager, de me soutenir, de partager mes œuvres et de s’abonner à mes pages. J’ai besoin de leur amour et de leur coup de pouce pour aller plus loin, faire mieux et grandir en tant qu’artiste.

https://youtu.be/lpEt8vwU6OE?si=IqlQ6nbTyJupwu6Y

Interview réalisée par Clémentine Koama et Auguste Paré

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Source: LeFaso.net