
La première édition de la soirée des auteurs de Mercury Édition, organisée le 27 mars 2026, n’a pas seulement été un cadre de distinction et de reconnaissance. Elle a aussi offert aux auteurs présents l’occasion de revenir sur leur expérience avec la maison d’édition, à travers des témoignages recueillis à la fin de la cérémonie. Au micro de Lefaso.net, ils se disent satisfaits du professionnalisme de la maison d’édition et de l’encouragement qu’elle adresse à ses auteurs.
Wenlasida Constance Kaboré, auteure du recueil de nouvelles Les 7 Harmattans, récompensée par le Grand Prix FILO de la Nouvelle en 2025, a insisté sur la qualité de l’accompagnement éditorial reçu depuis son premier contact avec Mercury.
« C’est en 2024 que j’ai contacté monsieur Thierry Millogo, pour faire d’abord le projet de livre. Et ils ont trouvé vraiment que c’était intéressant, et par la suite, on a décidé de collaborer ensemble avec un contrat. Je trouve que la maison d’édition Mercury est sérieuse, parce que le livre a été lu plusieurs fois, et vraiment bien corrigé, et la qualité que j’avais exigée a été respectée. J’ai été très satisfaite. La soirée qu’ils ont organisée en notre honneur aussi, j’apprécie vraiment qu’une maison d’édition pense à convier ses auteurs, à les remercier, et à présenter les innovations. Je pense que c’est très bien pensé. Et ça nous motive à revenir encore vers cette maison d’édition. »

Le journaliste et auteur Youssef Ouédraogo, qui compte deux ouvrages publiés chez Mercury, a pour sa part retracé une collaboration engagée depuis 2020, à partir d’un travail de réflexion entamé après son retour de Côte d’Ivoire.
« Je pense que j’ai commencé ma collaboration avec les éditions Mercury en 2020. Alors, j’étais revenu de la Côte d’Ivoire, après un Master sur la communication et les médias. Et j’avais donc fait une réflexion sur la contribution des médias dans la survenue de l’insurrection au Burkina Faso. Parce que le constat est parti du fait que lorsque l’insurrection s’est produite dans notre pays, toutes les entités se sont réclamées la paternité de l’insurrection. Et les médias n’avaient pas été cités comme étant un acteur important dans la survenue de l’insurrection. C’est comme ça que quand je suis arrivé de la Côte d’Ivoire, je suis rentré en contact avec Thierry Millogo et je lui ai fait part de mon envie de produire un ouvrage. Et il a demandé de corriger le texte parce qu’un document scientifique n’est pas forcément un document qu’on peut publier. Et donc l’ouvrage a été remis et l’ouvrage a suivi un processus. D’abord la lecture, ensuite les corrections. Et nous avons cheminé jusqu’à ce que le premier ouvrage sorte. Et le titre de cet ouvrage est « Rôle des médias dans l’insurrection publique 2014 »
Il poursuit en évoquant son deuxième livre.

« Le deuxième ouvrage c’est Retour au pays des ancêtres qui est une œuvre autobiographique. Et je crois que je suis rentré toujours en contact avec lui. Et j’ai estimé que nous qui sommes nés hors de Burkina Faso, nous avons pratiquement la même histoire. Et mon histoire peut être une histoire partagée par d’autres. Et il a lu l’histoire que j’ai racontée dans cet ouvrage et il a estimé que la maison d’édition Mercury pouvait donc en faire un ouvrage. Et c’est comme ça que le livre a suivi le même processus, c’est-à-dire la lecture, la correction. Et finalement le livre a été édité. Donc j’ai à ce jour deux ouvrages avec les éditions Mercury. Et je crois que cette soirée qui est consacrée aux auteurs est la bienvenue. Et nous espérons que c’est une soirée qui va se poursuivre tout en donnant de l’espace aux auteurs, tout en faisant la promotion afin que le livre puisse être véritablement, on va dire, un outil de sensibilisation, un outil d’éducation pour les masses. Alors je crois qu’il y a de cela quelques années, et ça a été dit au cours de cette cérémonie, on n’avait vraiment pas de maison d’édition au Burkina Faso. L’arrivée de Mercury, ou du moins la professionnalisation de Mercury, vient donner une sorte de soulagement aux écrivains burkinabè. »
Pour Fatim Touré Konkobo, coach professionnelle certifiée en coopérative et live coaching, la publication d’un livre a révélé la complexité du métier éditorial.
« Ma collaboration avec cette maison d’édition s’est bien passée. C’est après avoir écrit que j’ai compris tout le parcours de l’édition, et il me fallait un professionnel du métier, en tout cas une maison d’édition. Je tenais à ce que ce soit une maison d’édition burkinabè, donc je connaissais déjà Thierry Millogo, et les autres livres, et la librairie ici. C’est vrai que je connaissais plus la librairie que la maison d’édition, et c’est comme ça, en me demandant, en me renseignant, et parce que le livre de mon père, Adama Touré, a été réédité par Mercury, que bon, logiquement, je suis venue vers lui pour faire l’édition de mon premier livre. Je dirais que l’édition est un parcours du combattant, et que c’est important d’avoir des professionnels. Je suis contente que Mercury aussi évolue, innove, s’agrandisse, modernise sa manière d’accompagner. Donc oui, je recommanderais pour un premier éditeur de passer par Mercury pour pouvoir déjà avoir les clés, les bases, et la sécurité d’un accompagnement professionnel. Je trouve que c’est bien, déjà, de nous réunir, de nous voir. On voit les livres des uns et des autres quand on vient déposer les nôtres. On se voit dans certains événements, mais on ne se connaît pas forcément. Et cette reconnaissance-là, déjà, de sa maison d’édition, ça fait quelque chose d’autre en plus. Et donc j’ai aimé l’esprit de la cérémonie. Je crois que c’est la première édition et j’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres. »

Dr Sié François d’Assise Coulibaly revient sur une rencontre progressive avec Mercury, d’abord par les livres, puis par la relation avec l’éditeur.
« Disons que j’ai connu d’abord les éditions Mercury à travers mes lectures, les lectures de différentes œuvres publiées par les éditions Mercury. Ensuite, j’ai eu la chance de connaître monsieur Millogo Thierry, responsable de Mercury, lors d’une dédicace à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso. C’est là que j’ai pu fixer, j’ai pu connaître la personne et savoir que c’est lui le responsable des éditions Mercury. Depuis lors, on s’est perdu de vue jusqu’à ce qu’on se rencontre encore à Ouagadougou, où j’avais déjà fini de publier un écrit, d’abord sous forme d’article, d’article scientifique et ensuite enrichi. Je cherchais effectivement une occasion pour pouvoir publier. Lorsque nos pas se sont croisés au niveau de l’assemblée législative de transition, je lui ai parlé immédiatement du projet, de la production que j’avais faite. Il a trouvé le sujet très intéressant. Il s’est aussi montré très intéressé par la proposition de pouvoir publier, éditer au niveau de Mercury. C’est ainsi que j’ai envoyé le texte pour qu’il soit vu à leur niveau par le comité de lecture avant d’être validé. Après lecture, on a trouvé que c’était un texte très intéressant et qu’il pouvait être réédité aux éditions Mercury. Et voilà comment nous sommes parvenus à éditer ce premier ouvrage qui s’intitule Le Dytaniè, l’hymne national du Burkina Faso, une idéologie forte pour un Burkina Faso qui triomphe. »

Il précise le contenu de son ouvrage. « Comme son titre l’indique, il s’agit d’une analyse beaucoup plus historique du Dytaniè. Un chant que beaucoup de Burkinabè aiment bien, mais dont beaucoup ne connaissent pas le contenu. Nous avons trouvé qu’il était bien de faire une analyse approfondie du Dytaniè, de montrer ce qu’il contient et de pouvoir montrer en quoi il peut être un outil aujourd’hui pour la révolution progressiste populaire dans laquelle nous sommes et surtout pour le développement du Burkina Faso de façon générale et de manière durable. »
Propos recueillis par Farida Thiombiano
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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