
L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Tulinabo Mushingi, poursuit sa tournée d’au revoir auprès des autorités burkinabè. Ce vendredi 04 novembre 2016, il a été reçu par le président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, et ses collaborateurs.
L’audience a duré une heure. A sa sortie, le diplomate américain a confié que le Conseil constitutionnel est une institution beaucoup admirée par les Etats-Unis. C’est la raison pour laquelle, il est venu dire « Merci » au premier responsable des lieux pour le boulot abattu. « Comme nous le disons, chacun doit jouer sa partition et le Conseil constitutionnel a bien joué la sienne », a déclaré Tulinabo Mushingi.
Sans en dire plus, l’ambassadeur américain a confié également qu’il tenait à poser aux membres du conseil, avant son départ du Burkina, une question sur la justice, la réconciliation et les réformes constitutionnelles. A l’orée de l’élection présidentielle américaine devant opposer la démocrate Hillary Clinton au républicain Donald Trump, Tulinabo Mushingi dit avoir évoqué le sujet avec ses hôtes.
Le « fameux » code électoral adopté et promulgué sous la transition et qui a permis d’éjecter certains candidats à la course pour la présidentielle de novembre 2015, a été rappelé au cours de l’audience, a confié le diplomate. Et selon ce dernier, « chaque Burkinabè peut juger de lui-même ce qu’il a vu, mais je crois que le conseil constitutionnel s’est bien comporté, a tranché et a retenu des décisions qui ont aidé le pays à continuer ».
Nouvelle Constitution, attentes des Etats-Unis ?
La commission constitutionnelle « chargée de proposer, dans un délai de 60 jours au plus, un avant-projet de Constitution pour le passage à la cinquième République » a été installée. Pour l’ambassadeur Mushingi, les USA n’ont pas « d’attente particulière » pour cette nouvelle constitution. « C’est la Constitution des Burkinabè, c’est le pays des Burkinabè et c’est aux Burkinabè de décider ce qu’ils vont mettre dans cette nouvelle Constitution. C’est à eux de l’approuver », a-t-il soutenu avant de conclure : « Nous les étrangers, nous soutiendrons ce que les Burkinabè ont décidé ».
C’est avec un « pincement au cœur » que le président du conseil constitutionnel dit faire ses « adieux » au diplomate américain, un homme « dynamique et présent sur tous les fronts » et qui « a toujours été avec nous dans les moments difficiles ».
Herman Frédéric Bassolé
et Yvette Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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