Principal sponsor de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique de l’UEMOA (SIPEN-UEMOA), Wave entend réaffirmer son engagement en faveur de l’inclusion financière au Burkina Faso. Pour son directeur général, Joël Ky, le pays occupe une place stratégique dans la vision régionale de l’entreprise, qui mise sur des services financiers accessibles, simples et adaptés aux réalités locales.

Au Sénégal, en Gambie et en Côte d’Ivoire, Wave est le leader du transfert mobile money. Si au Burkina Faso ce n’est pas encore le cas, la société entend déployer tous les moyens pour y arriver. C’est ce qu’a laissé entendre le directeur général de Wave Burkina, Joël Ky, à l’occasion de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique de l’UEMOA (SIPEN-UEMOA) où la société est présente.

De la signature de convention avec le Regroupement des opérateurs et professionnels du secteur des TIC (Roptic), aux communications en passant par des expositions de ses services, Wave entend impacter cette rencontre sous-régionale.

Pour le directeur général de Wave Burkina Faso, Joël Ky, le SIPEN constitue un cadre privilégié de dialogue entre les pouvoirs publics, les institutions régionales, les régulateurs, les entreprises, les FinTech et les jeunes innovateurs. « Il ne s’agit pas seulement d’accompagner un événement, mais de soutenir un espace dans lequel peuvent émerger des collaborations, des solutions concrètes et une vision commune pour la transformation numérique du pays », explique-t-il.

Le directeur général de Wave Burkina, Joël Ky, a appelé les populations à adopter Wave

Selon lui, cet engagement s’inscrit dans la mission de Wave, qui consiste à rendre les services financiers plus abordables et à favoriser l’émergence d’une économie de plus en plus dématérialisée sur le continent.

Un marché stratégique pour Wave

Avec une population estimée à près de 24 millions d’habitants, le Burkina Faso représente un marché stratégique dans la vision régionale de Wave. Mais au-delà de sa taille, c’est surtout le dynamisme de ses commerçants, de ses entrepreneurs et de son écosystème technologique qui motive l’entreprise.

Joël Ky affirme que Wave privilégie une approche fondée sur la proximité avec les utilisateurs plutôt que l’application d’un modèle uniforme. « Nous devons continuer à écouter les clients, les agents, les entreprises et les autorités afin d’adapter notre approche aux réalités du pays », souligne-t-il.

L’entreprise estime que la finance numérique peut jouer un rôle déterminant dans la modernisation des paiements, la facilitation des transactions quotidiennes et le développement des petites activités économiques.

Miser sur des services simples et accessibles

Pour Wave, les principaux freins à l’utilisation des services financiers demeurent le coût, la complexité, le manque de transparence et l’accès limité aux points de service.

L’entreprise affirme avoir construit son modèle autour de dépôts gratuits, d’une tarification claire et de transferts à faible coût. Une approche qui, selon son directeur général, répond aux réalités d’un marché où une grande partie de l’activité économique repose sur des transactions de faibles montants réalisées quotidiennement par les ménages, les commerçants et les petites entreprises.

Présente aujourd’hui dans onze pays africains, Wave revendique plus de 25 millions d’utilisateurs actifs mensuels, plus de trois millions de commerçants partenaires et un réseau de plus de 50 000 agents.

La signature de convention entre Wave et Roptic

Des défis persistants pour l’inclusion financière

Malgré les progrès enregistrés grâce au développement du mobile money, Joël Ky estime que de nombreux défis restent à relever au Burkina Faso.

Selon lui, l’enjeu ne réside plus uniquement dans l’ouverture de nouveaux comptes, mais dans leur utilisation régulière par les populations. Il insiste notamment sur la nécessité de renforcer l’accessibilité des services, d’améliorer la qualité de l’accompagnement et de poursuivre les actions de sensibilisation.

Une attention particulière doit, selon lui, être accordée aux femmes, aux jeunes, aux populations rurales ainsi qu’aux petites entreprises, qui demeurent les catégories les plus exposées aux difficultés d’accès aux services financiers.

Adapter l’innovation aux réalités du terrain

Dans un contexte où l’accès à Internet reste encore limité pour une grande partie de la population, le directeur général de Wave estime que l’inclusion financière ne peut reposer uniquement sur les smartphones ou les applications numériques.

Il plaide pour une approche combinant innovation technologique et présence de proximité, grâce notamment au réseau d’agents, qui accompagne les utilisateurs dans leurs opérations quotidiennes.

« L’innovation la plus pertinente n’est pas toujours la plus complexe. C’est celle qui fonctionne dans les conditions réelles du marché et qui permet au plus grand nombre de participer à l’économie numérique », affirme-t-il.

Serge Ika Ki

Lefaso.net

Source: LeFaso.net