Ce vendredi 11 novembre 2016 se tient à Ouagadougou un atelier de la Task force volaille traditionnelle au Burkina Faso, un groupe de réflexion sur l’aviculture traditionnelle. Cet atelier qui réunit les acteurs œuvrant dans ce secteur a pour objectif de valider le plan d’action triennal 2016-2018 de la Task force volaille.

Au Burkina Faso, selon les statistiques, il y aurait plus de 42 millions de volailles dont 95 à 98% de volailles issues du sous-secteur traditionnel ou aviculture villageoise et 2 à 5% seulement issues de l’aviculture moderne. En outre, l’aviculture villageoise est pratiquée par près de 86% de la population rurale burkinabè et constitue une source de revenus pour les ménages. Au regard donc de son importance pour l’économie nationale et de son rôle dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, de nombreux programmes et projets ont été initiés pour soutenir le secteur.

Des programmes qui n’ont pas donné les résultats escomptés, d’où la mise en place de la Task force volaille traditionnelle qui est un groupe de réflexion sur la volaille traditionnelle. Cette Task force, mise en place par le ministère des ressources animales et halieutiques à travers le Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) et financée par la Banque mondiale, a pour mission d’élaborer des stratégies et des plans d’actions susceptibles de garantir le développement de la sous-filière volaille traditionnelle.

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Alexandre Sawadogo

Cet atelier de Ouagadougou sera donc l’occasion pour les participants intervenant dans la sous-filière volaille traditionnelle de valider le plan d’action 2016-2018 pour le développement de l’aviculture villageoise.

Selon Alexandre Sawadogo, secrétaire général du ministère des ressources animales et halieutiques, l’aviculture traditionnelle connaît des difficultés d’ordre technique et organisationnel, notamment pour satisfaire la demande en volailles. En effet souligne- t-il, « En raison du caractère rudimentaire des moyens et des techniques de production, le sous-système traditionnel, essentiellement orienté vers la production de viande, est surtout caractérisé par sa faible productivité. » La Task force réfléchit donc aux moyens de développer la filière, afin de satisfaire la demande qui ne cesse d’accroître.

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Elisée Yaméogo

La Banque mondiale, partenaire technique et financier de la Task force volaille était représentée par Elisée Yaméogo, chargé de projet. Il a souligné l’importance du secteur avicole pour l’économie nationale, notamment dans la lutte contre le chômage. « La volaille traditionnelle joue un rôle capital dans l’économie des ménages. C’est un secteur pourvoyeur d’emplois. Nous pouvons créer des milliers d’emplois en développant le secteur de la volaille traditionnelle » a-t-il souligné.

Il appelle par ailleurs tous les acteurs de la filière à travailler ensemble pour son développement, qui ne peut se faire si chaque acteur travaille de « son côté ».

Justine Bonkoungou (Stagiaire)

Lefaso.net

Source: LeFaso.net