« Le retour des exilés politiques est un droit. Il n’y a pas de loi dans la constitution qui empêche les exilés de rentrer », a laissé entendre le Mouvement citoyen pour le retour des exilés politiques et la réconciliation nationale (MCREP-RN) au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce matin. Le mouvement de Richard Ouédraogo réclame ainsi le retour des anciens dignitaires du pouvoir.

Initialement Mouvement citoyen pour le retour de Blaise Compaoré en terre natale, le mouvement rebaptisé aujourd’hui Mouvement citoyen pour le retour des exilés politiques et la réconciliation nationale (MCREP-RN) est un mouvement qui, à en croire ses fondateurs, milite pour le retour au pays de ceux qu’ils appellent exilés politiques. Pour eux, la dénomination a certes changé mais le combat reste le même : militer pour le retour de Blaise Compaoré et ses acolytes. « Apparemment le nom de Blaise Compaoré dérange. Et s’il rentre, c’est une porte ouverte pour les autres », a marmonné le secrétaire général.

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Mahamadi Wangrawa, SG du MCREP-RN

« Pendant toute leur carrière, ils ont participé à la vie politique du pays et ont travaillé à réaliser notre « Burkindi », notre stabilité sur le plan national et international. Les exilés politiques doivent donc revenir », ont martelé les conférenciers pour qui ces derniers dont ils taisent jusque-là les noms doivent revenir afin de vivre et mourir sur la terre qui les a vu naitre et grandir et participer à une réconciliation durable.

Les choses deviendront de plus en plus claires quand les membres du mouvement citoyen pour le retour des exilés politiques et la réconciliation nationale ont laissé entendre ceci : « Les exilés politiques, qui dans les heures chaudes insurrectionnelles ont choisi le dénouement pacifique en partant sans effusion de sang, nous ont prouvé clairement leur profonde considération pour le peuple burkinabè ».

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les journalistes présents à la conférence de presse

Sortant de son langage imagé, le secrétaire général dudit mouvement, Mahamadi Wangrawa cite des noms. « Blaise Compaoré, François Compaoré, Assimi Koanda, et des opératrices économiques comme Alizata Gando, Fatou Diendéré… et même Zida. Ils sont nombreux », a-t-souligné. Pour ce dernier, vu le contexte actuel du pays on ne peut pas parler de réconciliation des fils et filles du pays pendant que d’autres sont en exil.

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Vue des jounalistes

Le mouvement citoyen pour le retour des exilés politiques et la réconciliation nationale entend entreprendre de démarches pour la « réinsertion de ces derniers au Burkina » : « Nous avons tout un programme, c’est-à-dire que nous allons aller à la rencontre des différents acteurs de la société civile, on va rencontrer des chefs coutumiers, les autorités politiques, on va même rencontrer ces exilés et lancer un appel à la population, les sensibiliser pour qu’ensemble nous puissions aller à cette réconciliation », a expliqué Mahamadi Wangrawa.

« Les questions de justice, c’est autre chose mais que ces exilés rentrent, c’est un droit. Le linge sale se lave en famille », a-t-il conclu.

Maxime Jean-Eudes Bambara (Stagiaire)

Lefaso.net

Source: LeFaso.net