
« Qu’on le veille ou pas, je suis convaincu que c’est suite à la dissolution du RSP que les gens [terroristes] sont rentrés chez nous », a déclaré Gilbert Diendéré ce vendredi 7 décembre 2018 à la barre du tribunal militaire de Ouagadougou.
Selon l’accusé, la chaîne de commandement de lutte contre le terrorisme était cassée. « Je pense que s’il y avait ce corps [RSP], les choses n’allaient pas se passer ainsi ».
Toujours en promouvant le RSP, l’accusé est revenu sur le désarment du corps. A l’en croire, les éléments du RSP avaient demandé en ce moment d’être affecté ailleurs, si on ne voulait plus d’eux à Kosyam.
Suite aux propos de l’accusé, Me Pierre Yanogo a fait une observation. Pour lui, Gilbert Diendéré ne doit pas faire le lien entre la dissolution du RSP et les attaques terroristes, car le Burkina Faso a une armée donc le RSP à lui seul ne peut pas combattre les terroristes. Plus loin, il a fait savoir qu’au moment du RSP, il n’y a pas d’attaques au Burkina.
L’accusé revient pour se justifier. « Dissoudre le RSP n’est pas mon problème mais il faut voir l’esprit dans lequel cela s’est déroulé », martèle-t-il.
Pour lui, la dissolution du RSP n’était pas correct, le contexte de 2015 n’était pas favorable à la dissolution du RSP.
« Mais si on sait qu’il faut dissoudre pour mieux taper, on ne va pas accepter », conclu-t-il.
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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