L’Eglise-Famille, après cent ans d’existence, se doit d’œuvrer davantage à son auto-prise en charge. Dans cette optique, l’appel des Evêques du Burkina Faso du 28 février 1998 a été sans équivoque : « …il est certainement temps que nous donnions davantage des signes de maturité et d’auto-prise en charge. L’évangélisation et le développement ne peuvent plus continuer chez nous, en comptant d’abord sur les moyens d’autrui…C’est ensemble dans la solidarité et au nom de notre dignité que nous pouvons et devons relever le défi ».

C’est donc dans cette perspective que l’Eglise Famille de Ouagadougou a initié la mise en place d’une institution de microfinance au profit de la communauté du ressort territorial de l’Archidiocèse de Ouagadougou dénommée la Coopérative Diocésaine d’Epargne et de Crédit de Ouagadougou (CODEC-Ouaga), institution mutualiste créée en 2007.

A ce jour, sept (07) diocèses sur les treize (13) en disposent. Ainsi, chaque CODEC est indépendante et jouit donc d’une autonomie de gestion et de fonctionnement.

La mission institutionnelle de la CODEC-Ouaga vise à promouvoir le développement économique et l’auto-prise en charge de la communauté catholique et de tous ses membres selon l’esprit de l’Evangile.

La CODEC-Ouaga totalise neuf (10) agences (SIEGE, GOUNGHIN, CISSIN, GUILOUNGOU (ZINIARE), WAYALGHIN, TAMPOUY, PATTE D’OIE, SAABA, TENGANDOGO ET KOUBRI). La dixième agence a été ouverte le 04 mai 2026.

La CODEC-Ouaga est classée parmi les institutions de microfinance de grande taille régie par l’article 44 de la loi n°023/2009 du 14 Mai 2009 portant réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés au Burkina Faso (actuel article 70 de la loi 001/2025 du 13 Février 2025 portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso). En sus, elle est affiliée à l’Association Professionnelle des Institutions de Microfinances du Burkina Faso (APIM-BF).

Selon le rapport 2024 d’analyses des performances financières et sociales des membres de l’APIM-BF, publié le 21 décembre 2024, sur 120 institutions de microfinances, la CODEC-Ouaga occupe la troisième (3ème) place en termes d’encours d’épargne avec 26,285 milliards de FCFA et la cinquième (5ème) place en termes d’encours de crédit de 23,580 milliards de FCFA.

Le nombre de membres est passé de 31 933 en 2024 à 36 141 au 31 décembre 2025, soit un taux de variation de 13,18%.

Cette croissance est le reflet à la fois de l’adaptabilité de nos produits et services et de la confiance que nous témoignent nos membres consolidant ainsi les acquis en matière d’inclusion sociale et financière.

L’encours d’épargne a augmenté de plus de 31,83%, passant de 26,285 milliards FCFA en 2024 à 34,651 milliards FCFA en 2025.

L’encours de crédit a évolué de 23,580 milliards FCFA en 2024 à 32,947 milliards FCFA en 2025, soit un accroissement de plus de 39,72%.

Nonobstant ces résultats engrangés, la CODEC-Ouaga, à l’instar des autres institutions financières, fait face à des crédits impayés. Des efforts se poursuivent et se conjuguent au quotidien afin de renforcer le dispositif de gestion des risques et d’accentuer le processus de recouvrement en vue de réduire considérablement les impayés et d’améliorer les ratios.

Le total bilan au 31/12/2025 est de 44,55 milliards contre 32,77 milliards au 31/12/2024,

confirmant la rentabilité économique continue de la CODEC-Ouaga.

Les fonds propres et Assimilés s’élèvent à 7,391 milliards au 31 décembre 2025 et représentent 16,59% du total bilan ; ce qui renforce la capacité financière de l’institution à accompagner davantage ses membres.

Au 31/12/2025 la coopérative présente un résultat excédentaire de 1,740 milliards de FCFA, contre 914 ,100 millions de FCFA à la même période de l’année 2024.

Il faut noter que le Commissariat Aux Comptes (CAC) a certifié sans réserve les comptes de la CODEC-Ouaga exercice 2025. Cette certification des comptes sans réserve date depuis 2019.

Ce résultat est le fruit des efforts conjugués de tous les acteurs (membres, personnels, dirigeants, Etat, partenaires technique et financiers).

CODEC-OUAGA :« Lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes »

Source: LeFaso.net