
Le ministre en charge de la sécurité, Mahamadou Sana, a de nouveau appelé les usagers de la route au respect du port obligatoire du casque. Dans une vidéo publiée sur la page du ministère de la sécurité ce samedi 8 août 2026, il dénonce la persistance des comportements à risque et annonce des consignes plus fermes aux forces de sécurité, pour refouler les motocyclistes qui circulent sans casque.
Le gouvernement burkinabè entend maintenir la pression pour faire respecter le port obligatoire du casque. Dans une vidéo publiée sur la page du ministère de la sécurité, le ministre Mahamadou Sana s’est adressé directement aux usagers qui continuent de circuler sans cet équipement de protection. « Actuellement en circulation, sur 100 personnes, 90 ont mis le casque. Vous êtes les seuls qui faites la sourde oreille » déplore-t-il.
Pour le ministre, le port du casque n’est pas une simple mesure administrative, mais une question de protection de la vie humaine. « Personne n’a une tête en fer ici. Ou bien, en touchant le goudron, vous avez l’impression d’avoir affaire à un matelas ?… De janvier à juillet, seulement pour ces mois, le nombre de personnes décédées sur place après un accident se chiffre à 649. Cela, c’est sans compter ceux qui sont morts à l’hôpital… Finalement vous n’allez pas faire pardon ? » a-t-il sensibilisé.
Pour rappel, les autorités mènent des campagnes de sensibilisation sur le port obligatoire du casque depuis bientôt deux ans. Ils ont par ailleurs, progressivement renforcé les dispositifs de contrôle. Aux feux tricolores et aux Volontaires adjoints de sécurité (VADS), se sont ajoutés les policiers et les gendarmes, ainsi que la vidéo-verbalisation et le déploiement d’agents de l’Office national de la sécurité routière sur le terrain (ONASER). Malgré ces mesures, les comportements à risque persistent.
Il évoque notamment les images d’accidents diffusées dans le cadre de la sensibilisation, que certains internautes seraient même allés jusqu’à qualifier de « montages générés par l’Intelligence artificielle. » En outre, il regrette que certaines refusent le port du casque, sous prétexte d’avoir mis des mèches. « Mais si vous mettez des mèches qui vous empêchent de mettre le casque, un jour vous ne serez plus là, mais la mèche sera là. On ne peut même pas être en révolution et mettre des mèches. Est-ce que nos grands-parents ont mis des mèches ? » a-t-il questionné.
La dynamique actuelle, ajoute-t-il, vise aussi à protéger les enfants qui reprendront les cours dès le mois de septembre. « On n’admadmettra pas que nos enfants restent sur la route. Quand vous allez à Lomé, vous ne voyez pas que les gens ont porté des casques ?Là-bas c’est un casque pour le conducteur et un autre pour celui qu’il remorque. Souvent, on voit certaines mères qui remorquent leurs enfants en ayant porté le casque, mais en oubliant l’enfant. Si le pire survient, c’est l’enfant qui va y rester » a-t-il fait observer.
En sus, a-t-il interpellé les cyclistes. « Je ne sais pas s’il y a un contrat entre eux et les agents de police. Souvent ils ne respectent pas le feu. Quand ils arrivent ils continuent seulement sans se soucier de rien. Votre temps aussi arrive » a-t-il annoncé, avant de lancer : » j’ai donné des instrustructions aux agents de police et de la gendarmerie. Désormais, s’ils aperçoivent quelqu’un sans son casque, qu’ils le refoulent. Qu’il reparte de là où il est venu… A l’allure où vont les choses, on va se pourchasser comme Tom and Jerry. »
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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