
Le village de l’Alliance des États du Sahel (AES) a été officiellement ouvert ce samedi 31 octobre 2026, au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Cette initiative vise à renforcer la coopération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, à travers le partage d’expériences et la valorisation de leurs savoir-faire artisanaux.
Un nouvel espace de coopération et de valorisation des richesses artisanales des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). C’est l’ambition du village AES, officiellement ouvert au sein du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), à l’occasion de sa 18ᵉ édition.
Située en face du stand de la présidence du Faso en allant vers le pavillon Soleil levant, cette initiative constitue une innovation de cette édition du salon. Elle entend traduire dans le secteur de l’artisanat la vision des autorités de la Confédération AES, qui prônent une harmonisation des politiques et des mesures en faveur du développement économique et social de l’espace confédéral.

Président, la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a expliqué que ce village offre un cadre de rencontre aux acteurs de l’artisanat des trois pays membres.
« Nous avons voulu, à travers ce village AES, permettre aux structures et aux plans dans les trois pays formant l’AES de se réunir dans un seul espace pour partager les expériences et voir les différents acquis qu’on a de part et d’autre, les différentes problématiques, les insuffisances et comment ensemble échanger sur les solutions à apporter », a-t-il indiqué.

Au-delà de l’exposition des produits artisanaux, cet espace se veut également une tribune d’échanges sur les défis auxquels fait face le secteur de l’artisanat dans les trois pays. Les acteurs sont ainsi invités à réfléchir aux mécanismes permettant de lever les obstacles à son développement.
Le village AES s’inscrit également dans la dynamique de réflexion sur les liens entre artisanat et industrialisation, un axe majeur mis en avant lors de la cérémonie officielle d’ouverture du SIAO.
Pour Serge Gnaniodem Poda, l’artisanat ne doit pas être considéré comme une activité tournée uniquement vers le passé, mais comme un secteur capable de s’appuyer sur ses acquis pour construire l’avenir.
« L’artisanat ne doit pas être une activité qui souffre du fait du passé, mais qui se sert du passé pour prédire l’avenir », a-t-il rappelé, évoquant le message du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, adressé aux acteurs du secteur.
L’enjeu est donc de réfléchir aux possibilités qu’offre l’industrialisation pour renforcer les capacités de production artisanale, améliorer la compétitivité des produits et contribuer davantage au développement économique des pays de l’AES.
Une vitrine des richesses culturelles de l’espace AES
Le village constitue aussi une vitrine des similitudes culturelles et patrimoniales entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Les visiteurs peuvent y découvrir des produits artisanaux qui témoignent de la diversité et de la richesse des savoir-faire de l’espace confédéral.
Le Ghana, pays invité d’honneur de cette 18ᵉ édition du SIAO, ainsi que Madagascar, ont également été associés à cette initiative, dans une volonté d’ouverture et de coopération avec des pays frères et amis.
Pour Serge Gnaniodem Poda, cette démarche traduit la volonté de promouvoir le panafricanisme et de renforcer les liens entre les peuples à travers des secteurs d’activité porteurs, notamment l’artisanat.
L’ouverture officielle du village AES marque ainsi une étape dans la concrétisation de la coopération entre les trois pays membres de la Confédération. À travers cet espace, les acteurs de l’artisanat sont appelés à conjuguer leurs efforts pour valoriser leur patrimoine commun et contribuer à un développement économique et social harmonisé au sein de l’AES.
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
Source: LeFaso.net

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