Ce vendredi 16 novembre 2018, le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a rencontré ses partenaires dans le cadre de la mise en œuvre des marchés d’études et de travaux 2018-2019. Cette rencontre se veut un cadre d’évaluation et de projection.

Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement met en œuvre cinq programmes destinés à offrir à l’ensemble des Burkinabè un cadre de vie décent, mais aussi à mobiliser et gérer les ressources en eau tel que voulu par le Plan national de développement économique et social (PNDES).

Ainsi au titre de l’année 2018, le ministère compte porter le taux d’accès à l’eau potable à 76% (il était à 73,4% en 2017). Pour ce qui concerne l’assainissement, le département compte faire passer le taux d’accès de 21,6% en 2017 à 27% en 2018.

Pour les aménagements hydrauliques, le ministère ambitionne de faire passer la capacité de stockage en eau de surface de 6 135,35 millions de m3 en 2017 à 6 143,12 millions de m3 en 2018, à travers des réalisations et des réhabilitations de barrages.

Pour ce faire, le ministère a entrepris, avec ses partenaires, la réalisation d’études et de travaux à travers son plan de passation de marchés.

Niouga Ambroise Ouédraogo, ministre de l’eau et de l’assianissement prononçant son discours d’ouverture.

En 2018, ce sont donc plusieurs activités qui sont prévues dans la planification des investissements du ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Il s’agit entre autres de la réalisation d’études techniques de plusieurs barrages ; de la réalisation de latrines familiales, publiques et institutionnelles ; de l’adduction en eau potable des centres secondaires déficitaires ; de l’installation de la station compacte 50m3/h à Ouahigouya, de la poursuite de travaux du barrage de Bambakary, de l’achèvement de la mise en œuvre du PGES du projet Guitty, etc.

Selon le ministre Niouga Ambroise Ouédraogo, pour toutes ces activités, des marchés ont été passés avec les entreprises et des bureaux d’études. Les travaux sont en cours d’exécution, en instance de démarrage et même en phase d’achèvement.

Et à la date de fin octobre 2018, la situation de l’exécution des travaux se présentait ainsi : pour la mobilisation des ressources en eau de surface, les marchés de 2017 en cours ont un taux d’exécution de 50,43%. Pour les investissements de 2018, les démarrages sont prévus pour le mois de décembre.

Pour l’approvisionnement en eau potable, le taux d’exécution physique est de 81% et celui financier de 52%. Les travaux sont exécutés par 42 entreprises de travaux et 26 bureaux d’études pour des réalisations qui vont coûter 4 560 000 000 F CFA.

En ce qui concerne l’assainissement, ce sont 41 entreprises et 17 bureaux d’études qui ont été attributaires des marchés d’un montant de 1 340 000 000 F CFA. Les taux d’exécution physique et financier sont de 86% et 52%.

Au vu des chiffres, le ministre dit reconnaître que des acquis existent, même si des contraintes doivent être levées pour permettre d’améliorer les choses. Il s’agit notamment de la diligence dans le déblocage des ressources financières, de l’amélioration du taux d’exécution des marchés et de la garantie de la qualité des infrastructures et des rapports d’études au regard des délais restants.


Examiner le niveau d’exécution des marchés et formuler des recommandations

Au cours de la présente rencontre entre le ministère de l’Eau et de l’Assainissement et les entreprises et bureaux d’études, il s’agira donc d’examiner le niveau d’exécution des marchés, d’identifier les difficultés dans la mise en œuvre des marchés, de faire des propositions pour la bonne suite des travaux et de tirer des leçons pour minimiser les difficultés dans les années à venir.

En effet, souligne le ministre, « la passation et l’exécution des marchés publics dans le domaine de l’eau et de l’assainissement ont très souvent été émaillés de difficultés qui n’ont pas toujours permis d’atteindre les résultats escomptés et de valoriser les appuis octroyés au secteur de l’eau et de l’assainissement. »

Il espère donc qu’à l’issue de la rencontre, des engagements seront pris en vue d’améliorer l’exécution des marchés.

Justine Bonkoungou

Lefaso.net

Source: LeFaso.net