
L’audience relative à l’affaire Lionel Kaboui, prévue ce mardi 14 avril 2026, n’a pu se tenir en raison de l’absence des prévenus et de plusieurs témoins, ainsi que d’un défaut d’information relevé par certains avocats. Malgré les assurances du parquet sur la notification de la reprogrammation, des divergences subsistent. Face à cette situation, le tribunal a décidé de renvoyer le dossier au 4 mai 2026, afin de permettre la comparution de toutes les parties concernées.
Dès l’ouverture de l’audience, la parole a été donnée, dans un premier temps, à l’un des conseils des deux prévenus. Son observation : « C’est ce matin que j’ai appris que l’audience devait se tenir. Une fois arrivé, j’ai remarqué que les deux prévenus n’étaient pas là. Pareil pour le conseil de l’autre prévenu cité dans ce dossier. Je l’ai contacté pour avoir sa position, mais il m’a confié n’avoir pas eu vent de la reprogrammation du dossier à ce jour, mardi 14 avril 2026. »
Le conseil de la victime, lui, confie avoir été mis au courant de la reprogrammation. « Lorsque nous sommes arrivés le 8 avril, date initiale du report, le dossier n’a pas été appelé. On nous a dit qu’il avait été reprogrammé, puis demandé de prendre attache avec le parquet pour connaître la nouvelle date à laquelle devait se tenir l’audience. On espérait pouvoir en finir avec ce dossier, mais à notre grande surprise, les prévenus ne sont pas là », a-t-il déploré.
L’Agent judiciaire de l’État, lui, rappelle que c’est à une date ultérieure qu’il y a eu reprogrammation. « L’audience de reprogrammation s’est tenue le 6 avril », a-t-il indiqué. Selon le procureur, il est vrai que le dossier n’a pas été appelé le 8 avril ; il est aussi vrai qu’il a été reprogrammé. Cependant, dit-il : « Le même jour, j’ai communiqué la date aux deux avocats présents… Je suis étonné qu’on me dise que l’un d’eux n’est pas informé. »
Face à cette situation, l’option la plus plausible pour les parties était de renvoyer le dossier. Partant de là, la date du 17 avril 2026 a d’abord été proposée par le ministère public. Toutefois, le conseil de la victime a suggéré de tenir compte du fait que l’un des deux gendarmes poursuivis dans le cadre de cette affaire est en mission de sécurisation du territoire (histoire de lui donner le temps de comparaître pour se défendre).
Rappelons que sont en sus cités dans le cadre de cette affaire dix témoins. En vérifiant leur présence ce matin, seuls trois d’entre eux ont répondu présents. Finalement, le dossier a été renvoyé à la date du 4 mai 2026, pour permettre au ministère public de prendre toutes les diligences nécessaires, afin que les deux prévenus comparaissent à cette date. Il en est de même pour les sept autres témoins qui n’ont pas répondu présent à l’appel de leur nom, ce mardi 14 avril 2026.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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