L’évangélisation du Burkina Faso, amorcée en 1900 à Koupéla, puis développée à Ouagadougou à partir du 25 juin 1901, s’est inscrit dans le projet apostolique de Mgr Charles Martial Allemand Lavigerie, nommé archevêque d’Alger en 1867. À cette époque, l’Algérie était depuis 1830 une colonie de peuplement française. Le siège épiscopal d’Alger, créé en 1838, avait été érigé en archidiocèse métropolitain en 1966.

En prenant possession de ce siège, Lavigerie poursuivit une ambition articulée autour de deux projets :

1e), rechristianiser l’Afrique du Nord, terre natale du Carthaginois Tertullien et d’Augustin d’Hippone, Algérien plus connu sous le nom de Saint Augustin, tous deux Pères de l’Église, dont les œuvres continuent d’inspirer des milliers de fidèles catholiques aussi bien que les élites intellectuelles du monde entier. Débordant d’ardeur au sujet son projet pour l’Afrique du Nord, le Pape Léon XIII le crée cardinal en 1882 et lui confie cumulativement le siège archiépiscopal de Carthage en 1884.

2e) faire de l’Afrique noire, particulièrement du Soudan, une terre chrétienne. Il était conscient que l’islam avait devancé au Soudan le christianisme, mais il restait confiant que l’œuvre des missionnaires endiguerait la progression d’un islam dont il jugeait la pratique superficielle. A ce titre, il adressa une correspondance au préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande pour solliciter l’érection d’une circonscription apostolique pour le Sahara et le Soudan. La Propagande accéda à sa requête en juillet 1867 en créant la Préfecture apostolique du Sahara et du Soudan. Mgr Lavigerie fut nommé délégué apostolique de la nouvelle circonscription.

En possession du champ d’apostolat, Mgr Lavigerie avait besoin d’ouvriers de la foi pour la réalisation de son projet. Il créa en 1868, la Société des Missionnaires d’Afrique, dont les sociétaires portent le nom de « Pères blancs ». L’année suivante, confiant en la complémentarité de l’apostolat féminin avec celui des hommes, il créa la Société des Sœurs missionnaires de Notre Dame d’Afrique que l’on appelle « Sœurs blanches ». En plus du Sahara et du Soudan, Léon XIII confie en février 1878 l’Afrique équatoriale aux Pères blancs en y créant progressivement six vicariats apostoliques. La société des Missionnaires d’Afrique s’imposera alors comme l’une des plus grandes congrégations engagées dans l’évangélisation de l’Afrique.

En route vers l’évangélisation du Soudan, le pays des Noirs

Lavigerie préconisait d’évangéliser le Soudan en passant par le Sahara dont l’évangélisation avait été entamée par les Jésuites établis à Laghouat dans le Sud-Algérien. Les Pères blancs les remplacent à partir de 1872. De Laghouat, ils fondent des postes de mission à Biskra, Ouargla, Touggart, Gerryville et Metlili.

Au-delà du Sahara, Mgr Lavigerie visait dans le Soudan (le pays des Noirs), la cité commerciale et intellectuelle de Tombouctou, présentée avec force détails et beaucoup de sympathie par les voyageurs arabes. L’archevêque d’Alger voyait dans cette cité la capitale du Soudan. Elle est identifiée comme la première cible d’évangélisation de cette partie de l’Afrique qu’il ne connaissait que par la littérature. De Tombouctou, les Pères blancs devaient répandre les lumières de l’évangile sur le reste du Soudan. Du poste de Metlili, Lavigerie envoie, en janvier 1876, la première caravane missionnaire composée des Pères Alfred Paulmier, Pierre Bouchand et Philippe Menoret et conduite par des guides touaregs. En avril suivant, les trois prêtres sont assassinés par leurs guides. Ils sont les premiers martyrs de la cause de l’évangélisation de l’Afrique soudanaise.

La première mission des Pères blancs en Afrique subsaharienne fut sur ces entrefaites établie en 1878 dans la région des grands Lacs. Partis du port de Bagamoyo au Tanganyika en juin 1878, neuf missionnaires arrivent à Tabora trois mois plus tard, cinq sur les rives du lac Victoria en deux en Ouganda en février 1879. Au total seize missionnaires investissent l’Afrique équatoriale pour annoncer l’évangile. Après tout, le Soudan reste une préoccupation pressante pour Mgr Lavigerie. La route du Soudan par Metlili étant oubliée, Lavigerie explore la possibilité d’y accéder par une voie contournée. Mais cela passe par la création d’autres îlots de chrétiens dans le désert. Cette fois-ci, c’est le désert libyen qui est identifié.

La création de deux postes missionnaires à Tripoli et à Ghadamès en Libye s’inscrit dans cette stratégie de contournement du danger de la voie menant du désert algérien au bassin du Niger. Dans ce désert libyen, Paul Flatters, officier français conduisant la mission Flatters, une expédition d’exploration du Sahara central avec pour objectif d’ouvrir une route transsaharienne devant relier l’Afrique du Nord au Soudan, fut massacré avec ses compagnons. Malgré ce désastre, Lavigerie pensait que la route passant par la Libye serait la mieux sécurisée. Du reste, la fondation dans le Sahara de postes de mission constituait le moyen d’établissement d’îlots de chrétiens qui jalonneraient la route du Soudan et en faciliterait l’accès. Pour sécuriser ces îlots, Lavigerie avait opté de fortifier ces postes de mission par un ordre de religieux soldats (Shorter 2011).

Le 18 décembre 1881, de Ghadamès, les Pères Louis Richard, Gaspard Morat et Alexis Pouplard sont envoyés au Soudan. La caravane devait passer par Kano au nord du Nigeria avant de remonter sur Tombouctou en passant par le Niger. Les missionnaires qui la composaient furent eux aussi massacrés trois jours plus tard, le 21 décembre dans le désert libyen par leurs guides touaregs appartenant à la confrérie de la Sanousiyya. Les massacres successifs d’explorateurs et de missionnaires montraient qu’il n’existait pas de route sécurisée entre l’Afrique du Nord et le Soudan via le Sahara. Malgré le danger, le père Anatole Toulotte écrit à Mgr Lavigerie pour se proposer de prendre la relève en effectuant une nouvelle expédition Soudan. Plutôt que l’envoyer à Tombouctou, Lavigerie le nomme en juillet 1877 au poste de Metlili dans le Sahara algérien, situé à une quarantaine de kilomètres au sud de Ghardaïa.

En 1892, le cardinal Lavigerie meurt sans voir se réaliser son rêve de fondation d’une mission à Tombouctou. Deux ans plus tôt, la préfecture apostolique du Sahara et du Soudan était érigée en vicariat. Lavigerie avait obtenu du Saint Siège la nomination de Mgr Anatole-Joseph Toulotte comme évêque coadjuteur avec droit de succession. Mgr Toulotte maintient toujours le projet de s’établir à Tombouctou, à petits pas. Il projette de s’établir à El Goléa, puis à In-Salah dans le Sud algérien, d’où il entrerait à Tombouctou dont la prise par les troupes françaises était imminente (Ilboudo 2000). Dans le Sahara de façon générale, les missionnaires ont pu noter la méfiance, sinon l’hostilité des Touaregs à leur installation parmi eux.

C’est environ deux ans plus tard, en janvier 1894, que les troupes françaises prennent Tombouctou ouvrant ainsi la voie à la pénétration des missionnaires Pères blancs dans cette « capitale » du Soudan. Mgr Toulotte désigne le Père Augustin Prosper Hacquard, en poste à Ouargla depuis février 1891, pour conduire la caravane de missionnaires du Soudan. Cette caravane, la troisième pour le Soudan, était composée, outre le Père Hacquard, des Pères Eveillard, Ficheux, Dupuis. Eveillard et Ficheux fondent le poste de Ségou le 1er avril 1895. Augustin Hacquard et Auguste Dupuis vont fonder en mai suivant le poste de Tombouctou (Benoist 1987). C’est du bassin du Niger que les Pères blancs étendent la mission dans le Moogo.

Le Moogo, future Abyssinie du Soudan ?

Le Père Hacquard, supérieur de la mission du Soudan s’établit à Tombouctou. Quand Mgr Toulotte démissionne en 1897, le Père Hacquard est nommé quelques mois plus tard, à son remplacement comme vicaire apostolique du Sahara-Soudan. A Tombouctou, l’islam est reconnu tolérant, mais les autorités musulmanes de la ville manifestent à l’égard des Pères le même sentiment de méfiance et d’hostilité constaté au Sahara. A Ségou, la mission ne décolle guère, malgré la multiplication des efforts des missionnaires. En 1899, le nouveau vicaire apostolique entreprend grâce aux facilités accordées par l’administration militaire du Soudan français une tournée de prospection de son vicariat en vue de l’identification de sites propices à l’établissement de nouveaux postes de mission. L’Est du Vicariat lui semble prometteur. De Ségou, il parcourt à cheval à partir du 26 février la partie orientale en traversant les pays bwa et le Kipirsi avant d’arriver à Ouagadougou le 20 mars. Il est chaleureusement accueilli à la fois par le résident de France, le capitaine Amman et le Moog-naaba Siguiri. Il se convainc d’après l’hospitalité que lui réserva les autorités militaire et traditionnelle moaaga, et le constat d’une aisance matérielle des Moose en comparaison de leurs voisins dévastés par les envahisseurs Zaberma, de la densité démographique, d’une organisation sociale solidement structurée et d’une quasi-absence de l’influence de l’islam, que le Moogo sera un beau champ de mission (Marin 1907). Peut-être deviendra-t-il, comme l’avait souhaité un officier-administrateur du Soudan, l’Abyssinie de la mission des Pères blancs en Afrique occidentale. L’Abyssinie (l’Éthiopie) étant depuis l’Antiquité un royaume chrétien, Mgr Hacquard ambitionnait, selon d’ailleurs le vœu de l’officier-administrateur, d’édifier le christianisme dans le Moogo où le souverain jouit d’une grande influence. Il pousse son voyage jusqu’au nord du Dahomey qui fait partie de son vicariat, puis retourne à Ségou par le nord de la Gold Coast, autre territoire de son immense circonscription ecclésiastique. L’organisation sociale hiérarchisée des Gourmantché l’impressionna. Et qui plus est, le Nunbado Bancandé, roi de Fada N’Gourma, lui témoigna de l’amitié et montra de bonnes dispositions à accueillir les missionnaires. Mgr Hacquard, rassuré ne cache pas sa sympathie pour ce peuple. Ce n’est pas une, mais plusieurs missions qu’il envisage de créer (Marin 1907). Les pays moaaga, gourmantché et bariba sont identifiés comme des lieux propices à l’établissement de postes de mission.

Koupéla, le choix par réalisme

L’année suivante, la caravane des premiers missionnaires envoyés au Moogo traverse le Yatenga, au lieu d’emprunter le trajet précédemment emprunté par Mgr Hacquard. Le résident français souhaite instamment leur installation dans sa circonscription administrative et fait pression sur Mgr Hacquard afin qu’il fonde une mission à Ouahigouya (Audouin 1975). Lorsque la caravane, composée de six prêtres arrive à Ouagadougou, elle constate une situation de tensions ostensibles entre l’autorité militaire française et l’autorité traditionnelle moaaga. Le Moog-naaba Siguiri était mécontent de l’attitude du nouveau résident français à Ouagadougou, le capitaine Lorillard, assisté du lieutenant Aubertin, tous deux trop pointilleux dans l’application de la politique d’administration directe, et qui semblaient prendre de l’écart avec « la politique des égards » recommandée vis-à-vis des élites autochtones africaines (Beucher 2014).

Le Moog-naaba frustré par le peu d’égard vis-à-vis de son autorité manifestait son mécontentement. Mgr Hacquard, se montra embarrassé. Il ne voulait pas se mettre entre le marteau et l’enclume. Le résident qui apprécie bien l’arrivée des missionnaires leur conseille Koupéla, localité située à 140 km à l’est de Ouagadougou, une région saine, peuplée, relativement riche et siège d’une chefferie importante. Elle est proche de la garnison militaire établie à Tenkodogo et qui pourrait en cas de menace secourir rapidement les prêtres. La caravane va s’installer à Koupéla le 22 janvier 1900. Trois Pères, Lacroix, Canac, Ménet et le Frère Célestin sont les fondateurs du poste.

En février suivant, les trois autres prêtres fondent le poste de Fada N’Gourma qui relevait de la colonie du Dahomey. À la fin de l’année 1900, Mgr Hacquard établit un poste de mission à Kouandé, en pays bariba, dans le nord de la colonie du Dahomey (Ilboudo 2000). La volonté du Saint-Siège de tenir compte des limites administratives des colonies pour éviter les inconvénients liés à la collaboration des missionnaires avec les autorités coloniales et les rivalités entre congrégations missionnaires favorise la fondation de la mission de Ouagadougou.

Ouagadougou, pierre angulaire du développement de la mission

En septembre 1898, la conquête du Soudan français était achevée en théorie. Mais le processus d’occupation des espaces conquis soulevait ici et là des résistances parfois farouches. La France disloque le Soudan et crée trois territoires militaires dont les chefs-lieux sont Tombouctou (pour le 1er territoire), Bobo-Dioulasso (pour le 2e) et Zinder (pour le 3e). L’administration militaire avait besoin de collaborateurs qui utilisent, contrairement à la méthode forte des soldats, l’approche plus souple de la persuasion. Le missionnaire se révélait être cet auxiliaire précieux qui a le sens du doigté et qui rassure par sa souplesse à l’égard des populations. Cependant les missionnaires poursuivant l’objectif de l’évangélisation souhaitaient avoir une certaine autonomie vis-à-vis de l’administration coloniale.

Le 4 avril 1901, Mgr Hacquard meurt à Ségou, noyé dans les eaux du fleuve Niger où il se baignait dans la soirée. Il aura assuré la fondation de Koupéla, mais ne verra jamais celle de Ouagadougou dont il avait tant rêvé.

Le décret pontifical du 16 mai 1901, réorganisant les territoires ecclésiastiques confie aux Missions Africaines de Lyon toute la région du Nord-Dahomey, y compris le pays gourmantché. Les Pères de Kouandé en pays bariba et de Fada N’Gourma durent alors se replier sur Ouagadougou, où ils fondèrent le 25 juin un nouveau poste de mission avec l’appui actif de l’administration militaire. De Bobo-Dioulasso, le colonel Milliard, commandant du Deuxième Territoire militaire, adressa un message de bienvenue aux Pères récemment arrivés à Ouagadougou, dans sa circonscription administrative, et recommanda au capitaine Émile Rueff, nouveau résident du Moogo, de « prêter aide et appui à ces missionnaires français », dont le dévouement à la France avait été reconnu dans le Sud-Algérien et au Soudan. Très favorable aux missionnaires qui contribuent au développement de l’influence française, le colonel Milliard donna aussi des instructions au capitaine Rueff de mobiliser de la main-d’œuvre pour construire leur logement. Afin d’éviter les tensions avec l’administration et toute confusion entre autorités civiles et missionnaires, le Père administrateur du vicariat après le décès de Mgr Hacquard, conseilla au Père Guillaume Templier, supérieur de la mission de Ouagadougou, d’installer celle-ci loin de la résidence administrative.

Les autorités militaires ne se limitèrent pas à soutenir l’implantation matérielle de la mission à Ouagadougou. Considérant les missionnaires comme de précieux relais de l’influence française, elles jugèrent opportun de leur confier l’enseignement. Peu après leur installation, le capitaine Rueff réunit 25 élèves, qu’il confie aux Pères pour assurer leur instruction : l’école des Pères Blancs naissait ainsi à Ouagadougou. En 1902, ceux-ci ouvrirent également un orphelinat, qui accueillit aussitôt six enfants d’esclaves affranchis par l’administration. Au-delà de l’enseignement, la mission fut associée à Koupéla à la gestion administrative et judiciaire ainsi qu’au maintien de l’ordre. Ces responsabilités renforcèrent progressivement l’influence missionnaire, au point de susciter bientôt l’irritation des autorités militaires.

Toutefois, après la loi de séparation des Églises et de l’État, l’administration confisque les écoles et interdit aux Pères de créer de nouveaux postes de mission. Les Pères blancs ne purent rouvrir les écoles catholiques qu’en 1939 ! Une inspection est du reste commanditée dès 1906 pour déterminer le niveau d’influence des missions afin de l’endiguer (Audouin 1982). Mgr Hippolyte Bazin, successeur de Mgr Hacquard, est plus porté vers la dénonciation du laïcisme et de l’anticléricalisme des administrateurs coloniaux que d’engager un dialogue en vue d’atténuer l’application rigoureuse des mesures de la laïcité, surtout que Gambetta, président du Conseil, avait averti que l’anticléricalisme n’était point un article d’exportation (Benoist 1987). Il fallut attendre 1912 pour que son successeur Mgr Lemaître engage le dialogue avec l’administration du Haut-Sénégal-Niger afin d’obtenir l’autorisation d’établir d’autres missions à Réo (1912) à Bondokouy et Toma (1913) et Manga (1919).

Pour développer leur mission, les Pères blancs du Moogo appliquèrent la stratégie préconisée par leur fondateur, le cardinal Lavigerie : renforcer l’éducation de la jeunesse. Cette action devait à la fois soutenir la mission civilisatrice de la France, rapprocher les missionnaires de l’administration coloniale et préparer l’avenir chrétien du pays. Elle visait aussi à former les catéchistes nécessaires à la diffusion du christianisme dans la société. L’objectif était de convertir d’abord les élites traditionnelles afin d’entraîner ensuite l’ensemble de la population. Dans cette perspective, Lavigerie avait recommandé de « gagner l’esprit des chefs ». Au Moogo, où leur autorité était importante, cette stratégie paraissait particulièrement prometteuse. Elle se révéla toutefois peu efficace, contrairement au Rwanda où sa mise en application par Mgr Classe fut un franc succès. Selon Lavigerie, rallier les détenteurs du pouvoir traditionnel devait permettre d’atteindre la population dans son ensemble.

Sous l’impulsion du Père Guillaume Templier puis, à partir de 1906, du Père Joanny Thévénoud, les missionnaires étendirent leur action dans un rayon de 10 à 12 kilomètres autour de Ouagadougou. Ils assuraient cinquante séances de catéchisme par semaine et visitaient environ vingt villages sur une soixantaine (Audouin 1975). L’arrivée des Sœurs blanches en 1912 permit de développer les œuvres sanitaires et éducatives (à partir de 1939), ainsi que l’encadrement des femmes grâce à l’apprentissage de métiers tels que le tissage, la couture, la filature et la vannerie, etc.

En 1921, le vicariat du Soudan né de la séparation avec le vicariat du Sahara en 1901, est à son tour divisé en deux entités : le vicariat de Bamako, dirigé par Mgr Sauvant et celui de Ouagadougou, confié à Mgr Thévénoud. Cette réorganisation marqua le début de l’essor de la mission catholique en Haute-Volta devenue Burkina Faso.

Magloire Somé

Professeur d’histoire contemporaine

Université Joseph Ki-Zerbo

Source: LeFaso.net